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Reconnaître la cruauté envers les animaux

La violence envers les animaux comprend la violence physique (blessure non accidentelle), l’abus sexuel, l’abus émotionnel, la négligence et la tenue de combats entre animaux. La majorité des cas de violence sont attribuables à la négligence.
Les vétérinaires possèdent de la formation en matière de soins adéquats pour les animaux et sont bien équipés pour reconnaître des soins inadéquats. Il est crucial que les vétérinaires travaillant dans une clinique soient conscients de la possibilité de violence et interviennent efficacement lorsque des cas d’abus sont soupçonnés, afin de protéger l’animal contre de nouveaux abus et parce que la violence peut être un signe dautres incidents violents se produisant dans la famille.

Façons dont un animal victime de violence peut être présenté à un vétérinaire

  • Le propriétaire ou un autre membre de la famille amène l’animal à la clinique, l’une de ces personnes peut être l’auteur de l’abus.
  • L’animal est amené par quelqu’un d’autre – un bon Samaritain, les autorités policières ou un organisme de protection des animaux.
  • Les autorités de protection des animaux peuvent demander à un vétérinaire d’effectuer une inspection d’une ferme ou d’une installation d’élevage.
  • Un vétérinaire peut être témoin de violence.
  • Un vétérinaire peut prendre connaissance de méthodes de dressage violentes.

Signes de violence possible
En général, des soupçons sont éveillés par un ensemble de facteurs, comme des éléments de l’historique, le comportement du client, d’autres membres de la famille ou de l’animal et des types particuliers de blessures. Rappelez-vous que la présence d’un seul élément ne justifie pas un diagnostic de violence.

  • Historique
    • L’historique est vague; le propriétaire ne peut pas ou ne veut pas vous dire comment les blessures se sont produites.
    • L’histoire ne correspond pas aux blessures (p. ex. « le chien est tombé du lit » pour expliquer les fractures).
    • Des commentaires par d’autres membres de la famille, y compris les enfants, peuvent communiquer des renseignements conflictuels sur la façon dont les blessures se sont produites.
    • Le conjoint ou un enfant peut se confier à un vétérinaire ou à un membre du personnel à propos de ce qui est arrivé à l’animal ou de ce qui se produit à la maison.
    • Il peut y avoir un historique d’animaux antérieurs qui sont disparus ou morts à un jeune âge (souvent avant l’âge de deux ans).
    • Le propriétaire peut consulter plusieurs vétérinaires afin de tenter de dissimuler le nombre de blessures.
  • Blessures suspectes
  • Signes de négligence
  • Comportement du client
    • Le propriétaire ne semble pas inquiet ou il a tardé à obtenir des soins (p. ex., les blessures datent clairement de plusieurs jours chez une race utilisée pour les combats de chiens).
    • Il ne s’inquiète pas au sujet de problèmes graves ou ne suit pas les traitements médicaux nécessaires.
  • Comportement du patient
    • Des problèmes de comportement, y compris l’agression et la soumission, peuvent être associés à la violence.
    • L’animal peut manifester une mauvaise socialisation avec d’autres animaux ou les gens ou sembler très craintif.

Pour plus de renseignements, voir «Battered pets»: Features that raise suspicion of non-accidental injury – Munro et Thrusfield, J Small Animal Practice, 2001, vol. 42, p. 218-226