ACMV | Table des matières et résumés
CVMA-ACMV

Table des matières et résumésjuillet 2020, Vol. 84, No. 3

Articles

Infection of calves with in-vivo passaged bovine parainfluenza-3 virus, alone or in combination with bovine respiratory syncytial virus and bovine coronavirus

John Ellis, Nathan Erickson, Sheryl Gow, Keith West, Stacey Lacoste, Dale Godson (page 163)

Le complexe des maladies respiratoires bovines possède une étiologie complexe et implique habituellement une co-infection par plusieurs agents, incluant le virus parainfluenza bovin 3 (BPIV-3), le virus respiratoire syncitial bovin (BRSV) et le coronavirus bovin (BCoV). Traditionnellement, les vaccins ont été testés chez des veaux séronégatifs infectés avec un seul agent cultivé in vitro, présentant souvent peu de maladie, résultant en des sujets non-vaccinés. Afin de contrecarrer le problème potentiel d’atténuation associé à la culture in vitro des virus, des cocktails d’isolats de champs de BPIV-3 et de BCoV furent passés dans des poumons de veaux nouveau-nés privés de colostrum. Les liquides de lavage pulmonaire furent utilisés comme inoculum, seul et en combinaison avec des BRSV passés in vivo, et aérosolisés dans une remorque contenant des veaux Holstein sevrés élevés de manière conventionnelle âgés de 9 semaines ayant des anticorps maternels en déclin mais toujours mesurables. Les veaux ont développé une maladie respiratoire aiguë de sévérité variable. Lors de la nécropsie, il y avait des lésions macroscopiques et histologiques caractéristiques dans le tractus respiratoire, associées immuno-histochimiquement avec BPIV-3, BRSV et BCoV. Le passage in vivo de virus est une alternative à la culture in vitro afin de produire un inoculum permettant de mieux étudier la pathogénie de l’infection et d’évaluer plus rigoureusement et plus pertinemment l’efficacité de vaccins.

A modified-live porcine reproductive and respiratory syndrome virus (PRRSV) vaccine protects late-term pregnancy gilts against a heterologous PRRSV-2 challenge

Siyeon Yang, Ikjae Kang, Hyejean Cho, Taehwan Oh, Kee Hwan Park, Kyung-Duk Min, Chanhee Chae (page 172)

L’objectif de la présente étude était d’évaluer dans des conditions expérimentales l’efficacité d’un vaccin à virus vivant modifié (MLV) du virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (PRRSV) contre une infection défi avec un PRRSV-2 hétérologue chez des cochettes en fin de gestation. Dix-huit cochettes furent assignées de manière aléatoire à un des groupes suivants : vaccinées-infectées, non-vaccinées-infectées et non-vaccinées-non-infectées (n = 6 cochettes par groupe). Les cochettes gestantes dans les groupes vaccinées-infectées et non-vaccinées-non-infectées furent en mesure de mener leur gestation à terme et ont mis-bas après 114 à 115 jours de gestation. À l’opposé, les cochettes gestantes du groupe (témoin) non-vaccinées-infectées ne se sont pas rendues à terme et ont mis-bas plus tôt, après 104 à 108 jours de gestation. Les cochettes gestantes vaccinées avec le vaccin PRRSV-2 MLV ont montré une réduction de la virémie à PRRSV-2. Au moment de l’infection-défi avec le PRRSV-2, les cochettes vaccinées avaient des titres relativement bas d’anticorps neutralisants (titre ≤ 1:16), alors que le nombre de cellules secrétant de l’interféron-γ (IFN-γ-SC) était constamment à des niveaux de protection (IFN-γ-SC, ≥ 150 par million). L’induction de l’immunité à médiation cellulaire, telle que mesurée par l’IFN-γ-SC spécifique à PRRSV-2, corrélait avec une réduction de la virémie à PRRSV-2. La durée de l’immunité était d’un minimum de 19 sem. Pris dans son ensemble, les résultats présentés ici suggèrent que la vaccination des cochettes avec un vaccin PRRSV-2 MLV peut protéger contre une infection-défi avec un PRRSV-2 hétérologue et améliorer les performances de reproduction des cochettes en fin de gestation.

Prevalence of feline herpesvirus-1, feline calicivirus, Chlamydia felis, and Bordetella bronchiseptica in a population of shelter cats on Prince Edward Island

Julie Walter, Peter Foley, Carmencita Yason, Raphael Vanderstichel, Anne Muckle (page 181)

La prévalence des agents causals de maladies du tractus respiratoire supérieur félin (URTD) a été préalablement documentée dans plusieurs régions du monde mais n’a pas encore été rapportée dans l’est du Canada. Les objectifs de la présente étude étaient de déterminer la prévalence d’herpès virus félin-1 (FHV-1), du calicivirus félin (FCV), de Chlamydia felis et de Bordetella bronchiseptica dans une population de chats de refuge de l’Île-du-Prince-Édouard, Canada avec des signes cliniques reliés au URTD; de comparer la prévalence de FHV-1 et FCV telle que détecter par réaction d’amplification en chaîne par la polymérase (PCR) et l’isolement viral (VI) dans ces populations; et finalement, déterminer si des facteurs, tels que les co-infections, la période de l’année, le statut concomitant positif pour le virus de la leucémie féline (FeLV) ou le virus de l’immunodéficience féline (FIV) ou les signes cliniques étaient associés avec la prévalence d’un agent pathogène en particulier. Des écouvillons de la conjonctive, de la muqueuse nasale et de l’oropharynx furent obtenus de 82 chats avec des signes cliniques compatibles avec URTD. Les échantillons étaient regroupés dans un milieu de transport et la PCR utilisée pour détecter FHV-1, FCV et C. felis et l’isolement viral fut également utilisé pour détecter FHV-1 et FCV. Un écouvillon séparé fut soumis pour culture bactérienne aérobie afin de détecter B. bronchiseptica. Le FHV-1 était le plus prévalent dans cette population, suivi par C. felis, B. bronchiseptica et FCV. Des quatre chats qui étaient positifs pour B. bronchiseptica, trois étaient positifs également pour FHV-1. Tous les isolats de B. bronchiseptica obtenus étaient résistants au céfovecin. La prévalence de FHV-1 était à son plus bas en automne (P < 0,001 pour les saisons) et était associée positivement avec la présence d’écoulement nasal (P = 0,018) et de la toux (P = 0,043).

Effects of the monoacylglycerol lipase inhibitor JZL184 on chickens infected with avian pathogenic Escherichia coli O78: A preliminary pharmacokinetic and infection study

Cherry P. Ho, Abdolsamad Borazjani, Matthew K. Ross, Chinling Wang (page 189)

Le système de l’endocannabinoïde (eCB) module le degré de blessure causé par une inflammation, tout en augmentant l’activité des phagocytes qui favorise la résolution de l’inflammation et la réparation tissulaire. Des études in vitro avec l’inhibiteur de la monoacylglycérol lipase (MAGL) JZL184 suggèrent qu’une augmentation du signal d’eCB pourrait augmenter la capacité du système immunitaire de l’hôte à éliminer les agents pathogènes envahisseurs. Bien que les effets neurochimiques du JZL184 sur le système eCB des rongeurs est bien connu, ses effets immuno-régulateurs sont moins clairs, spécialement chez les poulets. L’objectif primaire de la présente étude était d’explorer si une modulation du système eCB affecte les réponses immunitaires des poulets. Pour se faire, nous avons administré JZL184 [10 et 40 mg/kg de poids corporel (BW), par injection intrapéritonéale] à des poulets avant une infection défi avec l’agent pathogène aviaire Escherichia coli (APEC) O78. Des bactéries furent isolées du foie, du sang, des sacs aériens et du cœur à 8, 28 et 56 h post-infection et les lésions macroscopiques dans les sacs aériens, le foie et le cœur furent également examinées. Les niveaux sériques de JZL184 furent quantifiés par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS), qui indiqua que le médicament était distribué systémiquement. Le nombre d’oiseaux positifs pour aérosacculite après infection par APEC O78 était légèrement plus élevé dans le groupe traité avec JZL184 que dans le groupe témoin (P = 0,064). Plutôt que d’augmenter les mécanismes de défense de l’hôte et d’améliorer l’élimination de l’agent pathogène, ces résultats suggèrent que JZL184 pourrait avoir des effets immunosuppresseurs qui ont exacerbé l’infection par APEC O78 chez les poulets.

Use of serum amyloid A in serum and synovial fluid to detect eradication of infection in experimental septic arthritis in horses

Seiji Yoshimura, Roman V. Koziy, Ryan Dickinson, Igor Moshynskyy, Joscelyn A. McKenzie, Elemir Simko, José L. Bracamonte (page 198)

Bien que l’amyloïde sérique (SAA) fut étudiée comme marqueur potentiel pour l’arthrite septique chez les chevaux, aucune étude n’a rapporté si SAA peut être utilisée pour détecter l’élimination d’une infection articulaire. Ainsi, l’objectif de la présente étude était d’examiner si l’élimination d’une infection articulaire lors d’arthrite septique induite expérimentalement chez les chevaux peut être détectée en utilisant la SAA du sérum et du liquide synovial. Un total de 17 chevaux fut réparti de manière aléatoire en trois groupes. Une articulation carpienne médiale de chaque cheval fut injectée avec de la saline (groupe témoin, n = 3), du lipopolysaccharide (LPS) (groupe synovite non-septique, n = 6) ou Escherichia coli (groupe arthrite septique, n = 8) au jour 0. En débutant au jour 1, les chevaux furent soumis à un traitement pour arthrite septique. Des échantillons séquentiels de sérum et de liquide synovial furent prélevés et la quantification de SAA effectuée. Les concentrations de SAA dans le sérum et le liquide synovial furent comparées parmi les groupes et à différents temps. Une étude concomitante était menée et a déterminé que l’infection était éliminée au jour 4 dans ce modèle expérimental d’arthrite septique. Les concentrations de SAA dans le sérum et le liquide synovial ont rapidement augmenté après l’inoculation d’E. coli et étaient maximales au jour 3 et au jour 4, respectivement. Par la suite, les concentrations de SAA du sérum et du liquide synovial ont diminué avec l’élimination de l’infection articulaire, bien qu’elles soient demeurées augmentées significativement par rapport au seuil de base jusqu’au jour 9 et jour 10, respectivement. Les concentrations de SAA du sérum et du liquide synovial n’ont pas augmenté dans les groupes témoin et synovite non-septique. Ces résultats suggèrent que des mesures en série plutôt qu’une mesure unique de SAA sont requises pour déterminer l’élimination de l’infection lors d’arthrite septique chez les chevaux.

Effect of position on transdiaphragmatic pressure and hemodynamic variables in anesthetized horses

Cori D. Youngblood, David S. Hodgson, Warren L. Beard, Yuqi Song, Punit Prakash, Lindsay V. Heflin (page 205)

Le décubitus affecte la mécanique respiratoire et l’oxygénation chez les chevaux anesthésiés. Les changements dans les pressions pleurales et abdominales qui peuvent affecter la ventilation n’ont pas été décrites dans tous les décubitus. L’objectif de la présente étude était de déterminer les effets du positionnement du patient sur la pression trans-diaphragmatique et une sélection de variables hémodynamiques. Des chevaux furent maintenus sous anesthésie intraveineuse générale totale avec supplémentation en oxygène par voie nasale. Des cathéters à ballon intra-nasal placés dans l’estomac et l’œsophage thoracique furent utilisés pour mesurer les pressions intrathoracique et gastrique chez des chevaux en position debout et des chevaux anesthésiés positionnés en décubitus latéral droit et gauche, en décubitus dorsal, en position renversée de Trendelenburg et en position de Trendelenburg. La pression trans-diaphragmatique fut calculée comme étant la différence entre les pressions gastrique et intrathoracique. Les mesures de saturation en oxygène (SpO2), du rythme cardiaque, des pressions artérielles systolique, diastolique et moyenne, ainsi que le rythme respiratoire furent obtenues à toutes les 5 minutes. Lors de la comparaison avec le décubitus dorsal, la pression expiratoire gastrique est diminuée dans la position debout. La pression thoracique expiratoire est diminuée en position debout et en position renversée de Trendelenburg. La pression expiratoire trans-diaphragmatique et la SpO2 sont diminuées en position Trendelenburg. Le rythme cardiaque est augmenté en position renversée de Trendelenburg. Les pressions artérielles systolique, diastolique et moyenne sont diminuées en position renversée de Trendelenburg et augmentées en décubitus latéral gauche et droit. Nous avons trouvé qu’il y avait de grandes variations dans les pressions respiratoires entre les chevaux et les positions et qu’elles ne sont pas prédictives de changements associés dans les variables hémodynamiques.

Efficacy of afoxolaner plus milbemycin oxime and afoxolaner alone as treatment for sarcoptic mange in naturally infested dogs

Camilo Romero-Núñez, Linda G. Bautista-Gómez, Galia Sheinberg, Alberto Martín-Cordero, Ariadna Flores-Ortega, Rafael Heredia-Cárdenas (page 212)

La gale sarcoptique est une maladie cutanée pruritique et contagieuse causée par un ectoparasite qui affecte les mammifères, incluant le chien domestique. L’objectif de la présente étude était d’évaluer et de comparer l’efficacité d’afoxolaner plus oxime de milbemycine (NexGard Spectra) et l’afoxolaner seul (NexGard) comme traitement pour la gale sarcoptique chez des chiens naturellement infestés. Un total de 142 chiens naturellement infestés avec Sarcoptes scabei furent évalués. Les chiens étaient diagnostiqués par examen microscopique de grattages cutanés. Les chiens furent divisés en deux groupes : 96 chiens furent traités avec un dosage combiné de 2,50 à 5,36 mg/kg de poids corporel (BW) d’afoxolaner et de 0,50 à 1,07 mg/kg BW d’oxime de milbemycine et 46 chiens furent traités avec 2,50 mg/kg BW d’afoxolaner seul. La présence ou l’absence de prurit et de lésions furent évaluées en utilisant une échelle analogue aux jours 7, 14 21, 28 et 56 après avoir reçu le traitement. Les données obtenues furent analysées à l’aide d’un test de t de Student (P ≤ 0,05). Le traitement unique avec de l’afloxolaner plus oxime de milbemycine a résulté en une réduction significative du prurit de 87,4 % au jour 28 après le traitement (P ≤ 0,05). Une résolution des lésions après le traitement était variable, avec une diminution significative (P ≤ 0,05) étant observée au cours des 14 premiers jours, bien que ce paramètre continua de s’améliorer jusqu’à la fin de l’étude au jour 28, alors qu’une diminution de 96 % fut observée. À la fin de cette étude, une dose unique de soit de l’afoxolaner seul ou une combinaison afoxolaner-oxime de milbemycie était efficace à réduire de manière significative les signes associés avec la galle sarcoptique durant une période d’évaluation de 56 jours.

A descriptive study of the histopathologic and biochemical liver test abnormalities in dogs with liver disease in Thailand

Sathidpak N. Assawarachan, Phudit Maneesaay, Naris Thengchaisri (page 217)

La présente étude vise à décrire les modifications biochimiques sériques et les anomalies histopathologiques dans le tissu hépatique de chiens avec des maladies du foie. Une analyse des lésions hépatiques fut menée en utilisant des biopsies à l’aiguille percutanées guidées par échographie. Les changements hématologiques et biochimiques chez les chiens avec des lésions hépatiques furent notés. L’hépatite chronique était la trouvaille histopathologique du foie la plus fréquente (37,9 %). D’autres trouvailles fréquentes incluaient la fibrose du foie (19,5 %), l’hépatopathie vacuolaire (10,3 %), la cholangio-hépatite (9,2 %), le carcinome hépatocellulaire (4,6 %), la cholangite (3,4 %), le cholangiocarcinome (2,3 %) et l’hépatopathie congestive (2,3 %). Une augmentation de plus du double de l’alanine aminotransférase sérique (ALT) était un indicateur utile, avec une sensibilité de 40 % à 65 % pour diagnostiquer toutes les pathologies du foie. Une augmentation de plus du double de la phosphatase alcaline sérique (ALP) sans augmentation significative d’ALT était utile pour diagnostiquer des maladies hépatiques avec des changements inflammatoires ou régressifs (sensibilité de 40 % à 50 %). Une augmentation d’ALT, d’ALP ou une combinaison d’ALT et d’ALP avait une sensibilité élevée jusqu’à 90 % à identifier les chiens avec une pathologie du foie. Les blessures hépatiques et les enzymes d’une cholestase devraient être interprétés conjointement avec l’histoire du patient, les signes cliniques et l’apparence échographique du foie avant d’effectuer une biopsie du foie.

Effect of timing of bisphosphonate administration on canine osteosarcoma cells undergoing radiation therapy

Katie Hoddinott, Michelle L. Oblak, Geoffrey A. Wood, Sarah Boston, Anthony J. Mutsaers (page 225)

Les effets de la radiothérapie peuvent être potentialisés en associant la radiothérapie à des thérapies secondaires. Cliniquement, la radiothérapie est associée aux bisphosphonates pour le traitement de l’ostéosarcome appendiculaire canin depuis des années. L’objectif de cette étude était de déterminer si le moment choisi pour l’administration de bisphosphonates en relation avec la radiothérapie altère la survie clonogénique ou la viabilité cellulaire de cellules d’ostéosarcome canin in vitro. Les cellules d’ostéosarcome canin ont été traitées avant l’administration d’un rayonnement, concomitant avec le rayonnement ou après l’administration d’un rayonnement. La réduction de la survie clonogénique a été identifiée lorsque les bisphosphonates étaient administrés post-irradiation par rapport à l’irradiation. Aucune différence significative n’a été identifiée pour la viabilité des cellules à aucun moment. Une étude plus approfondie des effets cellulaires des bisphosphonates sur les cellules d’ostéosarcome canin est justifiée. L’administration de bisphosphonates peut être envisagée 24 heures après l’administration de radiations afin de réduire la réplication des cellules d’ostéosarcome canin.

Changes in interferon-gamma and neopterin in female dogs undergoing ovariohysterectomy as elective spay or as treatment of pyometra

Roman Dabrowski, Anna Wdowiak, Marek Szczubial, Leszek Krakowski, Piotr Brodzki, Mariola Bochniarz, Asta Tvarijonaviciute (page 230)

L’objectif de la présente étude était de déterminer les concentrations sériques d’interféron gamma (INF-γ) et de néoptérine (Np) chez des chiens avec pyomètre admis pour traitement chirurgical et de comparer ces concentrations à celles de chiens en santé admis pour stérilisation élective. Les effets de la procédure chirurgicale furent également évalués en mesurant ces marqueurs dans les deux groupes de chiens avant et après ovariohystérectomie. Notre étude indique que les concentrations pré-chirurgie d’IFN-γ (57,4 ± 26,0 pg/mL) et de NP (5,6 ± 0,8 nmol/L) chez les chiens en santé étaient significativement inférieures comparativement aux chiens avec pyomètre (124,3 ± 87,6 pg/mL pour INF-γ; 7,0 ± 1,5 nmol/L pour Np) (P < 0,05 dans les deux cas). De plus, Np était plus bas chez les chiens avec pyomètre trois jours après la chirurgie comparativement aux témoins en santé (P < 0,001). Durant la période post-chirurgicale, INF-γ ne montra aucun changement statistiquement significatif dans aucun des trois groupes, alors que Np a présenté des concentrations sériques plus faibles au jour 3 qu’au jour 0 dans le groupe avec pyomètre (P < 0,001). Aucune corrélation statistiquement significative ne fut détectée entre les concentrations sériques d’INF-γ et de Np. Ces résultats indiquent que le pyomètre cause une altération des concentrations sériques d’INF-γ et de Np chez les chiennes comparativement aux niveaux physiologiques avant la chirurgie et durant la période post-opératoire.


Communication Brève

Comparative study of the virulence of 3 major Korean porcine circovirus type 2 genotypes (a, b, and d)

Hyejean Cho, Ikjae Kang, Taehwan Oh, Siyeon Yang, Kee Hwan Park, Kyung-Duk Min, Hee Jin Ham, Chanhee Chae (page 235)

L’objectif de la présente étude était de comparer la virulence de trois génotypes majeurs de circovirus porcine de type 2 (PCV2) coréens en termes de signes cliniques, virémie de PCV2 et titres d’anticorps, lésions lymphoïdes et antigènes de PCV2 à l’intérieur des lésions lymphoïdes chez des porcs infectés expérimentalement. Les porcs furent infectés à 7 semaines d’âge avec les souches PCV2a, PCV2b et PCV2d et soumis à une nécropsie 28 jours post-infection. Aucune différence significative ne fut observée dans les signes cliniques, la virémie de PCV2 et les titres d’anticorps, les pointages de lésions lymphoïdes et les nombres d’antigènes de PCV2 pour les trois génotypes majeurs de PCV2 coréens. Les résultats de cette étude indiquent que les trois génotypes majeurs de PCV2 coréens, PCV2a, PCV2b et PCV2d ont une virulence similaire.

Protective efficacy of the recombinant lysozyme-PMAP36 fusion protein-inactivated Salmonella Typhimurium vaccine candidate via oral immunization in a murine model

Jayoung Moon, Soyoung Kim, Wonkyong Kim, Zhili Rao, Junghee Park, Byungyong Park, Jin Hur (page 241)

L’objectif de la présente étude était d’évaluer l’efficacité protectrice d’un vaccin candidat préparé à partir de cellules fantômes de Salmonella Typhimurium lysés par la protéine de fusion recombinante lysozyme-PMAP36 via immunisation orale dans un modèle murin. Soixante souris BALB/c ont été réparties également en quatre groupes. Les souris du Groupe A furent inoculées avec 20 µL de saline tamponnée stérile (PBS). Les souris des groupes B-D furent immunisées avec approximativement 1 × 107, 1 × 108, et 1 × 109 cellules du vaccin candidat, respectivement, dans 20 µL de PBS. Les IgG sériques spécifiques aux protéines de la paroi externe de Salmonella étaient considérablement plus élevées dans les groupes B-D que dans le groupe A. Dans les groupes B-D les niveaux d’interleukine-10 et d’interféron-γ étaient significativement plus élevés que dans le groupe A. À la suite d’une infection-défi avec une souche sauvage de S. Typhimurium, tous les groupes immunisés ont présenté un degré de protection significatif comparativement au groupe A. La meilleure protection était retrouvée dans le groupe D. De manière globale, ces résultats montrent que l’immunisation orale avec le vaccin candidat peut effectivement protéger des souris contre une infection par S. Typhimurium.