CVJ - mars 2026, Vol. 67, No. 3
Scientifique
Communication brève
Résultats de la tomodensitométrie triphasique avec injection de produit de contraste pour les tumeurs médiastinales crâniales félines : étude pilote
Yoshimichi Goda, Kiwamu Hanazono, Ai Hori, Shidow Torisu, Mitsuhiro Isaka, Hiroki Yamazaki, Tsuyoshi Kadosawa, Yoshifumi Endo, Shushi Yamamoto, Hiroki Harada, Keiko Kato, Tadashi Sano, Takaharu Itami, Kazuto Yamashita, Kenjiro Miyoshi (page 261)
Objectif
Le thymome et le lymphome médiastinal (LM) sont les tumeurs médiastinales crâniales les plus fréquentes chez le chat. Compte tenu des différences de traitement et de pronostic, un diagnostic antemortem précis est essentiel. Cependant, la cytoponction à l’aiguille fine peut s’avérer non concluante. La tomodensitométrie (TDM) est souvent utilisée comme outil diagnostique, bien qu’aucune étude antérieure n’ait apparemment comparé directement les résultats de la TDM pour le thymome et le LM. Cette étude pilote était une investigation préliminaire de l’utilisation de la TDM pour différencier le thymome du LM chez le chat.
Animaux et procédure
Six chats chez lesquels un thymome ou un LM avait été diagnostiqué ont subi une TDM triphasique avec injection de produit de contraste. Les paramètres évalués comprenaient les variations d’atténuation en TDM au cours des différentes phases de contraste et les profils de rehaussement.
Résultats
Les thymomes présentaient un rehaussement maximal en phase d’équilibre, avec des profils de contraste hétérogènes, tandis que les LM se rehaussaient rapidement en phase artérielle et atteignaient leur maximum en phase veineuse, avec une distribution de contraste homogène.
Conclusion et pertinence clinique
Nous suggérons que les profils de rehaussement et les variations des valeurs de TDM lors d’examens TDM triphasiques avec injection de produit de contraste pourraient être déterminants pour le diagnostic différentiel entre thymome et LM chez le chat. Cependant, cette étude pilote, portant sur un petit échantillon, visait à formuler des hypothèses. Des études à plus grande échelle sont nécessaires pour confirmer ces hypothèses.
Rapports de cas
Lésion hépatique aiguë potentielle chez deux chats exposés au diclofénac topique humain
Shino Yoshida, Tanarut Laudhittirut, Vanessa Cowan, Melissa Meachem, Kevin L. Cosford (page 267)
Deux chats domestiques à poil court, vivant dans le même foyer, ont développé une lésion hépatique aiguë après exposition à une crème transdermique de diclofénac humain. Une chatte stérilisée de 7 ans (Chat 1) a été admise au Western College of Veterinary Medicine (Saskatoon, Saskatchewan) pour anorexie, léthargie et fièvre. Les taux d’ALT (10 549 U/L) et de glutamate déshydrogénase (1 456 U/L) de l’animal étaient nettement élevés, et elle présentait une hyperbilirubinémie (bilirubine totale : 16,7 µmol/L). Son état s’est amélioré grâce à des soins de soutien et elle a pu quitter l’hôpital. Le lendemain, une chatte stérilisée de 6 ans (Chat 2) a été admise pour anorexie et léthargie. Les analyses de laboratoire ont également révélé une atteinte hépatocellulaire sévère (ALT : 20 838 U/L, glutamate déshydrogénase : 2 054 U/L) et une hyperbilirubinémie (bilirubine totale : 26,7 µmol/L). Un frottis sanguin a mis en évidence la présence de matériel cytoplasmique vert à bleu foncé dans les neutrophiles, compatible avec les « inclusions vertes critiques » observées chez l’humain. L’état clinique du chat 2 s’est progressivement dégradé et il a été euthanasié. La personne qui s’en occupait a déclaré avoir utilisé une crème à 10 % de diclofénac pendant 3 mois. Le dépistage toxicologique par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse a détecté du diclofénac chez les deux chats (30 µg/mL chez le chat 1 et 42 µg/mL chez le chat 2). Le seuil de toxicité du diclofénac chez le chat est actuellement inconnu. Bien qu’il n’existe pas de preuve directe liant l’atteinte hépatique aiguë à l’exposition au diclofénac dans ce cas précis, ce rapport souligne le risque pour les chats domestiques dont les propriétaires utilisent du diclofénac topique.
Message clinique clé :
Les formulations topiques d’AINS, comme le diclofénac, sont fréquemment utilisées par les propriétaires d’animaux pour soulager la douleur humaine. Le risque pour les animaux de compagnie, en particulier les petits animaux exposés à la peau humaine sur laquelle un médicament transdermique a été appliqué, demeure inconnu. Les propriétaires d’animaux doivent être informés des risques que ces produits représentent pour leurs animaux. De plus, à la connaissance des auteurs, il s’agit du premier cas rapporté décrivant des « inclusions vertes critiques » chez un chat atteint d’une maladie hépatique grave.
Dysfonction myocardique transitoire induite par la bradycardie chez 3 chiens
Jiyoung Park, Jiyoon Lee, Ji-Heui Sohn, Jong-in Kim, Changbaig Hyun (page 275)
La cardiomyopathie induite par la bradycardie est une forme réversible de dysfonction myocardique causée par une bradyarythmie prolongée, le plus souvent due à un bloc auriculo-ventriculaire de haut degré ou à un dysfonctionnement sinusal. Bien que cette cardiomyopathie soit bien connue en médecine humaine, elle reste peu décrite dans la littérature vétérinaire. Cette série de cas décrit 3 chiens chez lesquels un bloc auriculo-ventriculaire du 3e degré a été diagnostiqué et qui présentaient des signes cliniques tels qu’une intolérance à l’effort, des syncopes et une cardiomégalie. Chaque chien a bénéficié d’un bilan diagnostique complet, incluant un examen clinique, une radiographie thoracique, une échocardiographie et un électrocardiogramme. Une dysfonction myocardique transitoire induite par la bradycardie a été suspectée étant donné la présence d’une bradyarythmie associée à une cardiomégalie et à une fonction systolique préservée. Tous les chiens ont été traités par implantation d’un stimulateur cardiaque permanent. Le suivi postopératoire a mis en évidence une nette amélioration clinique, avec disparition de l’intolérance à l’effort et des syncopes. Les réévaluations radiographiques et échocardiographiques ont démontré une réduction des dimensions internes des oreillettes et des ventricules, confirmant la réversibilité du remodelage myocardique après le rétablissement d’une fréquence cardiaque normale. Aucune complication majeure n’a été observée au cours des périodes de suivi, qui se sont étendues de plusieurs mois à plus de 4 ans.
Message clinique clé :
Ces résultats confirment l’existence d’un dysfonctionnement myocardique transitoire induit par la bradycardie chez le chien et soulignent l’importance de reconnaître la bradyarythmie comme une cause potentiellement réversible de cardiomyopathie. Un diagnostic précoce et l’implantation rapide d’un stimulateur cardiaque peuvent permettre une récupération cardiaque clinique et structurelle significative.
Chirurgie et tocéranib pour un carcinome à cellules rénales avec thrombus cave chez une chienne
Momoka Murakami, Yusuke Ozai, Shouhei Kumono (page 285)
Une chienne papillon stérilisée de 14 ans a été présentée pour hématurie et une masse rénale droite. La tomodensitométrie avec injection de produit de contraste a révélé un thrombus tumoral s’étendant sur environ 1,5 cm en direction crâniale depuis la veine rénale droite jusque dans la veine cave caudale (VCC), compatible avec un carcinome à cellules rénales et un thrombus cave, sans signe de métastase à distance. La chienne a subi une néphrectomie droite et une thrombectomie de la VCC, utilisant 2 garrots, avec un temps d’occlusion total de 12 min 13 s. Une hypotension transitoire peropératoire a été prise en charge avec succès et aucune complication majeure n’est survenue en per- ou postopératoire. L’examen histopathologique a confirmé un carcinome à cellules rénales hautement malin avec envahissement vasculaire. Un traitement adjuvant par tocéranib a été instauré afin de traiter une éventuelle maladie résiduelle microscopique. Des métastases pulmonaires ont été détectées 553 j après l’intervention chirurgicale, et le chien était toujours en vie 722 j après. Ce cas démontre que le carcinome à cellules rénales avec thrombus cave chez le chien peut être traité chirurgicalement sans complications graves. De plus, un traitement adjuvant par tocéranib peut être administré en toute sécurité. Ces résultats apportent des informations précieuses sur la faisabilité et la sécurité des stratégies chirurgicales pour les tumeurs rénales invasives de la veine cave chez le chien.
Message clinique clé :
Le carcinome à cellules rénales avec thrombus cave chez le chien peut être traité chirurgicalement en toute sécurité, ce qui souligne la faisabilité d’une intervention chirurgicale agressive pour cette affection rare.
Pneumatose osseuse costale multifocale et ostéomyélite secondaires à une infection à Clostridium botulinum chez un chien
Marie Depoix, Jenica Haraschak, Audrey Billhymer, Christopher Kennedy (page 290)
Un berger allemand mâle castré de 3 ans a été présenté aux urgences pour une léthargie et une anorexie évoluant depuis 48 heures. À son arrivée, l’animal était en décubitus latéral, en hyperthermie, tachycardique, sévèrement déshydraté et présentait des douleurs abdominales. Les radiographies abdominales ont fait suspecter une torsion de la rate. Une laparotomie exploratrice a révélé une suspicion de thrombose de la veine splénique, conduisant à une splénectomie et une gastropexie incisionnelle. La tomodensitométrie a révélé une pneumatose osseuse multifocale, des abcès costaux, une luxation costochondrale, des infarctus rénaux, une suspicion de thrombose intramusculaire, une pneumonie d’aspiration et une lymphadénopathie. Malgré des hémocultures et des cultures d’abcès péricostaux négatives, Clostridium botulinum a été isolé de la moelle osseuse prélevée par ponction costo-chondrale. Durant son hospitalisation, une anémie non régénérative et une thrombocytopénie persistantes ont été observées; le chien présentait également une tétraparésie non ambulatoire, plus marquée à droite, indiquant une myélopathie prédominante à droite. Après une légère amélioration, le chien a obtenu son congé de l’hôpital; cependant, son état s’est progressivement aggravé malgré le traitement, conduisant à une euthanasie 1 mois plus tard. L’autopsie a révélé une tumeur à cellules rondes disséminée, compatible avec un lymphome.
Message clinique clé :
L’accumulation de gaz dans les organes viscéraux ou la présence de gaz intra-osseux en l’absence de traumatisme ou d’intervention chirurgicale préalable doivent faire suspecter une infection anaérobie. À la connaissance des auteurs, il s’agit du premier cas rapporté de pneumatose costale secondaire à une infection disséminée à C. botulinum chez un chien.
Hyperparathyroïdie secondaire à une hyperplasie parathyroïdienne chez un chat
Lilia Wang, Shauna Blois, William Hawker, Andrea Sanchez Lazaro, Philippe Chagnon Larose, Leonardo Susta, Carmon Co, Robert Cruz (page 298)
Une hypercalcémie a été découverte fortuitement lors d’un bilan de santé de routine chez un chat domestique à poil court mâle castré de 11 ans. Les examens complémentaires ont révélé une élévation du calcium ionisé, une augmentation des concentrations d’hormone parathyroïdienne et un taux indétectable de peptide apparenté à l’hormone parathyroïdienne, compatibles avec un diagnostic d’hyperparathyroïdie primaire. L’échographie cervicale a révélé un nodule parathyroïdien gauche, et le chat a subi une parathyroïdectomie crâniale gauche sans complications per- ou postopératoires. L’histopathologie était compatible avec une hyperplasie parathyroïdienne. Au moment de la rédaction (> 1100 jours après le diagnostic), le chat était en bonne santé, avec des taux de calcium total et ionisé normaux, et n’avait pas nécessité de supplémentation en calcium.
Message clinique clé :
Seulement quelques cas d’hyperparathyroïdie primaire féline sont décrits dans la littérature. La plupart des cas rapportés précédemment concernaient des chats évalués pour des signes cliniques attribuables à une hypercalcémie. À l’inverse, ce cas a été découvert lors d’un examen de santé de routine chez un chat asymptomatique. Ceci souligne l’importance des soins préventifs et démontre que le dépistage régulier peut faciliter la détection précoce de maladies sous-cliniques, permettant une intervention rapide et contribuant à de meilleurs résultats à long terme.
Infections co-parasitaires cliniques chez un chat importé de Thaïlande
Haifaa A. Mahjoub, Spencer Greenwood, Nicole Murphy, Jonathan Lichtenberger, Jill Wood, Tara McCarthy, Gary Conboy (page 303)
Les avantages pour le bien-être animal associés au sauvetage et à l’adoption d’animaux de compagnie à l’international sont quelque peu contrebalancés par le risque accru d’introduction et de propagation d’agents pathogènes étrangers. Ce rapport décrit les observations cliniques et parasitologiques chez un chat errant adopté, importé de Thaïlande. Le chat a été présenté à une clinique vétérinaire pour des soins 5 j après son arrivée au Canada. Il a été vermifugé et a excrété une grande quantité de ténias le lendemain. Des échantillons de selles et de sang ont été soumis aux Services de diagnostic du Atlantic Veterinary College (Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard). L’examen microscopique de la préparation fécale par flottaison a révélé la présence d’œufs de Mammomonogamus spp. et de Spirometra spp., d’oocystes de Cystoisospora spp. et d’une larve de nématode métastrongyloïde de premier stade (L1). D’autres larves L1, récupérées par la technique de Baermann, ont été caractérisées moléculairement par PCR de l’ARNr de la petite sous-unité, et le séquençage de l’ADN a permis d’identifier ces larves comme étant Oslerus rostratus. Le chat a été traité pendant 2 j avec du milbémycine oxime (10,7 mg/kg) et du praziquantel (26,8 mg/kg), suivis 5 j plus tard d’un traitement de 5 j avec du fenbendazole (50 mg/kg). Les examens fécaux post-traitement n’ont révélé aucune infection parasitaire. Quarante jours plus tard, le chat a recommencé à excréter des œufs de Spirometra spp. et a reçu un second traitement de 2 j avec du milbémycine oxime et du praziquantel. Les examens fécaux effectués 7 et 35 j après le traitement n’ont révélé aucun œuf ni kyste parasitaire. Les cas d’O. rostratus et de Mammomonogamus spp. sont signalés et diagnostiqués pour la première fois au Canada. Le risque de propagation d’agents pathogènes étrangers dans une nouvelle région géographique a été minimisé grâce à un diagnostic rapide, des soins vétérinaires appropriés et la collaboration de propriétaires consciencieux, notamment par le confinement biologique (isolement du chat et élimination adéquate des excréments).
Message clinique clé :
La connaissance des antécédents cliniques et de voyage d’un animal est essentielle pour établir un diagnostic précis. Les tests moléculaires de confirmation sont précieux pour le diagnostic des infections parasitaires présentant des morphologies similaires.
Key clinical message:
Knowing the clinical and travel history of an animal is critical for making an accurate diagnosis. Molecular confirmatory testing is valuable when diagnosing parasitic infections with similar morphologies.
Premier cas rapporté de syndrome d’hyperthermie maligne chez une truie de Guinée américaine
Katherine Deal, Cassandra A. Klostermann, Arantxa Lasa, Elizabeth K. Pisack, Wesley Sheley, Chiara E. Hampton (page 311)
Une truie de Guinée américaine de 3 ans, non stérilisée, présentée pour une ovariohystérectomie élective, semblait en bonne santé générale et ne présentait aucune pathologie apparente. Une prémédication par clonazépam, tilétamine-zolazépam et xylazine a été administrée; l’anesthésie a été induite par du propofol et maintenue par de l’isoflurane sous oxygène et ventilation spontanée; une perfusion de kétamine a été mise en place et de la morphine a été administrée pour l’analgésie. Environ 95 minutes après le début de l’anesthésie à l’isoflurane, la truie a présenté une hyperthermie aiguë et une hypercapnie sévère, associées à une hyperkaliémie, une hyperlactatémie et une acidose métabolique et respiratoire sévère. Devant la forte suspicion de syndrome d’hyperthermie maligne (SHM), l’isoflurane a été arrêté et un refroidissement actif, une assistance ventilatoire, du dantrolène, une fluidothérapie intensive, de la lidocaïne, de l’insuline et du dextrose ont été administrés. Le porc a présenté une tachycardie ventriculaire suivie d’un arrêt cardiorespiratoire. La réanimation cardiorespiratoire a été tentée sans succès. L’autopsie a révélé des signes évocateurs de SHM et les tests génétiques ont confirmé la présence d’une mutation du gène RYR1.
Message clinique clé :
Il s’agit du premier cas rapporté de SHM chez un porc de compagnie, et plus précisément d’un cas atypique à apparition retardée. Le SHM étant une affection potentiellement mortelle, un test génétique préanesthésique et/ou un traitement préventif par dantrolène oral doivent être envisagés chez les porcs subissant une anesthésie par inhalation.
Articles
Comparaison de la qualité d’image chez des chiens en santé avec 3 échographes portables : Butterfly IQ+, Clarius C7HD3VET et VScan Air
Seth T. Colby, Daniel Pang, Serge Chalhoub, Amy Larkin, Soren Boysen (page 318)
Objectif, animaux et procédure
Les échographes portables (EP), une alternative économique à l’échographie sur chariot chez l’humain, sont peu étudiés en médecine vétérinaire. Douze chiens en santé ont subi des examens échographiques au point de service (abdomen, espace pleural et poumon [EPP], système cardiovasculaire) à l’aide de 3 EP. Douze vues ont été enregistrées (6 abdominales, 2 EPP et 4 cardiovasculaires) et évaluées rétrospectivement par 2 experts (1 pour le thoracique et 1 pour l’abdomen) à l’insu de l’EP utilisé. Les experts ont évalué la qualité globale de l’image (échelle de Likert) et la capacité à répondre à des questions à choix binaire pertinentes sur l’échographie au point de service.
Résultats
La qualité d’image variait selon les EP pour le glissement pulmonaire (P = 0,001), les signes du rideau (P = 0,032), la région sous-xiphoïdienne cardiaque (P = 0,002), l’estomac (P < 0,001), les vues en axe court et long des reins, la vésicule biliaire (P = 0,003) et la veine cave caudale (P = 0,002). Aucune différence significative n’a été observée entre les appareils pour répondre aux questions clés de l’échographie au point de service : cœur sous-xiphoïdien (P = 0,332), estomac (P = 0,294), rein en coupe transversale (P = 0,308), veine cave caudale (P = 0,037 pour la comparaison entre groupes; IQ vs VScan : P = 0,214, IQ vs Clarius : P = 0,03, VScan vs Clarius : P = 0,584), cœur à 4 cavités (P = 0,092), cœur à 5 cavités, rein en coupe longitudinale, abdomen proéminent, vésicule biliaire, échographie EPP et rapport oreillette gauche/aorte (P > 0,999).
Conclusion et pertinence clinique
Les résultats de cette étude suggèrent que, malgré une qualité d’image variable selon les EP, les 3 EP ont permis de répondre aux questions clés concernant l’échographie abdominale, l’échographie EPP et l’échographie cardiaque au point de service.
Rôle pronostique des paramètres hématologiques et du rapport albumine/globuline avant traitement dans l’ostéosarcome appendiculaire canin
Olivia R. Geels, Michael O. Childress, Stephanie E.S. Lindley, Noelle S. Bergman, Ashley A. Smith (page 328)
Objectif
Les marqueurs inflammatoires avant traitement sont des facteurs pronostiques négatifs établis pour la survie dans l’ostéosarcome humain (OSA). Cependant, les études portant sur ces marqueurs dans les tumeurs malignes canines, et plus particulièrement dans l’OSA appendiculaire, sont peu nombreuses. La valeur pronostique des marqueurs inflammatoires avant traitement dans l’OSA appendiculaire canin a été étudiée dans cette étude rétrospective.
Animaux et procédure
Les dossiers médicaux des chiens atteints d’OSA appendiculaire traités par amputation et carboplatine adjuvant ont été analysés rétrospectivement. Les paramètres suivants, mesurés avant traitement, ont été évalués pour leur valeur pronostique sur la survie sans progression (SSP) et la survie spécifique à la maladie (SSM) : phosphatase alcaline sérique, rapport neutrophiles/lymphocytes, rapport plaquettes/lymphocytes, rapport lymphocytes/monocytes et rapport albumine/globuline. L’influence de la localisation humérale proximale, de la présence de métastases au moment du diagnostic et du recours à une chimiothérapie de rattrapage sur le pronostic a également été analysée.
Résultats
Un rapport albumine/globuline élevé était un facteur pronostique de la SSP et de la SSM en analyse univariée, mais cette association n’était plus significative en analyse multivariée. En analyse multivariée, la présence de métastases au moment du diagnostic, un taux élevé de phosphatase alcaline sérique et l’administration d’une chimiothérapie de rattrapage étaient significativement associés à une SSP plus courte; en revanche, la présence de métastases au moment du diagnostic était significativement associée à la SSM.
Conclusion et pertinence clinique
Bien que les indices inflammatoires avant traitement soient indépendamment associés au pronostic dans l’OSA humain, ces valeurs n’étaient associées ni à la SSP ni à la SSM dans cette étude. Une étude prospective menée sur une cohorte plus importante et standardisée est nécessaire pour évaluer plus précisément le rôle pronostique des indices inflammatoires avant traitement dans l’OSA canin.
Test éclair
(page 258)
Rubriques
Le mot de la présidente
Qu’a fait l’ACMV pour moi dernièrement? Permettez-moi de vous donner quelques exemples…
Tracy Fisher (page 247)
Déontologie vétérinaire
(page 251)
Courrier des lecteurs
Lipid emulsion treatment for ivermectin toxicity in a foal — A comment
Ju-Tae Sohn (page 255)
Lipid emulsion treatment for ivermectin toxicity in a foal — A reponse
Shannon Darby, Diego E. Gomez (page 256)
Groupe consultatif sur l’accès aux produits pharmaceutiques de l’ACMV
Parlons des médicaments en médecine vétérinaire
Améliorer l’accès aux médicaments vétérinaires au Canada
Lauren Carde (page 339)
Oncologie clinique
Canine infiltrative lipoma
Monique N. Mayer, Sally L. Sukut (page 351)
Ophtalmologie diagnostique
Kaitlyn N. Haubrich, Marina L. Leis (page 355)
Dermatologie vétérinaire
Canine hypothyroidism from a dermatologist’s perspective
Charlie Pye (page 358)
Gestion d’une pratique vétérinaire
Vétérinaires, salaires et inflation : justification de la hausse des honoraires
Amy Noonan, Darren Osborne (page 363)
Annonces
Index des annonceurs
(page 347)
Annuaire des entreprises
(page 367)