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Virus de la leucémie féline

Le 12 décembre 2017

Virus de la leucémie féline

Le virus de la leucémie féline (FeLV) est un virus à progression lente qui persiste habituellement dans le corps des chats, perturbe l’immunité normale et possède des stades d’infection. L’infection par le FeLV se traduit par un risque accru pour les infections et le cancer. 

Symptômes

Les chats ont tendance à manifester des symptômes de la maladie lorsqu’ils sont de jeunes adultes, habituellement de la maturité jusqu’à l’âge d’environ cinq ans, même si le virus est souvent acquis lorsqu’ils sont des chatons. 
 
Les symptômes du virus varient : 
 
  • Les chats peuvent développer une leucémie ou un lymphome primaire. 
  • Des infections du tube digestif, de la cavité orale, de la peau ou du système nerveux peuvent causer la diarrhée, la maladie parodontale, des abcès ou un mauvais équilibre, qui sont attribuables à une déficience du système immunitaire.  
  • Des troubles sanguins comme un faible taux de globules rouges (anémie) ou de globules blancs; 
  • Les ganglions lymphatiques peuvent être enflés et des infections des voies respiratoires supérieures peuvent être fréquentes et difficiles à gérer. 
  • D’autres symptômes généraux d’une mauvaise santé peuvent se produire, dont une perte de poids, un pelage terne ou clairsemé et des anomalies de la reproduction. 

Transfert et risques du virus

Le transfert du virus peut se produire de la mère aux petits, entre des chats logés ensemble ou dans les colonies de chats féraux. Le partage des bols de nourriture et d’eau, le toilettage mutuel, les combats et les litières partagées peuvent tous permettre le transfert du virus. 

Une fois que le chat est infecté, le virus se propage dans le système circulatoire du corps et, chez certains chats, le virus fusionne avec les gènes du chat et devient inactif dans la moelle osseuse (en tant que provirus). Cette infection est qualifiée de régressive et ces chats n’auront pas de test positif lors des épreuves cliniques routinières et ils peuvent sembler normaux pendant un certain temps. 

Chez certains chats, l’infection devient persistante et ces chats peuvent excréter le virus, qui pourra infecter d’autres chats. Le virus ou les complications connexes provoquent habituellement la mort de ces chats dans un délai de deux à cinq ans après l’infection initiale. 

Diagnostic

Des tests sont disponibles et ils sont utilisés pour dépister les chats malades et en santé. L’infection peut être silencieuse pendant des mois, voire des années, et les tests jouent donc un rôle important. Les jeunes chatons et chats exposés à des chats infectés devraient subir de nouveaux tests dans quatre mois, même si les résultats des tests initiaux étaient négatifs. 

Certaines cliniques vétérinaires utilisent les tests ELISA pour vérifier la circulation de la protéine du virus. De nouveaux tests de laboratoire d’amplification en chaîne par polymérase (PCR) peuvent être plus sensibles et peuvent identifier même de faibles quantités du provirus dans le système. Un test d’immunofluorescence sur un frottis sanguin ou des prélèvements de la moelle osseuse sont aussi utilisés pour tester les cellules et détecter la présence du virus de la leucémie. Votre vétérinaire peut discuter des avantages et des désavantages de chaque test avec vous.

Stratégies de prévention et gestion des chats infectés :

  • Gardez les chats malades ou activement infectés à l’intérieur et en isolement.
  • Vaccinez les chats qui habitent dans le même environnement que les chats positifs pour le FeLV et vaccinez les chats qui sortent à l’extérieur. La vaccination des chats adultes se fonde sur le risque. Les chats d’intérieur présentent un risque inférieur que ceux qui se promènent à l’extérieur. Même si la vaccination n’est pas efficace à cent pour cent, c’est le meilleur moyen de protection.
  • Mettez les nouveaux arrivants en quarantaine et faites-leur subir des tests afin d’assurer qu’ils sont négatifs pour le FeLV avant de les laisser pénétrer dans un foyer ou un établissement.
  • Réduisez le stress et la surpopulation et offrez une nutrition de qualité ainsi que des soins préventifs appropriés.
  • Évitez d’accoupler les chats qui ont obtenu un test positif pour le virus. Les jeunes chatons s’exposent au risque le plus élevé de contracter la maladie vu que leur système immunitaire n’est pas aussi bien développé que celui d’un chat adulte. 
  • Effectuez des évaluations de la santé deux fois par année ou plus fréquemment pour les chats malades conformément aux directives de votre vétérinaire.
  • Utilisez une désinfection appropriée pour nettoyer un environnement où un chat infecté a déjà habité avant d’introduire de nouveaux chats ou chatons; le virus ne survit pas longtemps sur les surfaces.

Traitement

Il n’y a pas actuellement de traitement pour la maladie. Des essais récents avec des médicaments antiviraux, de la chimiothérapie pour les cancers connexes, la thérapie à l’aide d’immunomodulateur des cellules T et à l’interféron oméga s’avèrent prometteurs pour la gestion chronique. Votre vétérinaire peut vous expliquer ces modalités plus en détail. Des soins de soutien sont prodigués pour les complications associées à la maladie, notamment les infections secondaires et l’anémie. 

Parlez à votre vétérinaire à propos des précautions requises afin de protéger votre chat contre le virus FeLV ou pour aider à gérer un chat infecté. 


Dre Kathleen Cavanagh, consultante en rédaction en ligne de l’ACMV
B.Sc., D.M.V., MET

Dre Beth Hanselman, consultante spécialiste
D.M.V., D.Sc.Vet., Dip DACVIM                                                                     

Le 27 novembre 2017