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Votre vétérinaire demeure votre meilleur conseiller en matière de vaccination

Le 30 septembre 2015

La vaccination de routine est recommandée pour tous les animaux, même ceux qui sortent rarement de la maison ou qui sont strictement des animaux d’intérieur. Votre vétérinaire possède des renseignements sur chacune des maladies pour lesquelles il existe un vaccin et il peut vous aider à déterminer les vaccins dont a besoin votre animal, selon son style de vie (un animal qui reste à l’intérieur ou sort de la maison), l’âge (les chiots et les chatons ont besoin de rappels pour renforcer leur immunité à long terme), l’état de santé (une mauvaise santé ou une bonne santé) et l’espèce (chien et chat).  

Il y a des vaccins essentiels que devraient recevoir tous les animaux examinés. Ils incluent des vaccins contre la maladie de Carré, le parvovirus et la rage. Il y a aussi des vaccins non essentiels et ceux-ci sont administrés selon le risque associé au style de vie. Ils incluent des vaccins contre la maladie de Lyme (transmise par les tiques), la leptospirose (bactérie hydrique) et Bordetella (qui fait partie du complexe de toux du chenil). Par exemple, le vaccin contre Bordetella sera administré aux chiens qui fréquentent des chenils.

Les vétérinaires sont formés pour vous conseiller sur les vaccins en fonction de nombreux facteurs déterminants et ils peuvent porter assistance à l’animal et vous conseiller en cas de réactions indésirables (qui se produisent rarement). La formulation des vaccins varie énormément : certains comportent des adjuvants, certains sont des sous-unités et d’autres sont entiers, certains sont à virus vivant modifié et d’autres à virus tué, certains sont administrés par voie intranasale et d’autres par injection. Il y a donc un vaste éventail de produits et le vétérinaire peut discuter ces options avec vous.  Il ne faut pas uniquement se fier sur les sources en ligne pour déterminer les vaccins à administrer, car le vétérinaire connaît VOTRE animal et les décisions de vaccination se basent sur chaque animal individuel.

Certains babillards en ligne peuvent suggérer que les vaccins ne sont pas sûrs et qu’ils sont inutiles ou des amis ou autres personnes peuvent vous communiquer de tels renseignements, mais ces conseils ne sont pas crédibles et ils ne sont pas appuyés par des preuves scientifiques. Même s’il peut se produire des effets secondaires, et qu’ils sont certes inquiétants, signalons que tous les médicaments présentent le potentiel d’effets secondaires, y compris les médicaments en vente libre que vous achetez pour vous-même à la pharmacie ou qui vous sont prescrits par votre médecin. Les vaccins modernes sont soigneusement formulés pour réduire le risque d’effets secondaires.

Il y a plusieurs bonnes raisons de recommander la vaccination :

  • D’abord, un chat d’extérieur qui reçoit des vaccins selon le calendrier du fabricant reçoit des anticorps offrant une protection contre les infections graves ou mortelles. Cette protection est importante car les chats entreront inévitablement en contact direct avec d’autres chats (morsure, égratignure, toilettage mutuel) ou ils seront exposés par la salive, l’urine, les particules aéroportées lors d’éternuements ou de la toux ou du contact avec des surfaces et toutes ces expositions pourront se traduire par la transmission de maladies. Par ailleurs, le niveau de protection du chat contre les maladies les plus graves diminuera graduellement si les vaccins ne sont pas administrés régulièrement, ce qui le rendra plus vulnérable en cas d’exposition à ces maladies.
  • Peu de chats d’intérieur demeurent strictement dans la maison, car ils peuvent parfois s’échapper à l’extérieur ou être laissés dehors par inadvertance. D’autres chats pourront être mis en pension à une date ultérieure et aucun établissement n’acceptera un chat sans un dossier de vaccination à jour. Les invités en visite pourront aussi amener leurs animaux et les propriétaires pourraient emmener leurs animaux lors de visites à l’extérieur du domicile.
  • Par ailleurs, des animaux sauvages peuvent parfois pénétrer dans la maison : les chauves-souris peuvent entrer par des fenêtres ouvertes, des mammifères comme des ratons-laveurs et des moufettes peuvent pénétrer par des portes battantes pour les animaux de compagnie et même parfois déchirer une moustiquaire lorsqu’ils sont attirés par l’odeur de nourriture. S’ils sont infectés par des maladies, ils présenteront un risque pour les occupants.
  • Les chiens qui fréquentent des parcs à chiens, des pensions, des spectacles ou des concours et les chiens d’assistance ou de visite devront être pleinement protégés en raison du contact accru avec d’autres animaux qui augmente la probabilité d’exposition à des chiens dont on ne connaît pas l’état de santé ni le dossier de vaccination.
  • Le parvovirus est exceptionnellement résistant à la dégradation sur des surfaces à l’extérieur ou à l’intérieur dans les lieux de rassemblement de chiens et il est essentiel de vacciner les chiens contre cette maladie mortelle, vu que le virus est omniprésent.
  • Les taux de vaccination réduits de la population qui ont récemment été observés ont exposé les animaux à l’éclosion de maladies qui n’étaient pas prévalentes durant les années de vaccination élevée, notamment la maladie de Carré. Il est donc important de maintenir un niveau élevé d’immunité collective (« immunité de groupe ») afin de prévenir l’éclosion de maladies importantes pour lesquelles il existe des vaccins (les cas récents de rougeole attribuables à de faibles taux de vaccination dans certaines régions du Canada reflètent aussi cette situation).
  • Il y aura aussi des occasions où vous devrez amener l’animal à la clinique vétérinaire pour un problème de santé ou un examen annuel. Si votre animal n’a pas reçu ses vaccins, la visite à la clinique pourrait présenter un certain risque, vu qu’il y a une probabilité accrue d’exposition à un animal malade. La même situation se présentera si l’animal doit être hospitalisé.
  • Certaines infections peuvent être transmises de la mère aux petits, ce qui a un effet dévastateur. Citons en exemple la leucémie féline. Le dépistage et la vaccination peuvent contribuer à éliminer la transmission de cette maladie et sauver la vie de chatons.
  • La maladie de Lyme est transmise par des morsures de tiques et elle cause divers symptômes. Seulement 5 % des chiens développeront des symptômes qui se traduiront par un diagnostic, mais la maladie est difficile à diagnostiquer chez les humains et l’incidence d’une infection active est supérieure, donc plus généralement grave chez les humains. La vaccination des chiens prévient l’infection et l’augmentation du nombre de chiens infectés dans le milieu local.
  • La vaccination contre la leptospirose aidera à protéger la santé du chien et c’est une autre maladie qui peut aussi affecter les humains et est difficile à diagnostiquer. Il est donc préférable de protéger les chiens qui peuvent être exposés à des eaux contaminées.
  • Dans certaines régions du Canada, la loi exige la vaccination des animaux de compagnie contre la rage et une preuve sera requise pour l’obtention d’un permis municipal. La rage présente essentiellement un taux de mortalité de 100 % et il est donc important de réduire le risque pour toute la collectivité. La faune continue de servir de réservoir au virus et il représente donc toujours une menace.
  • Sans un examen annuel, des problèmes de santé bénins pourraient s’aggraver. Afin de déterminer les vaccins que devrait recevoir votre animal de compagnie, consultez votre vétérinaire. Certains vaccins ne seront pas administrés tous les ans, mais l’examen annuel devrait toutefois être réalisé.
  • La vaccination de routine est recommandée en raison de la protection accrue qu’elle confère aux animaux, mais il faut signaler qu’elle n’offre pas une protection à 100 % dans tous les cas et que le taux d’efficacité varie selon le produit.

(2015)