CVMA-ACMV

Critères relatifs à l’émission d’une prescription par les médecins vétérinaires

Le 1 décembre 2017

À partir du 1er décembre 2018, une prescription en règle émise par un médecin vétérinaire sera requise avant qu’un particulier puisse acheter un antimicrobien important sur le plan médical, y compris ceux administrés dans les aliments du bétail. 

Les considérations suivantes doivent être abordées par un médecin vétérinaire avant de prescrire un médicament :

  1. Établir une relation vétérinaire-client-patient valide
    Les médecins vétérinaires doivent établir une relation vétérinaire-client-patient (RVCP) valide avant la prestation de services médicaux vétérinaires, y compris des directives de traitement par voie de l’émission d’une prescription. 

    On considère qu’il existe une RVCP légitime seulement si les dossiers médicaux de la pratique contiennent des preuves suffisantes d’une interaction pertinente et opportune entre le médecin vétérinaire, le propriétaire de l’animal et les patients animaux. 

    La RVCP n’est pas une entente contractuelle signée mais plutôt une relation de travail et une interaction entre le vétérinaire, le client et un patient animal particulier ou un groupe d’animaux. La RVCP ne confère pas en soi le droit de prescrire et de distribuer des médicaments. 

    Chaque organisme de réglementation provincial ou territorial de la médecine vétérinaire possède sa propre définition d’une RVCP qui est enchâssée dans la loi provinciale.  
  2. Faire une détermination factuelle du besoin médical 
    C’est la responsabilité du médecin vétérinaire autorisé de prendre une décision informée concernant la prescription d’un médicament particulier. Cela pourra exiger un changement au niveau de la culture de l’utilisation des antimicrobiens où les propriétaires d’animaux et les producteurs peuvent être habitués à demander un antimicrobien particulier pour la prévention, le contrôle ou le traitement d’une maladie.
  3. Remplir les documents appropriés dans le dossier médical 
    Des dossiers médicaux créés et mis à jour par les médecins vétérinaires pour tous les types de pratiques doivent contenir suffisamment de renseignements consignés dans le dossier concernant l’anamnèse, les consultations, les épreuves de laboratoire et les résultats de l’examen physique afin de justifier la prescription et l’usage de l’antimicrobiens. Un diagnostic précis ou un but d’utilisation de l’antimicrobien doit être consigné.
  4. Assurer une surveillance de l’utilisation et du suivi
    La définition acceptée d’une RVCP stipule spécifiquement que le médecin vétérinaire responsable de la prise des décisions médicales pour un animal ou un groupe d’animaux doit être disponible en vue d’assurer un suivi ou qu’il a pris les dispositions nécessaires pour désigner un remplaçant. Cette obligation s’étend à la prescription de tous les produits pharmaceutiques, y compris les antimicrobiens.  

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la prescription et la distribution et la RVCP, veuillez lire Surveillance vétérinaire de l’utilisation des antimicrobiens – Un cadre de travail pancanadien pour les normes professionnelles régissant les médecins vétérinaires. Le document a été créé par le Groupe consultatif sur la gouvernance des produits pharmaceutiques vétérinaires de l’ACMV et le Conseil canadien des registraires vétérinaires (CCRV) afin de guider les professionnels vétérinaires tandis qu’ils assumeront des responsabilités supplémentaires.