ACMV | Table des matières et résumés
CVMA-ACMV

Table des matières et résumésjanvier 2021, Vol. 85, No. 1

Articles

Nasal bacterial microbiota during an outbreak of equine herpesvirus 1 at a farm in southern Ontario

Diego E. Gomez, Luis G. Arroyo, Brandon Lillie, J. Scott Weese (page 3)

L’objectif de cette étude était d’étudier le microbiote bactérien nasal de chevaux sains et de chevaux infectés par l’herpèsvirus équin 1 (EHV-1). Le microbiote bactérien nasal de 10 chevaux infectés par l’EHV-1 et de 11 chevaux témoins d’une ferme ayant subi une épidémie a été caractérisé à l’aide de la plate-forme Illumina MiSeq ciblant la région V4 du gène de l’ARN ribosomal 16S. Le microbiote bactérien nasal des chevaux sains et des chevaux EHV-1 était significativement différent dans l’appartenance et la structure de la communauté. Les chevaux excrétant l’EHV-1 avaient une richesse bactérienne (P = 0,002), une régularité (P = 0,008) et une diversité (P = 0,026) plus faibles que les chevaux en bonne santé. Les chevaux en bonne santé avaient une abondance relative plus élevée de Firmicutes et de Bacteroidetes, mais moins de Protéobactéries que les chevaux avec EHV-1 (P < 0,05). Cette étude fournit la base pour générer des hypothèses et des investigations sur le rôle des interactions bactériennes-virales dans la santé et les maladies des chevaux adultes.

Description of the bacterial microbiota of anal sacs in healthy dogs

Camylle C Bergeron, Marcio C. Costa, Lucilene B. de Souza, Frédéric Sauvé (page 12)

L’objectif de la présente étude était de caractériser le microbiote bactérien des sacs anaux de chiens en santé en utilisant le séquençage d’ADN à haut débit. Des écouvillons ont été utilisés pour échantillonner le rectum et les sécrétions provenant de chaque sac anal chez 15 chiens en santé. L’ADN a été extrait des écouvillons et la région hypervariable V4 du gène codant pour l’ARN ribosomique 16S a été amplifiée et séquencée avec Illumina MiSeq. En tout, 14 phyla bactériens différents ont été identifiés dans les sacs anaux droit et gauche et le rectum, les cinq principaux étant Firmicutes, Bacteroidetes, Proteobacteria, Actinobacteria et Fusobacteria. Le microbiote bactérien du rectum avait une diversité et une richesse plus importantes que le microbiote bactérien des deux sacs anaux. L’appartenance à la communauté et sa structure différaient significativement entre le rectum et les sacs anaux, mais pas entre le sac anal droit et le sac anal gauche. Cette étude a démontré que la diversité et la richesse du microbiote bactérien des sacs anaux chez le chien sont plus importantes que ce qui a été rapportées dans les études précédentes avec des cultures. En conclusion, le microbiote bactérien des sacs anaux chez le chien varie d’un individu à l’autre et diffère de celui du rectum.

Incidence of Shiga toxin-producing Escherichia coli in diarrheic calves and its susceptibility profile to antimicrobials and Eugenia uniflora L.

Marcelo F.G. Boriollo, Bianca S. Moreira, Mateus C. Oliveira, Taiane O. Santos, Luciana R.A. Rufino, Nelma M.S. Oliveira (page 18)

Le but de cette étude était d’évaluer la présence d’Escherichia coli (STEC) productrices de Shiga toxine (stx) chez les veaux nouveau-nés diarrhéiques, ainsi que le profil de résistance de ce microorganisme aux antimicrobiens couramment utilisés en thérapie vétérinaire. Le profil antimicrobien d’Eugenia uniflora contre les isolats cliniques d’E. coli a également été analysé. Des échantillons de la muqueuse de la jonction recto-anale ont été étudiés en utilisant un milieu chromogène et l’identification d’E. coli a été effectuée à l’aide de méthodes microbiologiques (coloration de Gram, test à l’indole, test au rouge de méthyle, test de Voges-Proskauer, test de citrate, test d’uréase et production de sulfure d’hydrogène). Les gènes stx1 et stx2 correspondant au pathotype STEC ont été évalués en utilisant la réaction en chaîne par polymérase et l’électrophorèse. Le profil de sensibilité aux agents antimicrobiens couramment utilisés dans la pratique thérapeutique vétérinaire et l’effet antimicrobien de l’extrait hydroalcoolique lyophilisé de feuilles d’E. uniflora L. contre les isolats cliniques d’E. coli ont été évalués par des méthodes de diffusion en disque et de microdilution. Des E. coli positifs à la Shiga toxine ont été identifiés chez 45 % des veaux nouveau-nés diarrhéiques (stx1 = 23,2 %, stx2 = 4,0 %, stx1 + stx2 = 18,2 %). La fréquence des E. coli stx-positifs dans la population bactérienne était égale à 17,0 % (168/990 isolats cliniques) : 97 (9,8 %) E. coli positifs pour stx1, 12 (1,2 %) E. coli positifs pour stx2, et 59 isolats d’E. coli positifs pour stx1 + stx2 (6,0 %). Tous les E. coli stx positifs analysés ont montré une résistance à plusieurs médicaments, à savoir de 4 à 10 antimicrobiens par isolat clinique (streptomycine, tétracycline, céphalothine, ampicilline, sulfaméthoxazole + triméthoprime, nitrofurantoïne et acide nalidixique, ciprofloxacine, gentamicine et chloramphénicol). Des mesures de gestion efficaces devraient être mises en œuvre, y compris une surveillance clinique et de laboratoire, afin de promouvoir la santé et le bien-être des animaux et des travailleurs, de prévenir et de contrôler la propagation des maladies et de garantir un traitement efficace des maladies infectieuses. Les feuilles d’E. uniflora L. ont montré une inhibition de la croissance microbienne basée sur le diamètre des zones, allant de 7,9 à 8,0 mm et de 9,9 à 10,1 mm pour des concentrations de 50 et 150 mg/mL, respectivement. Cette plante a montré une action bactériostatique et une concentration inhibitrice minimale de 12,5 mg/mL pour tous les isolats cliniques. Ses effets cliniques ou synergiques avec les agents antimicrobiens doivent être déterminés à partir d’essais cliniques et précliniques.

Antimicrobial resistance and recovery of Salmonella, Campylobacter, and Escherichia coli from chicken egg layer flocks in Canadian sentinel surveillance sites using 2 types of sample matrices

Agnes Agunos, Sheryl P. Gow, David F. Léger, Logan Flockhart, Danielle Daignault, Andrea Desruisseau, Erin Zabek, Frank Pollari, Richard J. Reid-Smith (page 27)

Les œufs sont importants pour l’alimentation des Canadiens. Ce produit est l’un des produits soumis à la gestion de l’offre au Canada, mais contrairement à d’autres produits, où les risques pour la salubrité des aliments sont largement étudiés et signalés, des informations sur la prévalence des organismes entériques (p. ex. Salmonella, Campylobacter) et la résistance aux antimicrobiens (RAM) chez les pondeuses au Canada sont limitées. Cette étude a été menée pour déterminer la prévalence de certaines bactéries et les patrons de résistance aux antimicrobiens associés dans les troupeaux de pondeuses en utilisant deux matrices d’échantillons. Les fermes étaient situées au sein de FoodNet Canada et des sites sentinelles (SS) du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens. Des échantillons de matières fécales (Ontario : ONSS1a, ONSS1b) et des éponges environnementales (Colombie-Britannique : BCSS2a) ont été prélevés. La prévalence de Salmonella était de 29 % et 8 % pour ONSS1a et ONSS1b, respectivement, et de 7 % pour BCSS2a. Salmonella Kentucky et S. Livingstone étaient les sérotypes les plus fréquemment isolés et aucun S. Enteritidis n’a été détecté. Campylobacter n’a pas été détecté dans les éponges de la Colombie-Britannique, mais a été isolé de 89 % et 53 % des échantillons de matières fécales de l’Ontario (ONSS1a et ONSS1b, respectivement). Sept C. jejuni de l’Ontario étaient résistants à la ciprofloxacine. La prévalence d’Escherichia coli était élevée dans les deux types d’échantillons (98 %). Dans l’ensemble, la résistance à la tétracycline chez E. coli variait de 26 % à 69 %. La résistance au ceftiofur (n = 2 isolats) et à la gentamicine (n = 2) était relativement faible. Divers profils de résistance (à l’exclusion des isolats sensibles) ont été observés chez E. coli en Ontario (10 profils) et en Colombie-Britannique (14 profils). Cette étude a révélé que les échantillons fécaux sont plus informatifs pour la surveillance au niveau de la ferme de la prévalence des agents pathogènes et de la résistance aux antimicrobiens. Sans validation supplémentaire, les éponge sont limitées dans leur utilité pour la détection de Campylobacter et donc pour la surveillance en santé publique.

Evaluation of metallothionein and Ki-67 expression in chronic cholangiohepatitis in cats

Divya Jose, Andrew L. Allen, Barry Blakley, Ahmad Al-Dissi (page 36)

La cholangiohépatite chronique (CCH) est une affection pathologique courante chez les chats avec un pronostic réservé et une étiologie inconnue. Récemment, en médecine humaine, il y a eu un intérêt accru pour l’amélioration des mécanismes de défense hépatique en tant que stratégie de traitement efficace pour contrôler les maladies du foie qui ont un mauvais pronostic. La métallothionéine (MT) est une protéine omniprésente, qui a été largement étudiée pour son rôle dans la défense du foie par la détoxification des métaux lourds, la neutralisation des espèces réactives de l’oxygène et la régénération du foie. Dans cette étude, l’immunohistochimie a été utilisée pour évaluer le rôle de la MT dans la CCH et la régénération hépatocellulaire chez 34 chats diagnostiqués histologiquement avec cette condition en évaluant la corrélation entre l’expression hépatocellulaire de la MT et du Ki-67 (marqueur de la prolifération cellulaire) avec les paramètres histologiques de la CCH, comme l’inflammation, la fibrose et la prolifération des voies biliaires. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du test de corrélation de rang de Spearman. Une corrélation positive significative a été observée entre l’inflammation et le nombre d’hépatocytes MT-positifs (r = 0,36, P = 0,03) et l’intensité de marquage MT (r = 0,37, P = 0,03). Dans 16 des 34 cas (47 %), l’intensité du marquage MT était prononcée vers la zone centrolobulaire et très faible ou absente vers la zone porte. Les résultats suggèrent que la MT est induite dans le foie pendant les états inflammatoires chroniques, ce qui pourrait être supposé comme un mécanisme de défense de l’hôte pour protéger le foie contre les lésions hépatiques induites par l’inflammation. Les interventions thérapeutiques utilisant la MT peuvent donc avoir un effet positif sur les chats atteints de cholangiohépatite chronique.

Changes in serum protein electrophoresis profiles and acute phase proteins in calves with diarrhea

Kyoung-Seong Choi, Jin-Hee Kang, Hyung-Chul Cho, Do-Hyeon Yu, Jinho Park (page 45)

La diarrhée des veaux entraîne des pertes économiques substantielles dans l’industrie de l’élevage dans le monde entier en raison des coûts des traitements médicaux, du retard de croissance et même de la mort. L’objectif de cette étude était d’étudier les changements dans les profils des protéines sériques et les protéines de la phase aiguë chez les veaux souffrant de diarrhée et d’identifier l’association entre ces changements et la diarrhée. Un total de 185 veaux de boucherie coréens ont été utilisés et répartis en trois groupes par âge : 1 à 10 jours (n = 46), 11 à 20 jours (n = 65) et 21 à 30 jours (n = 74). Des échantillons de sang et de matières fécales ont été prélevés sur chaque veau. Les concentrations sériques de protéines totales, les fractions protéiques (albumine, α1-globuline, α2-globuline, β-globuline et γ-globuline), d’haptoglobine (Hp) et d’amyloïde sérique A (SAA) ont été analysées. Par rapport aux veaux sans diarrhée, les veaux souffrant de diarrhée avaient des concentrations d’albumine significativement plus faibles à 11 à 20 jours et 21 à 30 jours d’âge (P = 0,017 et P = 0,000, respectivement) et des fractions d’α1-globuline significativement plus élevées à 21 à 30 jours d’âge (P = 0,01). Il est intéressant de noter que les fractions d’α2-globuline étaient significativement plus élevées chez les veaux diarrhéiques de tous les groupes d’âge, tandis que les fractions de γ-globuline étaient significativement plus faibles chez les veaux souffrant de diarrhée âgés de 1 à 10 jours, par rapport aux animaux témoins. Chez les veaux souffrant de diarrhée, la concentration de Hp était significativement plus élevée, tandis que les niveaux de SAA n’étaient pas différents entre les veaux normaux et diarrhéiques. De plus, une corrélation positive a été trouvée entre l’α2-globuline et Hp (P = 0,0004). Pris ensemble, ces résultats fournissent des informations utiles sur l’utilisation des profils de protéines sériques et de Hp comme marqueurs pronostiques et diagnostiques de l’état de santé des animaux.

An initial genome-wide investigation of protein-losing enteropathy in Gordon setters: Exploratory observations

Elle K. Donnini, Muhammed Walugembe, Max F. Rothschild, Albert E. Jergens, Karin Allenspach (page 51)

L’objectif de cette étude préliminaire était d’identifier les régions génomiques susceptibles de prédisposer les chiens Gordon setter du Royaume-Uni à l’entéropathie familiale de perte de protéines (PLE) à un jeune âge. Un total de 106 Gordon setter apparentés a été utilisé, dont six chiens affectés d’une portée affectée, six cas témoins de la même portée, 10 chiens apparentés/affectés et 84 chiens apparentés/non affectés. L’ADN génomique a été obtenu à partir de chaque Gordon setter et extrait des écouvillons de la muqueuse buccale. Le génotypage des chiens affectés et non affectés a été effectué à l’aide de la matrice SNP Canine Illumina HD et les données générées ont été analysées avec le logiciel PLINK, en utilisant des méthodes d’indice de fixation (Fst) et d’homozygotie (ROH). Des analyses Fst par paires entre les chiens Gordon setter affectés et non affectés ont identifié diverses régions de différenciation sur les chromosomes 10, 18, 21 et 23 qui contenaient plusieurs gènes importants. Ces régions ont révélé cinq gènes candidats, dont RARB, TTC7A, SOCS5, PIGF et RHOD, qui sont associés à la maladie inflammatoire de l’intestin (IBD) humaine et pourraient potentiellement être associés à la PLE chez les Gordon setter. Les analyses d’homozygotie (ROH) ont révélé des régions uniques supplémentaires sur les chromosomes 15 et 17. Ces régions contenaient les gènes SYT1, UCN et FNDC qui pourraient également être des candidats potentiels pour la PLE chez les Gordon setter. Les fonctions biologiques des gènes identifiés ont fourni un aperçu initial de la physiopathologie de la PLE. D’autres études à grande échelle sont nécessaires pour étudier la causalité possible de ces régions génomiques et tous les marqueurs génétiques possibles qui pourraient être utilisés pour prédire la sensibilité au syndrome PLE.

Treatment of naturally occurring asthma with inhaled fluticasone or oral prednisolone: A randomized pilot trial

Michael Verschoor-Kirss, Elizabeth A. Rozanski, Claire R. Sharp, Trisha J. Oura, Ashley Egan, Perry Bain, Joyce Knoll (page 61)

L’objectif de l’étude était de comparer le traitement de l’asthme félin avec des glucocorticoïdes inhalés et administrés par voie entérale. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les résultats de tests d’allergies de chats atteints d’asthme félin et de quantifier l’effet d’un glucocorticoïde inhalé (fluticasone) sur l’homéostasie du glucose. Neuf chats atteints d’asthme félin ont été recrutés selon les signes cliniques, les trouvailles radiographiques et les évaluations cytologiques des voies aériennes (éosinophilie). Les chats ont été randomisés. Quatre chats ont été traités avec des glucocorticoïdes par voie entérale et cinq chats avec des glucocorticoïdes inhalés dont les 7 premiers jours ont été associés à l’administration de glucocorticoïdes par voie orale. Les chats ont initialement été évalués au moment du recrutement et puis à huit semaines avec des radiographies thoraciques, lavage bronchoalvéolaire, tests de fonction pulmonaire et dosage de la fructosamine. Des tests sériques d’allergènes ont également été évalués. Tous les chats ont eu une résolution des signes cliniques après le traitement et avaient une amélioration significative du compte éosinophilique du LBA. Aucune amélioration des lésions radiographiques suivant le traitement soit inhalé ou entéral n’a été observée. Seuls les glucocorticoïdes entéraux ont causés une diminution de la résistance des voies respiratoires. Toutefois les chats du groupe de traitement de glucocorticoïdes inhalés avaient, avant l’initiation du traitement, une résistance pulmonaire plus importante. Les niveaux de fructosamine n’ont pas changé significativement, et ce dans les deux groupes de traitement. 50 % des chats ont testé positif pour des anticorps IgE contre des allergènes inhalés communs. L’asthme est une entité clinique hétérogène; les chats ont individuellement bien répondu autant au traitement inhalé qu’au traitement entéral. L’étude des potentielles causes sous-jacente et des différentes options thérapeutiques sont recommandées dans une population plus grande de chats.


Communication Brève

Analysis of gene expression of prostaglandin EP4 receptor in canine osteosarcoma

Margaret L. Musser, Austin K. Viall, Rachel L. Phillips, Jesse M. Hostetter, Chad M. Johannes (page 68)

Dans de nombreux cancers humains, l’expression du récepteur des prostaglandines EP4 (EP4R) est associée au développement d’une malignité et à un mauvais pronostic. L’expression d’EP4R n’a pas encore été évaluée dans les tumeurs canines. L’objectif de cette étude était de caractériser l’expression de l’ARN messager (ARNm) de l’EP4R dans l’ostéosarcome canin (OSA). L’expression génique de l’EP4R a été évaluée en utilisant l’hybridation in situ d’ARN (RNAscope). Dans tous les échantillons canins OSA évalués, une forte expression positive généralisée d’EP4R a été identifiée. L’expression génique était significativement plus élevée dans les échantillons de tissus OSA que dans l’os normal du cornet nasal, ce qui impliquait peut-être EP4R dans la pathogenèse de l’OSA canin.

Changes in mRNA of immune factors expressed by milk somatic cells of Holstein cows with hypocalcemia after calving

Hiromichi Ohtsuka, Misa Ohsawa, Kenji Murakami, Ryo Murata, Toshihide Kato, Motoshi Tajima (page 72)

Dans la présente étude les modifications des facteurs immunitaires exprimées par les cellules somatiques du lait de vaches Holstein présentant une hypocalcémie après le vêlage ont été examinées. Quatorze vaches Holstein multipares après leur 3e ou 4e vêlage provenant d’une ferme ont été utilisées. Les vaches ont été réparties en deux groupes : sept vaches nécessitant un traitement en raison de l’apparition d’une hypocalcémie (groupe hypocalcémie; âge = 5,53 ± 0,27 ans, parité = 3,14 ± 0,14) et sept vaches sans problème de santé (groupe témoin; âge = 5,88 ± 0,31 ans, parité = 3,57 ± 0,26). Des échantillons de lait ont été prélevés de manière aseptique à l’aide d’une canule et l’ARNm des facteurs immunitaires exprimés par les cellules somatiques du lait a été analysé. Des échantillons de lait (50 mL) ont été prélevés dans la glande mammaire arrière droite des vaches avant la traite au jour 1 et aux semaines 1, 2, 4 et 8 après le vêlage. Tous les échantillons de lait ont montré une réaction négative au California Mastitis Test. Les niveaux relatifs d’interleukine (IL)-6 et de cathélicidine dans le groupe hypocalcémie étaient inférieurs à ceux du groupe témoin au cours des semaines 1 à 8. Une différence significative des taux relatifs d’IL-6 a été observée à la semaine 4 (P < 0,05). Ces résultats suggèrent que les taux d’IL-6 exprimés par les cellules somatiques du lait peuvent être affectés par l’hypocalcémie chez les vaches laitières.

Experimental evaluation of Mycoplasma hyopneumoniae bacterin against a Korean M. hyopneumoniae challenge

SooHwan Kim, Taehwan Oh, Siyeon Yang, Hyejean Cho, Chanhee Chae (page 77)

L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité d’une nouvelle bactérine de Mycoplasma hyopneumoniae contre une infection défi avec une souche coréenne de M. hyopneumoniae dans des conditions expérimentales. Quinze porcs ont été répartis au hasard en trois groupes (5 porcs par groupe) qui ont été désignés de l’une des trois façons suivantes : vaccinés-infectés, non vaccinés-infectés, non vaccinés-non infectés. Les porcs du groupe vacciné-infectés ont été immunisés avec 1,0 mL d’une bactérine à cellules entières de M. hyopneumoniae à 21 jours d’âge. A l’âge de 42 jours (0 jour après la provocation), les porcs dans les groupes vaccinés-infectés et non vaccinés-infectés ont été inoculés par voie intranasale avec une souche coréenne de M. hyopneumoniae. Les porcs vaccinés-infectés ont manifesté une forte immunité à médiation cellulaire telle que mesurée par les cellules sécrétant l’interféron-γ spécifique à M. hyopneumoniae par rapport aux porcs non vaccinés-infectés. La vaccination des porcs avec cette nouvelle bactérine de M. hyopneumoniae a réduit l’excrétion nasale et les lésions pulmonaires. Le vaccin évalué a donc été considéré comme efficace pour maitriser l’infection à M. hyopneumoniae.