CVMA | Documents | L’importance de la relation vétérinaire-client-patient
CVMA-ACMV

L’importance de la relation vétérinaire-client-patient

Le 28 avril 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

En quoi consiste une relation vétérinaire-client-patient (RVCP) légitime?

On considère qu’il existe une RVCP légitime seulement si les dossiers médicaux de la pratique contiennent des preuves suffisantes d’une interaction pertinente et opportune entre le vétérinaire, le propriétaire de l’animal et les patients animaux.

Ces interactions peuvent inclure, entre autres :

  • Des visites à la ferme ou à domicile
  • Des rendez-vous à la clinique
  • Des consultations
  • Des examens directs de l’animal (individuel ou troupeau)
  • Des rapports de laboratoire
  • Des évaluations des dossiers de production, etc.

La RVCP est appuyée par des preuves documentées que le vétérinaire a entrepris les démarches nécessaires afin d’établir les besoins médicaux qui permettent de prescrire et de distribuer ensuite les produits pharmaceutiques.

La RVCP n’est pas une entente contractuelle signée mais plutôt une relation de travail et une interaction entre le vétérinaire, le client et un patient animal particulier ou un groupe d’animaux. La RVCP ne confère pas en soi le droit de prescrire et de distribuer des médicaments.

Chaque organisme de réglementation provincial ou territorial de la médecine vétérinaire possède sa propre définition d’une RVCP qui est enchâssée dans la loi provinciale. 

Les Lignes directrices de l’ACMV sur l’administration judicieuse des antimicrobiens (2008) précise qu’une RVCP existe lorsque toutes les conditions suivantes sont réunies :

  1. Le client a confié au vétérinaire la responsabilité de porter un jugement clinique sur la santé de l’animal, le besoin d’appliquer un traitement et le client a consenti à suivre les directives du vétérinaire.
  2. Le vétérinaire connaît suffisamment l’animal pour poser un diagnostic à tout le moins général ou préliminaire sur l’état de santé de l’animal. Cela signifie que le vétérinaire a récemment vu l’animal et qu’il s’est personnellement rendu compte des conditions d’élevage et des soins prodigués à l’animal lors d’un examen de l’animal ou de visites médicales appropriées et opportunes sur les lieux d’hébergement de l’animal.
  3. Le vétérinaire est en mesure d’assurer un suivi des soins ou il a pris les dispositions nécessaires avec un autre vétérinaire, en cas de réaction indésirable ou d’inefficacité du traitement.

La nouvelle réalité pour la surveillance vétérinaire

Les règlements fédéraux à venir se traduiront par l’élimination de toutes les allégations de production pour les antimicrobiens administrés dans les aliments et l’eau des animaux et ils exigeront, d’ici la fin de 2016, une surveillance vétérinaire obligatoire de l’utilisation des antimicrobiens chez les animaux destinés à l’alimentation.

L’existence d’une RVCP légitime sera cruciale avant qu’un vétérinaire puisse prescrire ou distribuer un médicament.

Le Conseil canadien des registraires vétérinaires et le Groupe consultatif sur la gouvernance des produits pharmaceutiques vétérinaires de l’ACMV travaillent à l’élaboration d’un cadre de travail pancanadien pour les normes professionnelles régissant les vétérinaires lors de la surveillance vétérinaire de l’utilisation des antimicrobiens. Le cadre de travail fournira un ensemble d’objectifs communs et guidera les professionnels vétérinaires dans l’exécution de leurs nouvelles responsabilités. L’ébauche du cadre de travail inclura une mise à jour de la définition de la RVCP que l’on retrouve actuellement dans le document de Lignes directrices sur l’administration judicieuse des antimicrobiens de l’ACMV (2008).

Le document de cadre de travail sera présenté lors d’une vaste séance de consultation et de discussion avec les intervenants qui se déroulera lors du Sommet de l’ACMV qui aura lieu le 7 juillet 2016, durant le congrès de l’ACMV qui se tiendra à Niagara Falls, en Ontario. Nous espérons que vous serez des nôtres lors des discussions.