ACMV | Table des matières et résumés
CVMA-ACMV

Table des matières et résumésjuillet 2019, Vol. 83, No. 3

Articles

Molecular characterization of Mycobacterium avium subspecies paratuberculosis C-type and S-type isolated from sheep and goats by using a combination of MIRU-VNTR loci

Jagdip Singh Sohal, Julie Arsenault, Anne Leboeuf, Pierre Hélie, Sébastien Buczinski, Yves Robinson, Olivia Labrecque, Virginie Lachapelle, Gilles Fecteau, Yvan L’Homme (page 160)

Mycobacterium avium subspecies paratuberculosis (Map) est l’agent étiologique de la paratuberculose affectant les ruminants sauvages et domestiques. Les souches de Map se répartissent dans deux grands groupes ou types appelés ‘sheep (S)’ et ‘cattle (C)’. Très peu de souches de Map provenant des petits ruminants ont été caractérisées génétiquement jusqu’à présent. Cette étude a été initiée afin de caractériser un ensemble de 30 souches de Map provenant de 5 troupeaux de moutons et 8 troupeaux de chèvres situés dans la province de Quebec, Canada, et d’évaluer leur diversité génétique. Une analyse répétée en tandem des unités répétitives alternées des mycobactéries (MIRU-VNTR) a été utilisée comme marqueurs génétiques en plus du marqueur IS1311 PCR-REA. Les souches de type S et C ont été retrouvées chez les isolats ovins et caprins, avec une prédominance des souches de type C chez les isolats provenant de chèvres tandis que les souches de type S étaient plus fréquentes chez les moutons. Un total de 12 génotypes distincts de Map ont été retrouvés parmi les isolats d’après les marqueurs utilisés. Considérant la diversité génétique observée, la caractérisation moléculaire des isolats de Map représente une avenue intéressante pour investiguer les sources potentielles d’infection des troupeaux et pour étudier les associations entre les caractéristiques génétiques et pathogéniques des isolats. (Traduit par les auteurs)

Molecular variability of Streptococcus uberis isolates from intramammary infections in Canadian dairy farms from the Maritime region

Julian Reyes, Juan C. Rodriguez-Lecompte, Adam Blanchard, J.T. McClure, Javier Sánchez (page 168)

L’objectif premier de la présente étude était d’explorer la variabilité d’isolats de Streptococcus uberis en extrayant les données de typage génomique multilocus (MLST) du séquençage du génome entier. L’objectif secondaire était de déterminer la distribution des phénotypes de résistance antimicrobienne (AMR) et les gènes d’AMR associés ainsi que les profils des gènes de virulence parmi les types de séquence (STs). Soixante-deux isolats ont été obtenus de 16 troupeaux dans trois provinces maritimes canadiennes : le Nouveau-Brunswick (14,5 ?%), la Nouvelle-Écosse (48,3? %), et l’Ile-du Prince-Édouard (37,1? %). Parmi ces isolats, 9, 30, et 23 ont été obtenus d’échantillons post-vêlage, en lactation, et post-mammite, respectivement. Ces 62 échantillons appartenaient à 34 STs; 11 isolats ont été typés comme appartenant à 9 STs connus et 51 isolats ont été classifiés dans un des 25 nouveaux STs. Treize isolats faisaient partis de complexes clonaux majeurs (CCs). Les isolats post-mammite contenaient 10 STs uniques, les isolats de la période de lactation contenaient 11 STs uniques, et ceux de la période post-vêlage avaient 3 STs. Chaque ferme n’avait seulement qu’un isolat qui avait un ST unique sauf pour les STs 233, 851, 855, 857, 864, et 866 qui ont été retrouvés chez plusieurs vaches par troupeau sur plus d’une ferme. Les ST851 et ST857 ont été trouvés dans chacun des trois types d’échantillons, avec ST857 retrouvé dans des vaches des trois provinces maritimes. Ces résultats indiquent que S. uberis est un agent pathogène diversifié non-clonal avec des STs spécifiques résidant dans des groupements clonaux, arborant de multiples gènes de résistance antimicrobienne et de virulence, avec des phénotypes d’AMR variés. (Traduit par Docteur Serge Messier)

Salmonella shedding and seropositivity and its association with in-feed flavophospholipol in nursery pigs

Saranya Nair, Jane Newman, Abdolvahab Farzan, Robert M. Friendship (page 177)

L’objectif de la présente étude était d’évaluer l’impact de l’ajout de flavophospholipol dans l’aliment sur l’excrétion de Salmonella et la réponse en anticorps chez des porcs en pouponnière. Des porcs sevrés ont été nourris avec soit une diète contenant 4 ppm de flavophospholipol (n = 16) ou une diète non-médicamentée (n = 16) pendant 36 j. Tous les porcs ont reçu oralement une dose de 2 mL de 108 unités formatrices de colonies (UFC)/mL de Salmonella Typhimurium aux Jours 7 et 8 de l’essai. Au Jour 36, tous les porcs ont été euthanasiés et on préleva des échantillons de foie, rate, et nœuds lymphatiques iléo-caecaux. Des échantillons de fèces et de tissus ont été cultivés pour quantifier le nombre de Salmonella et des échantillons de sérum furent testés pour la présence d’anticorps contre Salmonella par épreuve immuno-enzymatique (ELISA). Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes quant à la réponse en anticorps et la présence de Salmonella dans les fèces et les tissus (P > 0,05). L’ajout de 4 ppm de flavophospholipol à la diète en pouponnière ne semble pas réduire l’infection par Salmonella chez les porcs en pouponnière. (Traduit par Docteur Serge Messier)

Accuracy of external measurements of 3-dimensional (3D) printed biomodels of the canine radius used in an in-hospital setting

Sebastian Mejia, Nikia Stewart, Angel Miller, Roman Savicky, Christopher Monarski, George E. Moore, Dennis Keith (page 181)

L’objectif de la présente étude était de déterminer si les biomodèles imprimés par un appareil de modélisation par dépôt en fusion (MDF) à partir de données obtenues par tomodensitométrie (TMD) sont précis en comparant les mesures externes à l’os naturel, considérant que l’utilité clinique des biomodèles imprimés dans un milieu hospitalier dépend de leur précision vérifiée et de leur constance. Utilisant des radius canins provenant de cadavres et dont on a retiré tous les tissus mous, sept paramètres de l’os naturel et des biomodèles imprimés en trois dimensions (3D) ont été mesurés et comparés afin de déterminer jusqu’à quel point les modèles représentent l’os cadavérique. Vingt-huit radius canins ont été amassés, et à partir desquels les critères de mesure ont été établis. Des radiographies ont été prises afin de déterminer le centre frontal de rotation d’angulation (CORA) et des TMDs effectuées. Finalement, une reconstruction virtuelle 3D a été faite et convertie en fichier de format de stéréolithographie, à partir desquels deux biomodèles ont été imprimés par os. Les mesures des biomodèles ont été comparées pour équivalence aux mesures des os cadavériques. Pour les sept paramètres mesurés, la différence moyenne entre les paramètres des biomodèles et ceux des os cadavériques variait d’une augmentation de +0,66? % du CORA-crânial-caudal proximal à une diminution de −1,32? % dans la largeur distale du radius. Pour les sept paramètres mesurés, les mesures des biomodèles étaient statistiquement équivalentes (P < 0,001) à leurs mesures correspondantes sur les os cadavériques. Les sept paramètres mesurés sur les modèles 3D imprimés avec un appareil à MDF n’étaient pas différents statistiquement de ceux de l’os original. En fait, ces mesures étaient très près des mesures des os naturels (en dedans de 1,5? %), validant ainsi leur application dans la planification pré-chirurgicale future de différentes procédures orthopédiques. (Traduit par Docteur Serge Messier)

Pilot study comparing serum chemotherapy levels after intra-arterial and intravenous administration in dogs with naturally occurring urinary tract tumors

Meghan Kirsch, Chick Weisse, Allyson Berent, Craig Clifford, Nicole Leibman, Luke Wittenburg, Stephen B. Solomon, Kenneth Lamb (page 187)

Les avantages proposés de la chimiothérapie intra-artérielle (CIA) sont basés sur les prémisses d’une escalade de la dose locale à la tumeur et d’une disponibilité réduite des drogues systémiques. Il y a un manque de données pharmacocinétiques objectives pour confirmer l’avantage de l’administration de CIA chez les chiens avec des tumeurs urogénitales se produisant naturellement. L’objectif de la présente étude était de déterminer si l’administration de CIA lors de tumeurs urogénitales résulterait en une diminution de l’exposition systémique aux drogues lorsque comparé aux voies intraveineuses. Vingt-deux chiens avec des tumeurs urogénitales d’occurrence naturelle participèrent à cette étude cas-témoin prospective. De la mitoxantrone, de la doxorubicine, ou de la carboplatine furent administrées par CIA et voies intraveineuses [intraveineuse éveillée (chimiothérapie intraveineuse — CIV) et sous anesthésie générale (CIVAG)] à 3 sem d’intervalle. Des analyses du sérum furent utilisées afin de déterminer l’étendue de l’exposition systémique aux drogues. Le pic de la concentration sérique systémique normalisé pour la dose (Cmax) et la surface sous la courbe de la concentration sérique de la drogue-temps (SSC) furent utilisés pour quantifier l’exposition systémique. Un total de 26 traitements à la mitoxantrone fut administré à 10 chiens. Bien qu’il n’y ait pas de différence significative dans le Cmax, la SSC était significativement plus basse après la CIA comparativement à la CIVAG. Dix traitements de doxorubicine furent administrés à cinq chiens. Il n’y avait pas de différence significative dans le Cmax ou ls SSC. Un total de 14 traitements de carboplatine fut administré à sept chiens. Le Cmax était significativement plus bas pour la CIA comparativement à la CIV, alors que les valeurs de SSC étaient équivoques. Cette étude démontre que certaines valeurs sériques plus faibles peuvent être obtenues après CIA avec la carboplatine et la mitoxantrone. Ces agents de chimiothérapie pourraient avoir un profil pharmacologique préférentiel pour livraison régionale de chimiothérapie chez les chiens avec des tumeurs urogénitales.(Traduit par Docteur Serge Messier)

Comparison of 3 blind brachial plexus block techniques during maintenance of anesthesia and postoperative pain scores in dogs undergoing surgical procedures of the thoracic limb

Alicia Skelding, Alexander Valverde, Rodrigo Aguilera, Noel M. Moens, Melissa Sinclair, Jeffrey J. Thomason (page 197)

Le degré d’analgésie fournie par les blocs à l’aveugle du plexus brachial (BPBs) n’a pas été comparé lors de cas cliniques soumis à une chirurgie du membre thoracique. La présente étude visait à évaluer les conditions anesthésiques et l’analgésie post-opératoire résultant de trois techniques différentes d’anesthésie locale par BPB chez des patients canins soumis à une chirurgie. Vingt-quatre chiens appartenant à des propriétaires ont reçu une prémédication/induction standardisée (hydromorphone et acépromazine/propofol), avec maintien à l’isoflurane dans de l’oxygène en utilisant une ventilation mécanique, dans une étude clinique prospective, randomisée, et à l’aveugle. Avant la chirurgie, les chiens ont reçu un BPB par une des trois techniques anatomiques : traditionnelle, perpendiculaire, ou axillaire, avec 0,2 mL/kg de poids corporel de bupivacaïne 0,5? %. Les variables cardiorespiratoires et les concentrations d’isoflurane en fin d’expiration furent enregistrées tout au long de l’anesthésie. Les pointages pour le maintien de l’anesthésie (0-meilleur à 4-réactif), la qualité du rétablissement (0-non réactif à 3-réactif), et l’échelle de la douleur de Glasgow ont été notés jusqu’à 24 h post-opération. Tous les chiens ont récupéré sans problème de l’anesthésie et aucune différence mesurable dans les variables mesurées ou les pointages ne fut notée parmi les groupes, durant ou après l’anesthésie. Toutefois, lorsque les amputations du membre thoracique dans chacun des trois groupes (n = 9; 4 dans la traditionnelle, 3 dans la perpendiculaire, 2 dans l’axillaire) furent comparées aux autres procédures chirurgicales (n = 15), les pointages pour le maintien de l’anesthésie étaient plus élevés [0 (0 à 1) versus 0 (0 à 0); médiane (écart interquartile)], rétablissement [1 (0 à 2) versus 0 (0 à 0)], et douleur [2,4 (2,4 à 3,0) versus 1,6 (1,4 à 2,2)] dans les 3 h suivant l’extubation. La durée des chirurgies étaient également plus longues lors des amputations [115 min (100 à 138 min) versus 50 min (41 à 90 min)]. Les trois techniques de BPB produisaient des pointages similaires d’anesthésie et de douleur postopératoire. Malgré des pointages de douleur plus élevés lors d’amputations du membre thoracique que lors de chirurgies moins invasives, les BPB semblent fournir un confort significatif. (Traduit par Docteur Serge Messier)

Effects of various dietary supplements on inflammatory processes in primary canine chondrocytes as a model of osteoarthritis

Eman A. AlRaddadi, Tanja Winter, Harold M. Aukema, Donald W. Miller (page 206)

L’utilisation de suppléments alimentaires à titre de traitement alternatif pour les pathologies associées aux articulations telle que l’arthrose (OA) est en augmentation. Toutefois, il y a peu d’évidences scientifiques qui supportent l’utilisation proposée. L’objectif de la présente étude était d’évaluer les effets anti-inflammatoires de suppléments à base de créatine et d’acides aminés sur des cultures primaires de chondrocytes canins (CnCs) utilisés comme modèle in vitro d’OA et de comparer les effets à des agents plus communément utilisés, tel que l’agent anti-inflammatoire non-stéroïdien (AINS) carprofen, et le supplément articulaire, glucosamine (GS). Les CnCs furent stimulés avec de l’interleukine-1β (IL-1β) et la libération subséquente de prostaglandine E2 (PGE2) et le facteur nécrosant de tumeur alpha (TNFα) fut mesurée par épreuve immuno-enzymatique (ELISA). Les changements dans les oxylipines furent également mesurés par chromatographie en phase liquide à haute performance/spectrométrie de masse tandem (HPLC/MS/MS). Tous les composés examinés étaient en mesure de réduire significativement la libération de PGE2 et de TNFα et étaient associés avec des réductions d’expression de cyclooxygénase-2 (COX-2) et de phosphorylation du facteur nucléaire kappaB (NF-κB). Les suppléments à base de créatine et d’acides aminés ont également altéré le profil des oxylipines produits. Tous les composés examinés étaient moins efficaces que le carprofen pour réduire la libération de PGE2. Le carprofen augmentait significativement la libération de TNFα par les CnCs, alors que les autres agents la réduisaient. La présente étude suggère que les suppléments à base de créatine et d’acides aminés pourraient avoir un rôle bénéfique dans la prévention de l’inflammation dans l’articulation et que des études supplémentaires sont requises. (Traduit par Docteur Serge Messier)

Relationship between reproductive management practices and fertility in primiparous and multiparous dairy cows

István Fodor, György Gábor, Zsolt Lang, Zsolt Abonyi-Tóth, László Ózsvári (page 218)

L’objectif de la présente étude était d’analyser l’impact des pratiques de gestion de la reproduction sur la fertilité de vaches laitières primipares et multipares et d’identifier les différences par parité. Les données sur les performances de reproduction et la gestion des vaches ont été amassées auprès de 34 fermes laitières Holstein-Friesian commerciales importantes en Hongrie. Les données individuelles de 23 781 vaches ayant mise-bas en 2014 dans les troupeaux à l’étude ont été obtenues de la base de données nationale d’enregistrement de la production laitière et furent utilisées pour calculer les indices de reproduction. Les gérants de ferme et les vétérinaires ont été interviewés en personne entre le 22 mai et le 6 novembre 2015 à l’aide d’un questionnaire pour obtenir des informations sur les pratiques de gestion de la reproduction. Les données ont été analysées statistiquement par des modèles à effets mixtes. Nos résultats ont démontré que l’utilisation d’une période volontaire d’attente (VWP) était liée à une plus grande augmentation de l’intervalle vêlage-conception (CCI, P < 0,05) et à un plus grand déclin de la probabilité de gestation à 200 jours en lait (P200, P < 0,001) chez les vaches multipares. La synchronisation des œstrus était reliée à une plus grande réduction du nombre de jours avant la première saillie (DFS, P < 0,001), de l’intervalle de reproduction (P < 0,05), et de CCI (P < 0,01), et une meilleure amélioration du P200 (P < 0,001) chez les vaches primipares. Des diagnostics de gestation hâtifs et des vérifications de la gestation ont amélioré IBI (P < 0,01 pour ces deux pratiques), CCI (P < 0,01 et P < 0,001, respectivement), et P200 (P < 0,001 pour les deux pratiques) d’une manière plus importante chez les primipares que chez les multipares. En conclusion, la synchronisation des œstrus, les diagnostics de gestation hâtif, et la vérification de la gestation ont conduit à une plus grande amélioration de la fertilité chez les vaches primipares que chez les vaches pluripares. (Traduit par Docteur Serge Messier)


Communication Brève

Feeding altrenogest during late lactation improves fertility of primiparous sows nursing smaller litters

Nutthee Am-in, Roy N. Kirkwood (page 228)

L’objectif de la présente étude était de déterminer si en fournissant de l’altrenogest (AT) à des truies primipares avec des petites portées durant la dernière semaine de lactation il y aurait amélioration de leur fertilité. Au jour 21 d’une période de lactation de 28 jours, 40 truies primipares allaitant ≤ 8 porcelets ont été assignées également à deux groupes, pour soit être nourries avec 20 mg par jour d’AT pour les sept derniers jours de la lactation ou de servir de témoins négatifs. Afin de détecter l’œstrus, les truies venaient en contact derrière une barrière avec un verrat mature. Au moment de la détection de l’œstrus, les truies étaient soumises à un examen des ovaires par échographie transrectale et les follicules pré-ovulatoires (≥ 0,6 mm) étaient dénombrés. Les truies furent inséminées artificiellement au moment de la détection de l’œstrus et encore une fois 24 h plus tard. Comparativement aux témoins, les truies nourries avec de l’AT avaient un intervalle sevrage-œstrus plus long (WEIs; P < 0,001), avaient plus de follicules pré-ovulatoires (P < 0,001) et des tailles de portées subséquentes plus grandes (P = 0,03). Les taux de mise-bas n’étaient pas affectés par le traitement. Ces résultats suggèrent que les truies allaitant des petites portées sont plus susceptibles d’initier une phase folliculaire durant la lactation, mais qu’en leur donner de l’AT prévient ceci et augmente le taux d’ovulation et la taille subséquente des portées. (Traduit par Docteur Serge Messier)

Investigating the ability of methicillin-resistant Staphylococcus pseudintermedius isolates from different sources to adhere to canine and human corneocytes

Nathita Phumthanakorn, Nuvee Prapasarakul (page 231)

Des analyses ont été effectuées afin de déterminer la capacité de cinq isolats de Staphylococcus pseudintermedius résistants à la méthicilline (SPRM) provenant de différentes sources à adhérer à des cornéocytes canins et humains. Les profils de gènes des protéines associées à la paroi cellulaire (APC) furent examinés afin de vérifier des associations avec l’adhérence. Cinq souches de SPRM furent étudiées : trois avec le même profil de gène de protéines APC (14 gènes) et appartenant au type de séquence (ST) 45 isolées d’un chien, un humain et l’environnement. Les deux autres souches étaient un isolat provenant de l’environnement et appartenant à ST433 et qui avait le plus petit nombre de gènes de protéines APC (12) et un isolat clinique canin appartenant au ST733 et qui avait le plus grand nombre de gènes de protéines APC (18). Les trois isolats de ST45, un clone majeur en Thaïlande, avait la plus grande capacité d’adhérer aux cornéocytes canins et humains. Toutefois, la capacité d’adhérence des SPRM ne pouvait être prédite par le profil de gènes codant pour les protéines APC. (Traduit par Docteur Serge Messier)

Effects of 3 morphine doses, in combination with acepromazine, on sedation and some physiological parameters in dogs

Eduardo R. Monteiro, Thiago A. Rabello, Julia P.P. Rangel, Juarez S. Nunes Jr, Cesar D. Freire, Daniela Campagnol (page 235)

Cette étude visait à évaluer les effets de trois doses de morphine combinées à de l’acépromazine, sur la sédation et des paramètres physiologiques chez cinq chiens cliniquement en santé. Quatre traitements furent administrés par voie intramusculaire dans un design croisé randomisé à l’aveugle : acépromazine, 0,05 mg/kg seule (ACP) et acépromazine plus morphine à des doses de 0,25, 0,5, et 1,0 mg/kg de poids corporel (AM0,25, AM0,5, et AM1,0, respectivement). Les pointages de sédation et des variables cardiorespiratoires furent évalués pour 120 min après l’administration des drogues. Les pointages de sédation étaient significativement plus élevés avec les traitements AM0,25 et AM1,0 qu’avec le traitement ACP. À 30 min, les pointages étaient 36? % et 66? % plus élevés avec AM1,0 qu’avec AM0,25 et AM0,5, respectivement, mais ces différences n’étaient pas significatives. Les variables physiologiques sont demeurées acceptables pour les chiens. Les résultats de cette étude ne militent pas en faveur de l’utilisation d’AM0,5 par rapport à AM0,25 pour améliorer la sédation chez les chiens, mais ils indiquent que la sédation peut être plus grande avec AM1,0 qu’avec AM0,25 et AM0,5. Des études avec un plus grand nombre d’échantillons sont requises pour confirmer cet énoncé.(Traduit par Docteur Serge Messier)