ACMV | Table des matières et résumés
CVMA-ACMV

Table des matières et résumés Avril 2020, Vol. 61, No. 4

Scientific

Compte Rendu

Mesures de la pression sanguine chez les animaux de manière non-invasive : Partie 1 – Techniques pour mesurer et validation d’appareils non-invasifs

Alicia Skelding, Alexander Valverde (page 368)

La pression sanguine artérielle est un paramètre fréquemment évalué chez les espèces animales conscientes et anesthésiées. Des techniques non-invasives de mesure de la pression sanguine, telles que le détecteur ultra-sonique de flot Doppler et l’oscillométrie, sont attirantes chez certains animaux étant donné leur disponibilité et facilité d’utilisation. La plus grande limitation au suivi non-invasif de la pression sanguine peut être son imprécision, particulièrement chez les patients hypotensifs ou hypertensifs et chez certaines espèces. La partie 1 de cette revue en deux parties résume les techniques présentement disponibles pour mesurer de manière non-invasive la pression sanguine artérielle chez des animaux et discute la validation d’équipements non-invasifs. La partie 2 résume la littérature vétérinaire qui évalue l’utilisation de techniques de mesure non-invasives de la pression sanguine chez des espèces conscientes et anesthésiées et développe des conclusions générales pour l’utilisation appropriée et l’interprétation des données obtenues d’équipements non-invasifs de mesure de la pression sanguine. (Traduit par Dr


Articles

Sondage par internet sur l’alimentation, les suppléments nutritifs et la gestion médicale de réadaptation de chiens pratiquant le flyball

Ronald Koh, Christina Montalbano, Lauri Jo Gamble, Katherine Walden, Jennifer Rouse, Chin-Chi Liu, Lauren G. Wakshlag, Joseph J. Wakshlag (page 375)

Un sondage a été élaboré afin d’étudier la prévalence et les caractéristiques de l’alimentation, l’utilisation de suppléments nutritifs et la gestion de l’utilisation de la réadaptation chez les chiens pratiquant le flyball, Le sondage fut complété par 394 répondants. Il y avait 12,5 ?% (n = 49/392) et 33,4? % (n = 131/392) des propriétaires qui nourrissaient leurs chiens avec une alimentation cuite maison et une alimentation crue, respectivement. Environ 77,7? % (n = 306/394) et 56,6? % (n = 223/394) des propriétaires utilisaient des suppléments nutritifs et une gestion de réadaptation, respectivement, principalement des suppléments articulaires (89,8 ?%, n = 275/306) et de la chiropractie (73,1 ?%, n = 163/223). Les propriétaires étaient plus enclins à utiliser des suppléments (P = 0,0002) et une gestion de réadaptation (P = 0,0001) lorsque leurs chiens étaient blessés. Les chiens avec plus d’une blessure rapportée ont reçu une gestion de réadaptation (P < 0,0001) et utilisaient des suppléments (P = 0,0006) plus souvent.

Message clinique clé : Il y a une demande considérable pour des aliments non-commerciaux, des suppléments et une gestion de la réadaptation chez les propriétaires de chiens pratiquant le flyball, soulignant l’importance pour les vétérinaires de comprendre la motivation des propriétaires de chiens dans leurs décisions aussi bien que les risques et bénéfices de ces pratiques afin d’assurer les meilleurs résultats pour leurs patients.

Gestion des nématodes gastro-intestinaux dans les troupeaux vaches-veaux de l’ouest canadien

Felicity K. Wills, John R. Campbell, Sarah E. Parker, Cheryl L. Waldner, Fabienne D. Uehlinger (page 382)

Il y a une rareté d’informations provenant des producteurs de vaches-veaux de l’ouest canadien sur la façon dont ils maitrisent les nématodes gastro-intestinaux. Les objectifs de la présente étude étaient de décrire les pratiques de gestion des producteurs de vaches-veaux relativement à la maitrise des nématodes gastro-intestinaux incluant la gestion des pâturages et l’utilisation des produits antiparasitaires. Un questionnaire fut distribué à 105 producteurs en mai 2015. Des réponses en provenance de 97 producteurs ont révélé la dépendance presque généralisée sur l’utilisation d’un produit antiparasitaire à verser sur l’animal à base de lactone macrocyclique à l’automne comme faisant partie d’un programme de routine de gestion à la ferme. La maitrise des parasites externes était la principale raison pour le traitement, alors qu’aucun des producteurs n’avait choisi de traiter spécifiquement pour gérer les parasites internes. Les pratiques de gestion prédominantes identifiées dans la présente étude augmentent le risque de développement de résistance aux anthelmintiques. Les résultats mettent également en lumière le besoin d’augmenter la sensibilisation de l’importance d’une approche factuelle à un programme de gestion des nématodes dans les troupeaux vaches-veaux.

Déchirures musculaires comme cause primaire de boiterie chez des chevaux : 14 cas (2009-2016)

Thomas E. Cullen, Stacy A. Semevolos, Susanne M. Stieger-Vanegas, Katja Duesterdieck-Zellmer (page 389)

La présente étude décrit les trouvailles cliniques et échographiques ainsi que le devenir de chevaux avec une boiterie associée à des déchirures musculaires. Les dossiers de chevaux diagnostiqués avec une déchirure musculaire furent rétrospectivement évalués. Les chevaux chez qui une ou plusieurs déchirures musculaires furent confirmées par échographie et dont la boiterie était associée avec la déchirure furent inclus dans l’étude (n = 14). Huit chevaux avaient une déchirure de seulement un muscle, 6 chevaux avaient 2 muscles ou plus d’impliqués. Douze des 14 chevaux ont survécu jusqu’au congé et étaient vivants lors du suivi (8 à 90 mois). Le temps de guérison varia de 6 à 52 semaines (moyenne : 19,8 semaines); 6 à 16 semaines pour une blessure à seulement un muscle et 12 à 52 semaines pour des blessures musculaires multiples. Parmi les 12 survivants à long-terme, trois avaient une boiterie chronique/raideur empêchant un retour à leur niveau d’activité antérieur et neuf retournèrent à un niveau d’activité égal ou plus grand. Aucune différence statistiquement significative n’existait entre le devenir des chevaux et la localisation de la blessure ou le nombre de muscles blessés.

Message clinique clé : Cette étude démontre qu’une gestion conservatrice des déchirures musculaires peut résulter en une issu favorable à long terme.

Risques et caractéristiques d’un carcinome gastrique chez le chien de race chow-chow

Amy M. Koterbay, Sureshkumar Muthupalani, James G. Fox, Elizabeth A. McNiel (page 396)

Le carcinome gastrique n’est par rapporté fréquemment chez les chiens. Il y a toutefois une augmentation du risque chez certaines espèces telle que le Tervuren belge. Une revue de la base de données Veterinary Medical Database (VMDB) a établi une augmentation dans le risque pour le carcinome gastrique chez la race chow chow. Chez 106 chiens chow chow les signes débutèrent, en moyenne, 3 semaines avant le diagnostic définitif. Les signes cliniques les plus fréquents étaient vomissement, perte d’appétit, diarrhée et méléna. La plupart des chiens affectés furent euthanasiés, sans traitement, à l’intérieur de 2 semaines du diagnostic. Deux chiens furent traités de manière agressive (chirurgie et chimiothérapie) ont survécu beaucoup plus longtemps (12 et 36 mois). Histologiquement, ces chiens chow chow comprennent un type histologique similaire aux carcinomes gastrique familiaux chez les humains; le carcinome de type-diffus qui s’est développé dans les variants de cellules en bague à chatons et mucineux. Comprendre la pathogénie du carcinome gastrique diffus chez le chien chow chow pourrait fournir des informations sur la biologie de ce cancer agressif chez l’humain.


Rapports De Cas

Anastomose œsophago-gastrique trans-hiatal et suivi post-opératoire d’un léiomyosarcome œsophagien thoracique chez un chien

Seungju Lee, Seongjoon Park, Miyeon Kim, Soonpil Hwang, Hwi-yool Kim (page 401)

Un Bichon maltais âgé de 12 ans fut référé à l’hôpital vétérinaire d’enseignement de la Konkuk University à cause de régurgitations sévères. Les radiographies, l’échographie et la tomodensitométrie ont montré la présence d’une masse dans l’œsophage thoracique. La localisation de la tumeur, sa nature extra-luminaire, le positionnement et l’implication de l’estomac et l’absence de métastase diffuse au poumon étaient des facteurs considérés lors du développement d’un plan chirurgical. Une procédure chirurgicale réussie fut réalisée. Le diagnostic final était un léiomyosarcome. Suite à la chirurgie, les signes cliniques étaient significativement réduits et aucune complication post-opératoire ne fut observée. Le chien est décédé 25 jours après la chirurgie, nous soupçonnons que la mort était due à un rétrécissement post-opératoire.

Message clinique clé : Les approches chirurgicales qui priorisent le maintien de faible tension sur l’œsophage thoracique sont importantes pour prévenir l’arythmie, la bradycardie et un complexe ventriculaire prématuré lors d’une une anastomose œsophagogastrique. Chez les chiens avec un petit lumen œsophagien l’anastomose peut entraîner un rétrécissement post-opératoire.

Hypoadrénocorticisme transitoire induit par le kétoconazole chez un chien

Alyssa M. Sullivant, Patty Lathan (page 407)

Une femelle Boxer mélangée stérilisée et âgée de 6 ans fut présentée pour une diminution d’appétit, de la polyurie et de la polydipsie, ainsi que de la léthargie 9 jours après un traitement avec du kétoconazole pour une pododermatite à Malassezia. L’hypoadrénocorticisme induit par le kétoconazole fut confirmé par un test de stimulation avec une hormone adrénocorticotropique (ACTH), et le kétoconaxole fut arrêté. Les signes cliniques ont cessé 48 heures après le début d’un traitement à la prednisone, et la résolution de l’insuffisance de glucocorticoïdes fut confirmée par une répétition du test de stimulation à l’ACTH 48 heures après 10 jours de traitement à la prednisone. L’insuffisance de glucocorticoïdes après l’administration d’une dose de kétoconazole fréquemment utilisée en dermatologie n’a pas été préalablement rapportée en médecine vétérinaire mais devrait être considérée chez des patients présentant des réactions adverses lorsqu’ils reçoivent du kétoconazole.

Message clinique clé : De l’hypoadrénocorticisme iatrogénique peut survenir chez des chiens traités avec du kétoconazole avec des doses fréquemment utilisées en dermatologie. La maladie est probablement transitoire, mais une supplémentation en stéroïde pourrait être requise chez certains patients afin de résoudre les signes cliniques, spécialement en présence de maladie concomitante ou de stress.

Suspicion de pancréatite aigüe chez un chien à la suite d’une envenimation par des abeilles

Jennifer Groover, Michael Schaer, Leonel Londoño (page 411)

Le présent rapport donne les détails d’une présentation clinique inhabituelle d’une suspicion de pancréatite aigüe qui est survenue à la suite d’une envenimation par des abeilles chez un chien. Une chienne stérilisée âgée de 13 ans fut présentée pour évaluation plus poussée de vomissements 3 jours après envenimation par des abeilles. Une échographie abdominale, une cytologie d’aspiration à l’aiguille fine et une analyse sanguine furent utilisées afin d’établir le diagnostic. La chienne a récupéré à la suite d’un traitement de support. Alors que l’envenimation par les abeilles induisant une pancréatite aigüe a été rapportée dans la littérature humaine, à la connaissance de l’auteur ceci est le premier cas rapporté chez le chien dans lequel une pancréatite est apparue peu de temps après l’envenimation.

Message clinique clé : Ce rapport décrit le cas d’un chien avec envenimation par des abeilles qui développa subséquemment une pancréatite aigüe. Étant donné la présence répandue des abeilles à travers le globe, bien que rare, il est important que les cliniciens soient au fait des séquelles potentielles d’une envenimation telle qu’une pancréatite aigüe.

Sarcoïde péri-oculaire avec invasion osseuse chez une jument Thoroughbred

Andres Giraldo, Chantale L. Pinard, Brandon L. Plattner, Marie-Soleil Dubois (page 415)

Un sarcoïde nodulaire péri-oculaire fut diagnostiqué sur la paupière supérieure droite et le canthus médial d’une jument Thoroughbred âgée de 12 ans. L’énucléation fut effectuée et durant la procédure il fut noté que la masse était fermement adhérée à l’os frontal sous-jacent. Une ostectomie partielle de la bordure orbitale dorsale fut effectuée. L’examen histopathologique révéla l’invasion de l’os lamellaire cortical et de la moelle osseuse par des cellules fusiformes néoplasiques et l’extension de ces cellules à de multiples bordures chirurgicales. Une récurrence au site chirurgical et son entourage s’est produit 3 mois après la procédure. Le cheval fut euthanasié 12 mois plus tard.

Message clinique clé : Ce cas démontre que l’invasion de l’os sous-jacent se produit dans certains cas de sarcoïdes péri-oculaires équins. Ce cas souligne comment cette invasion osseuse peut affecter la planification chirurgicale et montre le potentiel agressif de ce type de tumeur.


Communication Brève

Application sur le terrain d’une épreuve immuno-enzymatique (ELISA) commerciale pour détecter des anticorps contre le virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin en utilisant des fluides oraux

Emily Croft, Tim Blackwell, Jeff Zimmerman (page 420)

Une épreuve immuno-enzymatique (ELISA) commerciale pour détecter des anticorps contre le virus du syndrome reproducteur et respiratoire porcin (VSRRP) en utilisant des fluides oraux fut utilisée sur 31 fermes commerciales en Ontario en utilisant des échantillons de fluides oraux (∼6 par troupeau) prélevés en utilisant des cordes en coton. En utilisant le seuil recommandé par le manufacturier [ratio échantillon-à-positif (S/P) ≥ 0,4], 2 des 135 échantillons de fluides oraux provenant de 23 troupeaux présumés négatifs pour le VSRRP ont testé positif (taux de faux positifs de 1,5? %). Trois approches pour améliorer la spécificité du test furent comparées : i) utilisation d’une valeur seuil de S/P ≥ 0,8 pour les échantillons de fluides oraux individuels; ii) utilisant de la valeur seuil actuelle S/P ≥ 0,4 mais utiliser une S/P moyenne basée sur plusieurs échantillons de fluides oraux (6 échantillons furent utilisés dans la présente étude); et iii) utiliser des tests en série pour résoudre les résultats ELISA positifs non-attendus; retester en utilisant la réaction d’amplification en chaine par la polymérase avec la transcriptase reverse (RT-PCR) afin de déterminer si les ratios S/P faiblement positifs sont le résultat d’une infection débutante dans une ferme.


Communication Étudiante

Aplasie utérine segmentaire et agénésie rénale ipsilatérale chez un chat ragdoll

D’Arcy Dykeman (page 424)

Lors d’une ovario-hystérectomie de routine chez une chatte ragdoll âgée de 5 mois, une aplasie utérine segmentaire du côté droit et une agénésie rénale ipsilatérale furent découvertes. Le diagnostic fut confirmé par histopathologie. Cette condition est congénitale et est le résultat d’une défaillance de développement embryonnaire des conduits paramésonéphriques. L’aplasie utérine et l’agénésie rénale sont des trouvailles rares chez les chats mais la prévalence chez la race ragdoll semble être plus élevée que dans la population générale de chats.


TEST ÉCLAIR

(page 351)


RUBRIQUES SPÉCIALES

ÉDITORIAL

Médecine vétérinaire complémentaire et parallèle
Carlton Gyles (page 345)

DÉONTOLOGIE VÉTÉRINAIRE

(page 349)

NOUVELLES

Heather Broughton, Sophie Perreault (page 353)

BIEN-ÊTRE VÉTÉRINAIRE

Moving from compassion fatigue to compassion resilience Part 3: Causes of compassion fatigue
Debbie L. Stoewen (page 427)

CE QUI NE S’ENSEIGNE PAS

How tapping into his creative side led one veterinarian to greener pastures
Natalie Morrissey (page 431)

L'ART DE LA PRATIQUE VÉTÉRINAIRE PRIVÉE

When what makes sense doesn’t
Myrna Milani (page 433)


ANNONCES

INDEX DES ANNONCEURS

(page 426)

PETITES ANNONCES

(page 435)