Sommet de l’ACMV
CVMA-ACMV

Sommet de l’ACMV

Le Sommet de l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) est un forum annuel où les leaders vétérinaires canadiens et internationaux partagent de l’information sur les principaux enjeux de l’heure en médecine vétérinaire. Les discussions qui ont lieu durant le Sommet se sont avérées inestimables afin d’explorer et d’adopter des approches communes pour aborder les défis que doit relever notre profession. Tous les délégués du congrès de l’ACMV peuvent assister à cet événement, qui est organisé chaque année durant le congrès de l’ACMV.

SOMMET DE L’ACMV 2019 : La NORME D’EXCELLENCE EN MATIÈRE DE BIEN-ÊTRE ANIMAL – IMPACT POSITIF ET NÉGATIF SUR LES ANIMAUX ET LES MÉDECINS VÉTÉRINAIRES

Toutes les séances Niveau 1 RACE 

Conférenciers : 

Dre Susan Hazel, conférencière principale, Comportement, bien-être et éthique pour les animaux, Australie
Titre de l’atelier : Bien-être des animaux à l’échelle mondiale : Défis et occasions
Dr David Fraser, professeur, Faculté des terres et des systèmes alimentaires, Université de la Colombie-Britannique
Titre de l’atelier : Qu’entendons-nous par un seul bien-être?
Dre Heather Bacon, Université d’Édimbourg
Titre de l’atelier : La norme d’excellence en matière de bien-être animal –Impact positif et négatif sur les animaux et les médecins vétérinaires

Visualisez les biographies des conférenciers ici.

Titre de l’atelier : Bien-être des animaux à l’échelle mondiale : Défis et occasions

Dre Susan Hazel, conférencière principale, Comportement, bien-être et éthique pour les animaux, Australie

Dans notre village planétaire, nous sommes de plus en plus sensibilisés aux enjeux du mieux-être des animaux de toutes les régions : urbaines ou rurales, très peuplées ou isolées. Certains sont communs à un grand nombre de régions, comme le commerce en ligne d’animaux domestiques et d’animaux exotiques, le transport d’animaux sur de longues distances et les conséquences de l’agriculture intensive sur le mieux-être des animaux. L’Internet, notamment le commerce en ligne, peut nuire aux animaux, mais il permet aussi d’informer le public sur les grandes menaces au mieux-être des animaux. On peut penser à plusieurs cas survenus ces dernières années, comme le commerce de la viande de chien, l’utilisation de colliers électriques pour dresser les chiens et les interventions cosmétiques, comme le dégriffage des chats ainsi que la coupe de la queue et des oreilles des chiens. La communication accrue entre les décideurs et les scientifiques spécialistes du mieux-être des animaux favorise les échanges sur les stratégies qui fonctionnent (ou non), ce qui contribue à aider les animaux partout dans le monde. L’élaboration de lignes directrices internationales, comme celles relatives au mieux-être des animaux de l’Association mondiale des vétérinaires spécialistes des petits animaux, joue aussi un rôle important. Enfin, au cours des 20 dernières années, le niveau d’enseignement sur le comportement et le mieux-être des animaux s’est considérablement amélioré pour les étudiants en sciences vétérinaires et des animaux. Bien qu’il soit urgent de nous attaquer à de multiples problèmes concernant le mieux-être des animaux, une approche mondiale offre de nombreuses occasions d’améliorer progressivement le traitement que nous réservons aux animaux.

Titre de l’atelier : Qu’entendons-nous par un seul bien-être?

Dr David Fraser, professeur, Faculté des terres et des systèmes alimentaires, Université de la Colombie-Britannique

Le mieux-être des êtres humains et celui des animaux sont étroitement liés. Cette séance traitera de l’importance de la collaboration entre les services vétérinaires et de protection des animaux et ceux des services sociaux, comme l’aide humanitaire, du rôle de la santé mentale dans les soins aux animaux, notamment en lien avec l’accumulation et la négligence, ainsi que de certains cas dans le monde où l’amélioration du mieux-être des animaux a contribué au mieux-être humain.

Titre de l’atelier : La norme d’excellence en matière de bien-être animal –Impact positif et négatif sur les animaux et les médecins vétérinaires

Dre Heather Bacon, Université d’Édimbourg

Le mieux-être des animaux est un domaine qui suscite un intérêt croissant chez les vétérinaires du globe; à de nombreux endroits dans le monde, on s’attend à ce que les vétérinaires veillent au mieux-être des animaux, mais cette attente pose aussi de nombreux problèmes pour notre profession. Les vétérinaires n’ont jamais été bien formés en science du mieux-être animal, et on n’applique pas toujours rigoureusement les règles d’éthique vétérinaire dans les programmes d’enseignement. Ils sont toujours formés à des interventions préjudiciables pour les animaux, ce qui peut mener à une réduction à l’état d’objet et à une empathie réduite. Les normes issues des règles d’éthique vétérinaire entrent parfois en conflit avec des positions éthiques régionales ou culturelles concernant l’acceptabilité de diverses interventions vétérinaires, comme l’amputation ou l’euthanasie. Dans certaines régions, l’absence de réglementation de la pratique vétérinaire peut créer de la confusion au sujet du rôle et des responsabilités de des derniers, et les écarts dans la disponibilité de médicaments et la délivrance de permis rendent parfois difficile le recours à l’anesthésie et à l’analgésie, ce qui tranche avec l’intérêt professionnel croissant pour des interventions vétérinaires toujours plus poussées. Ces enjeux multiples et complexes influencent les façons dont nous, les vétérinaires, valorisons et traitons les animaux que nous soignons. Si nous arrivons à comprendre les interactions entre nos propres décisions éthiques et nos incidences sur le mieux-être des animaux dont nous sommes responsables, nous pouvons faire en sorte de préserver leur mieux-être, même dans les situations difficiles.