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Le mot du président de l'ACMV 2021-2022 - Camaraderie, coopération et collaboration

août 27, 2021

Salutations de votre nouveau président de l’ACMV pour l’année 2021-2022! En guise de présentation, permettez moi de vous parler un peu de moi et de mes expériences depuis l’obtention de mon diplôme de l’Ontario Veterinary College en 1987. J’ai eu la chance de travailler en Ontario, en Alberta et à l’étranger, avec des chevaux, des bovins et des porcs en pratique des grands animaux, avec des petits ruminants en recherche appliquée, avec des « animaux de compagnie » y compris des reptiles et des petits mammifères en pratique des petits animaux, et avec un groupe éclectique d’autres espèces intéressantes ici et là. J’ai également enseigné et servi de mentor à des médecins vétérinaires et à des techniciens vétérinaires agréés (RVT).

J’ai été témoin de tellement de changements au cours des 35 dernières années – touchant la médecine, la chirurgie, les médicaments, la réglementation, les attentes sociétales et les considérations financières de la pratique vétérinaire – qu’ils sont trop nombreux pour être détaillés ici! Cela dit, une chose que j’ai apprise, c’est que dans chaque sphère de la pratique vétérinaire, il y a toujours une grande variété d’individus qui contribuent à presque tous les aspects du travail. Je suis constamment impressionné par le niveau d’engagement et d’expertise de tant de personnes dans notre profession, des experts sur un sujet particulier aux spécialistes ayant une formation poussée en passant par les éducateurs de talent et d’autres professionnels dotés d’une expérience ou des connaissances exceptionnelles. Et nous avons la chance de compter bon nombre de ces personnes parmi les bénévoles de l’ACMV qui s’impliquent au sein du Conseil, des comités ou des groupes de travail ou qui participent d’autres façons.

Chacun de nous au sein de la profession vétérinaire, tant les médecins vétérinaires que les techniciens, avons beaucoup à offrir (et beaucoup à apprendre). Pourtant, il semble que nous ayons tendance à nous sous-estimer dans l’évaluation de ce que nous offrons au public. Comme l’a dit Thomas Fuller, « tout est difficile avant de devenir facile ». Les tâches qui sont simples pour certains en raison de leur expérience relèvent d’un savoir-faire incroyablement précieux pour quelqu’un d’autre qui en a besoin. Cela est aussi vrai pour un spécialiste qui utilise ses compétences et ses connaissances avancées pour prendre en charge un patient que pour un médecin généraliste qui rassemble l’information issue de la science, de la recherche, du marché et de la réglementation pour élaborer un programme pratique de santé du troupeau dans un domaine spécifique de la production d’animaux destinés à l’alimentation. Dans la pratique des animaux de compagnie, cela comprend l’obtention des conseils (parfois contradictoires) de plusieurs experts et chercheurs pour recommander et entreprendre la meilleure marche à suivre pour l’animal bien-aimé d’un client tout en tenant compte des conditions de vie de l’animal et de la famille, des considérations éthiques et des contraintes financières. De plus, tout cela est fait avec un profond respect pour la vie animale et humaine.

Diverses occasions offertes par la profession m’ont permis de participer à de nombreuses facettes du travail vétérinaire au pays et à l’étranger, faisant de moi une sorte de « touche-àtout ». Cela s’explique en partie par l’année de l’obtention de mon diplôme et l’état de la pratique vétérinaire à ce moment-là, et aussi par les choix de carrière que j’ai pu faire. Dans toutes mes activités vétérinaires (animaux de production, animaux de compagnie et enseignement), je me suis fortement appuyé sur les conseils et l’expertise des autres. Très souvent au cours de ma carrière, des collègues m’ont permis d’apprendre de nouvelles choses.

Il peut être intimidant de constater les compétences pointues et les connaissances approfondies de nombreux vétérinaires, mais à mesure que la spécialisation se développe au sein de notre profession, nous devons aspirer à la collaboration de plus en plus. Parallèlement à mon admiration pour les capacités, la compréhension et le savoir de mes collègues, j’en viens à la conclusion que la pratique vétérinaire générale (dans le domaine des petits ou des grands animaux) est elle aussi une forme de spécialité. Cela dit, ce constat concerne peut-être davantage la formation vétérinaire et l’octroi de permis, alors restons-en là pour le moment.

C’est un honneur pour moi de représenter les médecins vétérinaires canadiens à titre de président de l’ACMV cette année; mon intention est de représenter la voix des vétérinaires de tout le pays avec dignité et respect. Compte tenu des points de vue et des intérêts divergents de beaucoup d’entre nous, je ne m’attends certainement pas à ce que nous pensions tous de la même manière – ce serait ennuyeux (et très peu « vétérinaire »!). J’espère sincèrement que les rôles de l’ACMV dans les représentations nationales et internationales, la promotion du bien-être animal et le soutien de la profession seront de plus en plus appréciés et valorisés par les médecins vétérinaires de tout le pays. En traitant chaque personne et animal avec le respect que toute vie mérite, et en nous rappelant que nous faisons tous partie d’un tout plus interconnecté qu’on a généralement tendance à le croire, l’ACMV s’affaire à amplifier notre voix vétérinaire nationale pour qu’elle soit encore plus largement entendue et respectée. J’espère que cette année, notre camaraderie, notre coopération et notre collaboration seront renforcées tandis que nous servons et protégeons notre société en prenant soin des animaux et des personnes qui les aiment et s’en occupent (en personne, de préférence). Je serai heureux de recevoir vos commentaires, suggestions et conseils.

- Louis Kwantes