ACMV | Actualités et événements | Le mot de la présidente : On ne lâche pas, Canada! En ce qui concerne la COVID-19, on n’a pas dit notre dernier mot!
CVMA-ACMV

Actualités, événements et RESSOURCES COVID-19

Le mot de la présidente : On ne lâche pas, Canada! En ce qui concerne la COVID-19, on n’a pas dit notre dernier mot!

août 26, 2020

Avant de commencer mon premier mot de la présidente (qui, dans les circonstances actuelles, pourrait bien livrer un message quelque peu non conventionnel), je tiens à vous dire MERCI. Je n’ai jamais été aussi fière d’être Canadienne et de faire partie d’une communauté de professionnels aussi engagés et dévoués. Notre présidente sortante, la Dre Melanie Hicks, alias « présidente COVID », et notre PDG, M. Jost Am Rhyn, ont démontré que c’est bien vrai que les temps de crise révèlent les vrais leaders. Appuyés par les efforts colossaux du personnel de l’ACMV et du groupe de travail sur la COVID-19, ils ont transmis, et continuent de transmettre, à nos membres l’information la plus utile et pertinente sous la forme de webinaires et de conseils directs aux équipes vétérinaires canadiennes. Leur collaboration constante avec les registraires vétérinaires canadiens, les associations provinciales, les agences du gouvernement fédéral et l’industrie témoigne une fois de plus de notre conviction profonde que nous sommes plus forts lorsque nous unissons nos voix.

Je peux vous dire en toute honnêteté qu’en février 2020, lorsque j’ai commencé à noter mes idées de sujets pour les prochains mots de la présidente, c’est à peine si j’avais entendu parler de la COVID-19. Alors que nous nous affairions à planifier les nombreux événements et activités de l’ACMV pour la prochaine année, je n’aurais jamais imaginé que la plupart, voire la totalité, de ces activités seraient annulées ou reportées à une date ultérieure inconnue. Mon année de présidence est passée d’un enchaînement de chambres d’hôtel, d’aéroports et d’allocutions aux trépieds, microphones et ordinateurs portables pour ce qui semble être une série infinie de réunions virtuelles. Trouver le bon endroit dans ma maison, où je suis souvent entourée de trois enfants, de deux chats et d’un chien (adorable mais bruyant!), a été tout un défi! Vous risquez de voir mon arrière-plan changer au cours de l’année, mais n’ayez crainte, je promets de toujours porter un pantalon!

Je dois reconnaître qu’il a été très difficile de garder une attitude positive ces derniers mois, et j’espère sincèrement qu’au moment où ce texte sera publié, nous verrons beaucoup moins de cas de COVID-19 et que nous aurons amorcé un certain « retour à la normale ». Cela dit, tout comme j’en savais bien peu sur la COVID-19 il y a quelques mois, à ce stade-ci, je n’ai pas d’idée claire de quoi cette « normale » sera faite. De nouveaux termes comme EPI, distanciation sociale, covidiot, quarantaine, aplatir la courbe, et « zoomer » sont devenus bien connus en très peu de temps! Sans oublier mon nouvel acronyme préféré : QFSW (pour « que ferait Scott Weese? »)!

La COVID-19 nous a donné le temps de réfléchir à qui nous sommes et à ce qui était important pour nous avant la pandémie. Était-ce cette tape sur l’épaule de votre collègue lorsque vous passiez une mauvaise journée? Était-ce un câlin réconfortant de votre maman? Était-ce voir les visages heureux et souriants de vos clients qui vous emmènent un nouveau chaton? Était-ce la poignée de main sincère de l’agriculteur après une césarienne réussie? Était-ce la possibilité de prendre dans vos bras cette cliente que vous connaissez depuis 20 ans lorsqu’elle a dû dire au revoir à son chien? Était-ce pouvoir sortir prendre un verre avec vos collègues à la fin d’une longue semaine? Était-ce l’excitation ressentie à l’approche de votre prochain voyage en famille? Était-ce savoir que votre famille est en santé et en sécurité?

Nous sommes probablement peinés en raison de toutes ces petites choses de notre vie « normale » dont nous sommes privés, et préoccupés par l’incertitude de ce que l’avenir nous réserve. Nous traversons probablement les cinq étapes du deuil. Le choc et le déni : cela ne m’arrivera pas à MOI. La colère : comment osez-vous me dire que je dois rester à la maison? Le marchandage : dans quelques semaines, tout ira bien. La tristesse : je ne sais pas quand tout cela va finir. Et enfin l’acceptation : je dois apprendre à composer avec la situation.

Il est peut-être temps de faire le plein de COMPASSION pour les autres, y compris nos collègues et nos clients, car nous ne pouvons pas toujours savoir à quel stade du deuil ils se trouvent.

J’ai toujours cru fermement que ce n’est pas l’erreur qui compte, mais plutôt la façon dont on y fait face, ce qu’elle nous apprend et comment on met cet apprentissage en pratique dans notre vie. La COVID-19 était une énorme erreur mondiale. Nous en tirons certainement des leçons, peut-être même de façon involontaire parfois. Mes mentors personnels de mon ancienne alma mater, comme le Dr Scott Weese et le Dr David Waltner-Toews, ont joué un rôle déterminant au cours des derniers mois alors que j’essayais d’assimiler ce qu’est la COVID-19 et comment elle a viré le monde à l’envers. Je crois que nous avons appris. Maintenant, la question que je me pose, et que je vous pose à vous tous, est comment allons-nous mettre cet apprentissage en pratique dans nos vies? Je ne sais pas si j’aurai trouvé une réponse à cette question d’ici la fin de mon mandat à la présidence de l’ACMV, mais pour l’instant, ce que je peux dire est qu’il faut toujours être prêt à faire face aux imprévus et à s’adapter rapidement!

Durant cette période difficile, je suis fière d’être à vos côtés, chers membres de la grande équipe vétérinaire canadienne! Ce n’est peut-être pas ce à quoi nous nous attendions, mais ce sera certainement quelque chose que nous n’oublierons jamais. Chère COVID-19, tu n’arriveras pas à te débarrasser de nous aussi facilement!

¦ Enid Stiles