CVJ - Juin 2026, Vol. 67, No. 6
Scientifique
Communication brève
Premier cas rapporté de Dirofilaria immitis chez un coyote (Canis latrans) de l’Île-du-Prince-Édouard
Laura J. Leaman, Kylee F. Graham, Megan E.B. Jones, Spencer J. Greenwood, Nina Germitsch (page 622)
Objectif
Notre objectif était de confirmer l’identité d’un nématode prélevé dans le ventricule droit d’un cœur de coyote lors de sa dissection, en utilisant des méthodes moléculaires publiées pour valider le diagnostic morphologique de Dirofilaria immitis (dirofilariose canine).
Animaux et procédure
Un nématode adulte a été obtenu lors de la dissection du cœur d’un coyote (Canis latrans) chassé sur l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) en janvier 2021 et congelé à -20 °C avant d’être traité en juin 2024. Le nématode a été identifié en fonction de sa taille et de ses caractéristiques morphologiques. L’espèce a été confirmée par PCR et séquençage d’ADN du gène de l’antigène de surface spécifique de D. immitis.
Résultats
Le nématode mâle adulte découvert dans le ventricule droit d’un coyote chassé près de Summerville (Î.-P.-É.) a été identifié comme étant D. immitis, présentant une identité de 99 % avec les séquences publiées dans GenBank.
Conclusion et pertinence clinique
Cette découverte indique que D. immitis est établi à l’Î.-P.-É. et pourrait se propager à d’autres canidés sauvages ou domestiques. Dirofilaria immitis peut causer une grave maladie cardiopulmonaire chez les chiens domestiques. Les vétérinaires des provinces maritimes doivent être conscients de la possibilité que des chiens locaux n’ayant pas voyagé et présentant des problèmes cardiopulmonaires soient infectés par D. immitis.
Rapports de cas
Utilisation de la tomodensitométrie pour le diagnostic et la réduction chirurgicale en position debout d’un hématome ethmoïdal progressif chez une jument
Seyoung Lee, Eun-bee Lee, Taehyun Kim, Ji-Youl Jung, Jae-Hoon Kim, Jong-pil Seo (page 626)
L’hématome ethmoïdal progressif (HEP) est une masse rare, non néoplasique, se développant dans les voies naso-sinusiennes chez le cheval. Une jument pur-sang gestante de 11 ans a été présentée avec une historique d’écoulements nasaux intermittents et une respiration stertoreuse. L’examen radiographique a révélé une opacité accrue des sinus et des fosses nasales, et l’endoscopie a mis en évidence une masse émergeant du cornet ethmoïdal gauche. La tomodensitométrie (TDM) a permis de visualiser l’étendue et l’origine de la masse, confirmant le diagnostic d’HEP. Un lambeau fronto-nasal en position debout a été réalisé sous sédation, après une trachéotomie temporaire pour sécuriser les voies respiratoires. La masse a été exposée via un lambeau osseux fronto-nasal et retirée après une double ligature. L’examen histopathologique a confirmé le diagnostic d’HEP. La jument n’a présenté aucune complication postopératoire et a ensuite mis bas.
Message clinique clé :
Ce cas clinique décrit le processus diagnostique, utilisant la radiographie, l’endoscopie et la TDM, et détaille la réduction chirurgicale et le résultat d’un HEP chez une jument. Il souligne l’intérêt de la TDM pour localiser et mesurer l’HEP, facilitant ainsi la planification chirurgicale.
Extraction sous guidage fluoroscopique d’un corps étranger urinaire chronique chez un chat
Carmen M. Girard, Brian T. Hardy (page 633)
Un chat mâle castré, croisé Maine Coon, âgé de 4 ans, a été présenté en consultation pour des signes récurrents de troubles urinaires bas évoluant depuis 3 ans. Ces signes étaient associés à une pyurie, une hématurie et une bactériurie à l’analyse d’urine et ne répondaient pas aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ni aux antibiotiques. Le chat avait subi une urétrostomie périnéale 3 ans auparavant; cependant, les signes de troubles urinaires bas s’étaient aggravés après l’intervention. Un corps étranger était présent dans l’urètre et la vessie, visible sur les radiographies et l’échographie. Une nouvelle technique, utilisant un panier extracteur de calculs en nitinol et un guidage fluoroscopique, a permis d’extraire le corps étranger. Cette procédure, récemment décrite, a été efficace et a entraîné peu de complications. Les signes d’infection des voies urinaires basses ont disparu peu après l’intervention et, au moment de la rédaction de ce rapport, soit au moins 2 mois après l’intervention, aucun signe de récidive n’a été observé chez le chat.
Message clinique clé :
Ce rapport décrit le traitement réussi d’une sonde urétrale oubliée grâce à une approche novatrice utilisant un panier d’extraction de calculs et la fluoroscopie. Cette procédure constitue une alternative intéressante aux traitements traditionnels pour les corps étrangers des voies urinaires.
Prise en charge chirurgicale d’une hernie discale Cd1-Cd2 chez un chien
Bishal Bhattarai, Michel Salman, Nikolay Kozlov, Sergey Pozyabin, Mária Kuricová (page 638)
L’atteinte des disques intervertébraux des vertèbres caudales est une affection exceptionnellement rare chez le chien. Ce rapport décrit un cas rare de hernie discale entre la première et la deuxième vertèbre caudale (Cd1-Cd2) chez un beagle présentant des douleurs sévères lors de la défécation et des mouvements de la queue. L’imagerie diagnostique a confirmé la hernie discale comprimant le canal rachidien caudal. La décompression chirurgicale a permis la disparition complète des signes cliniques. Ce cas rapporté chez un beagle contribue à la littérature et suggère une possible prédisposition raciale.
Message clinique clé :
La hernie discale caudale doit être envisagée dans le diagnostic différentiel chez un chien présentant des douleurs lors de la défécation et des mouvements de la queue. Un diagnostic précoce et une décompression chirurgicale permettent une disparition complète des signes cliniques.
Péritonite aseptique récidivante chez un chien atteint de mésothéliome péritonéal diagnostiqué post-mortem
Karen D. Anstead, Sarah M. Schneider, Noël K. Vezzi (page 642)
Un doberman mâle castré a été présenté pour une péritonite aseptique récidivante, dont la cause n’a pu être déterminée ante mortem malgré de multiples tentatives. L’état du chien s’est dégradé pendant environ 8 mois, jusqu’à son euthanasie en raison d’une qualité de vie déclinante, malgré les interventions médicales. Le diagnostic de mésothéliome canin a été posé lors de la nécropsie. Le mésothéliome canin est rare et difficile à diagnostiquer avec certitude, le diagnostic reposant souvent sur une combinaison de signes cliniques, d’imagerie et de cytopathologie. Il n’existe pas de traitement standardisé, mais la chimiothérapie ayant démontré son efficacité pour améliorer la survie, un diagnostic précoce est souhaitable. L’obtention d’échantillons de haute qualité dès le début de la maladie est essentielle pour optimiser les chances d’un diagnostic précis et d’une prise en charge rapide. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour améliorer notre capacité à distinguer avec précision le mésothéliome canin des modifications mésothéliales réactionnelles et autres néoplasies.
Message clinique clé :
Ce rapport de cas met en évidence les lacunes persistantes dans notre capacité à évaluer et diagnostiquer cliniquement le mésothéliome canin. Des recommandations sont formulées concernant la technique de biopsie afin d’améliorer la qualité des prélèvements et, par conséquent, les chances d’un diagnostic définitif.
Fixation externe par broches de sécurité pour fractures humérales/fémorales chez le chat et le chien pédiatriques : 3 cas
Laura Chevalier, Bernard Bouvy, Pierre P. Picavet (page 649)
Trois animaux (1 chien et 2 chats), pesant tous < 3 kg et âgés de 4 à 7 mois, ont été traités pour des fractures fémorales ou humérales par la technique de fixation externe par broches de sécurité (FEBS), une tige intra-médullaire de Type Ia sans broche transversale proximale reliée à un fixateur squelettique externe. L’évaluation clinique, le suivi radiographique et les résultats rapportés par les propriétaires ont été analysés. Seules des complications mineures ont été observées après l’intervention, et l’interprétation radiographique de la guérison a été obtenue dans tous les cas. Chez tous les animaux, la capacité à supporter le poids du corps a été rapidement rétablie après l’intervention, la fonction du membre a été jugée complète (Cas 1 et 3) ou acceptable (Cas 2), et la satisfaction des propriétaires était excellente. L’évaluation subjective des résultats à long terme n’a révélé aucune incapacité ou seulement une incapacité minime, avec un score LOAD (Liverpool Osteoarthritis in Dogs) de 5/52 pour le chien et des scores FMPI-sf (Feline Musculoskeletal Pain Index short form) de 1/28 et 0/28 pour les chats. La FEBS, de conception simplifiée, semble assurer une stabilité biomécanique adéquate chez les animaux pédiatriques sans nécessiter de broche de transfixation proximale.
Message clinique clé :
En minimisant le traumatisme chirurgical, la technique décrite ici pourrait constituer une alternative pratique à la fixation par plaque élastique chez certains animaux pédiatriques légers, bien que des études complémentaires soient nécessaires pour confirmer ces résultats.
Diagnostic et traitement d’un carcinome à cellules de Merkel chez un chiot : approche comparative en oncologie
Eliot Gougeon, Chloé Touzet, Joaquim Henriques (page 656)
Un chien golden retriever mâle âgé de 5 mois et sans antécédents médicaux a été présenté pour une masse cutanée isolée grossissant rapidement sur la paroi thoracique gauche. Aucune autre anomalie clinique n’a été identifiée. Après une large exérèse chirurgicale, l’examen histopathologique a révélé une tumeur maligne composée de petites cellules rondes atypiques basophiles, positives pour l’énolase neuronale spécifique et la pancytokératine, permettant de poser le diagnostic de carcinome à cellules de Merkel. Les marges histologiques étaient saines, et aucune métastase locale ou à distance n’a été détectée durant une période de suivi minimale de 20 mois. Le chien a développé un nodule buccal 12 mois après la chirurgie. L’examen histopathologique de cette lésion a révélé un papillome, et la PCR était positive pour l’ADN du Papillomavirus sp. Une extraction d’ADN et une recherche de papillomavirus par PCR ont également été effectuées sur la tumeur du carcinome à cellules de Merkel, mais aucun papillomavirus n’a été détecté. Les carcinomes à cellules de Merkel peuvent facilement être confondus avec d’autres néoplasmes cutanés chez les jeunes chiens et, bien que malins, ils sont souvent associés à un bon pronostic après exérèse chirurgicale complète.
Message clinique clé :
i) Le carcinome à cellules de Merkel devrait être inclus dans le diagnostic différentiel d’une masse cutanée chez un chiot. ii) Une large exérèse a permis un excellent résultat à long terme dans le cas présent.
Infection à Strongylus edentatus et Strongylus vulgaris chez un poulain croisé de race warmblood en Ontario
Andrii Trokoz, Erika Sjolin, Manigandan Lejeune, Andrew S. Peregrine, Emma Borkowski (page 663)
Une pouliche croisée warmblood de six mois a été présentée à l’hôpital pour grands animaux du Ontario Veterinary College (Guelph, Ontario) en raison d’une diarrhée aiguë et profuse résistante au traitement et d’un amaigrissement sévère. Son état s’est aggravé jusqu’à l’obnubilation sur une période de 4 j, et elle a dû être euthanasiée. L’examen post-mortem a révélé des hémorragies multifocales au sein du fascia extra-péritonéal et du diaphragme, avec présence de nématodes blancs intra-lésionnels de 4 cm de long. De plus, on a constaté une artérite vermineuse de l’artère mésentérique crâniale, une thrombose de l’artère colique droite avec infarctus colique segmentaire, une colite ulcéreuse et une entérite fibrino-nécrosante segmentaire. L’évaluation morphologique et moléculaire des nématodes prélevés au niveau du fascia extra-péritonéal et du diaphragme a confirmé l’infection à Strongylus edentatus. L’examen histopathologique a révélé la présence de nématodes intra-lésionnels dans l’artère mésentérique crâniale thrombosée, compatibles avec Strongylus vulgaris, ainsi que de nombreuses larves de nématodes enkystées, compatibles avec des cyathostomes, dans le côlon. La culture bactérienne du côlon a permis l’isolement de Salmonella spp., confirmée ultérieurement par PCR comme étant Salmonella enterica sérovar Enteritidis, et la PCR de l’intestin grêle a identifié Lawsonia intracellularis. Bien que S. edentatus soit rarement diagnostiqué chez les chevaux non sauvages en Amérique du Nord, ce cas souligne la nécessité de maintenir une vigilance constante quant à sa réémergence et à celle d’autres grands strongles, notamment S. vulgaris.
Message clinique clé :
L’identification de lésions associées à la fois à S. edentatus et à S. vulgaris chez ce poulain souligne l’importance persistante des infections à grands strongles dans la pratique équine actuelle. Ce cas souligne l’importance de prendre en compte les strongles migrateurs lors des évaluations diagnostiques et de mettre en œuvre chez tous les chevaux des stratégies de lutte antiparasitaire qui ciblent, en partie, les grands strongles.
Articles
Incidence et stratégies de traitement des déchirures rétiniennes géantes chez les chats atteints de décollement de rétine
Sinisa D. Grozdanic, Sergei Luzhetskii, Tatjana Lazic (page 670)
Objectif
Nos objectifs étaient de décrire l’incidence et l’étiologie possible des déchirures rétiniennes géantes (DRG) chez les chats atteints de décollement de rétine, et d’évaluer les résultats visuels après traitement médical ou chirurgical (ré-attachement rétinien).
Animaux
Nous avons mené une analyse rétrospective. Les dossiers de 99 chats ayant reçu un diagnostic de décollement de rétine ont été analysés. Seize chats présentaient une DRG.
Méthode
Tous les chats ont subi un examen ophtalmologique complet ainsi qu’un examen systémique complet. Trois chats atteints de DRG ont été traités par ré-attachement vitréo-rétinien avec tamponnement à l’huile de silicone, 1 chat a subi une énucléation et les 12 chats restants ont reçu un traitement médical uniquement. Le test exact de Fisher a été utilisé pour calculer le rapport de cotes.
Résultats
Certains chats présentaient plusieurs pathologies. La pathologie oculaire la plus fréquente chez les chats atteints de DRG était la rétinopathie hypertensive (8/16), suivie de la dégénérescence vitréenne (4/8), de la DRG traumatique (4/8), de la cataracte (3/16) et de l’uvéite/vitrite antérieure (3/16). D’après le rapport de risque, les traumatismes (P < 0,001), la dégénérescence vitréenne (P = 0,01) et le sexe masculin (P = 0,025) étaient des facteurs associés au développement de DRG. La chirurgie vitréo-rétinienne avec tamponnement au silicone a permis de restaurer une vision anatomique normale dans tous les yeux opérés (3/3; durée médiane du suivi : 565 jours). La complication postopératoire la plus fréquente était le glaucome/l’hypertension oculaire, survenu chez 2/3 des chats opérés.
Conclusion et pertinence clinique
La dégénérescence vitréenne et les traumatismes constituent des facteurs de risque importants de développement de DRG chez le chat. La chirurgie vitréo-rétinienne avec tamponnement au silicone est un traitement efficace pour la restauration de la vision chez les chats atteints de DRG.
Évaluation des complications et des résultats à long terme chez des chiens opérés d’un prolapsus urétral
Hui Yu Lu, Charly McKenna, Debbie Reynolds, Jono Tuke, Brigitte A. Brisson, Ameet Singh, Michelle L. Oblak (page 679)
Objectif
Cette étude visait à évaluer les complications et les résultats postopératoires à long terme chez des chiens atteints de prolapsus urétral (PU) ayant subi une urétropexie et/ou une résection et anastomose urétrale (RAu).
Animaux et procédure
Les dossiers médicaux de 21 chiens de propriétaires privés ayant subi une urétropexie et/ou une RAu ont été analysés. Les complications et les résultats à long terme ont été évalués rétrospectivement.
Résultats
Vingt-et-un chiens ont été inclus dans l’étude et tous ont survécu jusqu’à leur sortie de l’hôpital. Le taux global de complications était de 52,3 %, la récidive étant la complication la plus fréquente (n = 8/11). Six des 8 chiens ayant présenté une récidive ont subi une reprise chirurgicale, dont 1 chien ayant subi 5 reprises, l’une d’elles ayant nécessité une amputation partielle du pénis en raison de récidives persistantes. Le bouledogue anglais était la race la plus fréquente (47,6 %) et était significativement associé au PU. Aucune association significative n’a été observée entre le type d’intervention (simple ou combinée), le nombre de sutures pour l’urétropexie, le matériau ou le schéma de suture pour la RAu et le risque de complications. La castration n’a pas influencé ce risque.
Conclusion et pertinence clinique
L’urétropexie et la RAu se sont avérées sûres, qu’elles soient réalisées seules ou combinées. La récidive était la complication la plus fréquente dans cette étude et peut nécessiter plusieurs interventions de révision. Il est recommandé aux propriétaires de chiens opérés pour un PU d’informer clairement les propriétaires du risque de récidive et de la possibilité de réinterventions.
Enquête sur l’utilisation de l’échographie au point de service chez les vétérinaires du Québec, de France et de Belgique
Zachary Tremblay, Céline Pouzot-Nevoret, Kris Gommeren, Søren Boysen, Jo-Annie Letendre (page 685)
Objectif
Cette étude visait à caractériser l’utilisation de l’échographie au point de service (EPS) chez les vétérinaires du Québec, de France et de Belgique.
Participants et procédure
Un questionnaire en ligne de 36 questions a été diffusé auprès de vétérinaires exerçant dans les trois régions.
Résultats
Au total, 323 vétérinaires ont répondu au questionnaire : 92 du Québec, 207 de France et 24 de Belgique. Globalement, 92,3 % des répondants (n = 298/323) ont déclaré utiliser l’échographie dans leur pratique, dont 64,1 % (191/298) pour l’EPS abdominale et 54 % (160/298) pour l’EPS thoracique. Le principal obstacle à l’utilisation de l’EPS était l’absence de formation [EPS abdominale : 70/107 (65,4 %); EPS thoracique : 90/138 (65,2 %)]. Parmi les praticiens utilisant l’EPS abdominale, la présence de liquide libre était le signe le plus fréquemment recherché (190/191, 99,5 %) et celui pour lequel le clinicien avait le plus confiance (190/191, 99,5 %). L’évaluation de la veine cave caudale pour déterminer l’état volémique et la recherche d’un pneumopéritoine ont été rapportées par une minorité de répondants. La position dorsale était la position du patient la plus souvent utilisée pour l’EPS abdominale (153/191, 80,1 %). En EPS thoracique, les épanchements pleuraux et péricardiques étaient les affections les plus fréquemment recherchées [153/160 (95,6 %) et 154/160 (96,3 %), respectivement]. Ces pathologies ont également été identifiées avec certitude [148/160 (92,5 %) et 136/160 (85 %), respectivement]. L’évaluation du point pulmonaire, de l’aplatissement du septum interventriculaire et de la taille de l’oreillette gauche en coupe longitudinale chez le chat était rarement réalisée lors des EPS thoraciques.
Conclusion et pertinence clinique
L’échographie au point de service est de plus en plus utilisée par les vétérinaires au Québec, en France et en Belgique. Les applications abdominales sont plus fréquentes que les applications thoraciques, incluant cardiaques, qui sont moins fréquentes. Malgré son utilisation croissante, nos résultats montrent que toutes les pathologies ne sont pas systématiquement évaluées ni identifiées avec certitude par les vétérinaires, ce qui souligne la nécessité d’une formation structurée à l’EPS.
Test éclair
(page 618)
Rubriques
ÉDITORIAL
Chirurgie robotisée : le futur, c’est maintenant!
Tim Ogilvie, John Kastelic (page 606)
Déontologie vétérinaire
(page 609)
Groupe consultatif sur l’accès aux produits pharmaceutiques de l’ACMV
Parlons des médicaments en médecine vétérinaire
Pas juste un autre message sur l’importance de la résistance aux antimicrobiens… Des progrès concrets dans l’utilisation des antimicrobiens en médecine vétérinaire
Al Chicoine (page 694)
UNE SANTÉ
How can we build One Health competencies among undergraduate students?
Brian C. Husband, Elizabeth Finnis (page 703)
DÉFIS DU SECTEUR BIOALIMENTAIRE
Challenges in the business of food animal practice
Robert Tremblay (page 706)
Annonces
Index des annonceurs
(page 705)
Annuaire des entreprises
(page 710)