CVJ - février 2026, Vol. 67, No. 2

Scientifique

Rapports de cas

Lésions focales du cartilage du condyle fémoral médial associées à des déchirures du ménisque médial chez le chien : étude de cas rétrospective

Morgan A. McCord, Ian Holsworth, Brett Casna, Kristian Ash, Nina R. Kieves, Jessica Leasure, Anne Bahr, Samuel D. Stewart, Laura E. Peycke, Kurt S. Schulz (page 136)

L’objectif de ce rapport était de décrire les observations arthroscopiques chez des chiens présentant une rupture concomitante du ligament croisé antérieur (LCA) et une déchirure du ménisque médial, chez lesquels une pathologie cartilagineuse articulaire focale et sévère a été identifiée au niveau du condyle fémoral médial (CFM). Les dossiers médicaux, les résultats radiographiques et les images arthroscopiques de chiens présentant des lésions cartilagineuses du CFM et des déchirures du ménisque médial ont été analysés rétrospectivement. Les scores d’Outerbridge ont été extraits des rapports opératoires et confirmés par les auteurs à partir de l’examen des images arthroscopiques. Douze chiens présentant 13 genoux atteints ont été inclus dans cette étude. Toutes les articulations du genou présentaient une rupture complète du LCA, une déchirure du ménisque médial et des lésions cartilagineuses focales de grade III à IV du CFM. Douze genoux présentaient une déchirure longitudinale verticale déplacée (déchirure en anse de seau) et 1 genou une déchirure complexe déplacée du ménisque médial. Les lésions cartilagineuses semblaient être en contact direct avec la portion déplacée de la déchirure méniscale. Il a été conclu que les déchirures méniscales médiales en anse de seau et les déchirures complexes du ménisque médial pourraient être associées à un risque accru de lésions cartilagineuses focales. Une association entre les déchirures méniscales et les lésions cartilagineuses sévères du condyle fémoral médial (CFM) soulignerait l’importance d’évaluer l’articulation du genou et de débrider le ménisque déchiré lors de la réparation chirurgicale d’une rupture du LCA. Un diagnostic et une prise en charge rapides peuvent limiter l’étendue et la gravité des dommages aux cartilages.

Message clinique clé :
Cette série de cas a mis en évidence des lésions cartilagineuses focales sévères sur les CFM de 13 genoux présentant une rupture du LCA et des déchirures du ménisque médial concomitantes.

Épidémie de coryza infectieux dans un élevage de poules pondeuses en Alberta

Ashish Gupta, Teryn Girard, Hayley Bowling, Beverly Morrison, Durda Slavic (page 143)

Le coryza infectieux (CI) est une maladie respiratoire aiguë, hautement contagieuse et économiquement importante chez les poulets, causée par Avibacterium paragallinarum. Un cas de poules pondeuses âgées de 27 semaines a été soumis au Diagnostic Services Unit, Faculty of Veterinary Medicine, University of Calgary (Alberta). Les poules présentaient un gonflement du visage, des paupières, de la crête et des barbillons, un larmoiement et un écoulement nasal, associés à une mortalité accrue et à une chute brutale de la production d’œufs pouvant atteindre 14 %. Avibacterium paragallinarum a été isolé à partir d’échantillons prélevés dans les sinus infra-orbitaires et les barbillons. Le typage multilocus par séquençage du génome entier a permis d’identifier le type de séquence 8 d’A. paragallinarum, et l’analyse génomique du gène HMTp210 a prédit le sérovar C de Page. Au cours de la même période, des épidémies de CI ont également été enregistrées dans 3 autres élevages en Alberta et dans certains élevages en Saskatchewan et au Manitoba. Outre le CI, le virus de la bronchite infectieuse a été identifié. La maladie a été liée à l’introduction de poulettes infectées de façon subclinique provenant d’une autre province dans cet élevage de volailles non immunisées. Il s’agit du premier cas de CI signalé récemment en Alberta. Le dépistage des maladies infectieuses chez les volailles devrait être une pratique essentielle si un état de porteur sain existe chez les volailles à longue durée de vie.

Message clinique clé :
Cette épidémie souligne la nécessité de mesures de biosécurité strictes. Évitez d’introduire de nouvelles volailles dans des élevages fermés. Si nécessaire, excluez les infections chez les porteurs sains par un dépistage approprié.

Candida glabrata (Nakaseomyces glabratus) comme composante d’une pneumonie d’aspiration chez une chienne atteinte de mégaœsophage

Matthew Kornya, Marina Kashevska-Gozdek, Yuqing Sun, Alexa Bersenas (page 149)

Candida glabrata est une levure commensale des surfaces muqueuses pouvant provoquer des infections opportunistes chez plusieurs espèces. Contrairement à d’autres espèces de Candida, elle est généralement résistante aux azoles. Des cas de pneumonie à Candida ont été rapportés chez l’humain, avec une prévalence incertaine, mais elle est très rare chez le chien. Ce rapport décrit le cas d’une chienne Dogo Argentino stérilisée de 11 ans atteinte de mégaœsophage, prise en charge par ventilation mécanique pour une pneumonie d’aspiration. La chienne avait été traitée auparavant par oméprazole et amoxicilline-acide clavulanique pendant 2,5 semaines. La cytologie des voies respiratoires a révélé une inflammation et la présence de nombreuses levures, très probablement du genre Candida. Un traitement par fluconazole a été instauré, mais l’état de la chienne s’est détérioré et elle a dû être euthanasiée. La présence de Candida glabrata et une infection polymicrobienne ont été identifiées par culture des voies respiratoires et par culture post-mortem du tissu pulmonaire. L’examen histologique des poumons a révélé une pneumonie sévère avec présence de levures à l’intérieur des macrophages, confirmant le diagnostic d’infection.

Message clinique clé :
Candida doit être envisagé comme agent pathogène potentiel chez les chiens atteints de pneumonie d’aspiration, notamment ceux traités par antibiotiques et gastroprotecteurs.

Utilisation d’une solution de polyéthylène glycol-électrolyte (GoLYTELY) pour la prise en charge d’un fécalome aigu et d’une constipation chronique chez un chat

Sara Douglas, Amy Nichelason (page 155)

Une chatte domestique à poil court stérilisée de 13 ans a été présentée à l’University of Wisconsin-Madison School of Veterinary Medicine (Madison, Wisconsin, États-Unis) pour un fécalome sévère et persistant survenu 4 j après une cholécystoduodénoplastie. L’impaction n’ayant pas régressé malgré un traitement médical classique, l’administration d’une solution de polyéthylène glycol-électrolyte (PEG-ES, GoLYTELY; Braintree Laboratories) par sonde œsophagienne a été instaurée. L’état de la chatte s’est rapidement amélioré et l’administration de PEG-ES a été arrêtée après la résolution du fécalome. Cependant, 23 j plus tard, la chatte a de nouveau été présentée avec une constipation chronique. La solution de polyéthylène glycol-électrolyte a été réintroduite par sonde œsophagienne comme traitement au long cours, permettant une prise en charge efficace des symptômes. Ce cas illustre l’efficacité de la solution PEG-ES dans la prise en charge de l’impaction fécale aiguë et de la constipation chronique chez le chat.

Message clinique clé :
La solution de polyéthylène glycol-électrolyte doit être envisagée chez les chats souffrant d’impaction fécale ou de constipation chronique, notamment en cas de résistance aux traitements classiques ou chez les chats porteurs d’une sonde d’alimentation œsophagienne. Son utilisation peut permettre d’éviter des interventions plus invasives tout en offrant une alternative sûre et efficace pour l’évacuation colique.

Hémi-épiphysiodèse avec un nouvel implant de pont transphysaire pour la luxation latérale de la rotule chez un chien en croissance

Audrey Hudson, Elizabeth L. Daugherty, Caleb Hudson (page 161)

Les déformations angulaires des membres sont des anomalies de développement de la forme des os qui surviennent généralement en raison d’une croissance anormale du cartilage de croissance avant la maturité squelettique, entraînant un mauvais alignement musculosquelettique et conduisant à une apparence anormale du membre et à un dysfonctionnement mécanique. Les modifications conformationnelles et mécaniques résultant d’une déformation osseuse nécessitent souvent une correction chirurgicale. La correction chirurgicale d’une déformation osseuse après la maturité squelettique est généralement une procédure invasive nécessitant une ostéotomie correctrice suivie d’une stabilisation osseuse à l’aide d’implants. Une intervention précoce chez l’animal dont le squelette est immature peut stopper ou inverser la progression de la déformation du membre et éviter le recours ultérieur à une ostéotomie correctrice invasive. L’hémi-épiphysiodèse temporaire est une procédure minimalement invasive utilisée pour modifier le schéma de croissance du cartilage de croissance d’un os appendiculaire, permettant ainsi le rétablissement d’une conformation osseuse et d’une fonction mécanique normales. Ce cas clinique décrit l’utilisation, chez un chien, d’un nouveau pont transphysaire composé de 2 vis osseuses et d’un fil orthopédique pour une hémi-épiphysiodèse visant à corriger une déformation en valgus du fémur distal à l’origine d’une luxation latérale de la rotule.

Message clinique clé :
L’utilisation d’un nouveau pont transphysaire sur mesure est décrite. Cette technique permet une personnalisation de la taille de l’implant, un positionnement précis et une compression épiphysaire temporaire efficace lors d’une hémi-épiphysiodèse pour la correction interventionnelle d’une déformation angulaire évolutive d’un membre.

Radiothérapie hypofractionnée à visée palliative pour une récidive post-chirurgicale d’un méningiome spinal cervical de grade II chez une chienne

Khiry Ward, Celina Morimoto, Dominik Faissler (page 167)

Une golden retriever stérilisée de 10 ans a été référée pour des signes cliniques de maladie médullaire. Elle présentait depuis 2 mois une tétraparésie ambulatoire progressive, de l’ataxie et des déficits proprioceptifs, confirmés par l’examen clinique. L’imagerie par résonance magnétique a révélé une masse compressive intradurale-extramédullaire au niveau des vertèbres C4-C5. Une hémi-laminectomie cervicale avec exérèse marginale a été réalisée. L’examen histopathologique initial suggérait un carcinome métastatique, mais des analyses immunohistochimiques complémentaires et l’absence de tumeur primitive à la tomodensitométrie ont conduit à un diagnostic révisé de méningiome métaplasique de grade II. La chienne a présenté une récidive tumorale rapide (confirmée par tomodensitométrie 54 j après l’intervention) et une détérioration neurologique. Malgré une radiothérapie à visée palliative (5 Gy par semaine pendant 4 semaines), le chien a été euthanasié 159 jours après le diagnostic par IRM. L’autopsie a confirmé la persistance d’un méningiome de grade II avec une activité mitotique accrue après irradiation. Nous présentons le premier cas rapporté de méningiome spinal de grade II chez le chien traité par un protocole de radiothérapie à visée palliative. La repousse rapide de la tumeur et la réponse limitée suggèrent que des doses de radiation plus élevées ou des protocoles de radiothérapie stéréotaxique pourraient être envisagés pour les méningiomes spinaux de grade II ou III. De plus, une initiation précoce d’un traitement adjuvant pourrait s’avérer nécessaire pour ces méningiomes de haut grade.

Message clinique clé :
Le carcinome métastatique de la moelle épinière est rare; par conséquent, le méningiome métaplasique doit être envisagé dans le diagnostic différentiel compte tenu de son architecture atypique à l’examen histopathologique.

Hémorragie aortique fatale à la suite de l’extraction d’un hameçon œsophagien-aortique chez un chien

Ruby K. Hornsby, Elroy V. Williams, Matthew D. Johnson (page 174)

Un caniche nain mâle castré de 3,5 ans, pesant 4,9 kg, a été examiné pour un corps étranger œsophagien (hameçon) diagnostiqué antérieurement par les vétérinaires référents. Des radiographies réalisées au Western College of Veterinary Medicine (Saskatoon, Saskatchewan) ont confirmé la présence d’un hameçon unique situé dans la région médio-dorsale du thorax, s’étendant du 3e au 6e espace intercostal, avec une localisation œsophagienne privilégiée. Un épanchement pleural concomitant, ultérieurement identifié comme du sang, a rendu l’extraction endoscopique dangereuse en raison d’une possible atteinte des gros vaisseaux, nécessitant une intervention chirurgicale.

Nous avons décidé de réaliser une thoracotomie latérale avec endoscopie œsophagienne assistée afin de faciliter l’extraction de l’hameçon. Nous avons découvert que la partie courbée de l’hameçon – la section incurvée entre l’ardillon et la tige – avait pénétré l’œsophage et s’était logée dans la lumière de l’aorte descendante. Bien que l’hameçon ait pu être extrait manuellement, il a provoqué une hémorragie sévère, nécessitant de multiples transfusions sanguines pendant l’intervention. L’hémostase aortique a été obtenue à l’aide de clips hémostatiques et la lésion œsophagienne a été réparée sous aide endoscopique.

Après l’intervention, une importante quantité de sang a été aspirée du thorax, faisant craindre un déplacement des clips hémostatiques et une progression de l’hémorragie aortique. Malgré l’administration d’acide tranexamique et une transfusion de plasma, les efforts de stabilisation ont échoué. L’euthanasie a finalement été envisagée, mais le chien est décédé avant qu’elle ne puisse être pratiquée. L’autopsie a confirmé que le déplacement des clips hémostatiques de l’aorte avait entraîné l’exsanguination et le décès du chien.

Message clinique clé :
Ce cas démontre que le recours exclusif à des clips hémostatiques pour contrôler une hémorragie de l’aorte thoracique descendante chez le chien peut s’avérer insuffisant. La prise en charge efficace des lésions œsophagiennes-aortiques causées par un hameçon dépend de la séquence et du sens d’extraction de l’hameçon; une extraction normograde est recommandée afin de minimiser les lésions de la paroi aortique et de faciliter la suture primaire.

Articles

Établissement d’un seuil de sédation pour les radiographies orthopédiques chez le chien et évaluation de la fiabilité inter-observateurs et de la précision de l’évaluation vidéo

Renata H. Pinho, Daniel Pang, Claire Leriquier, Dominique Gagnon, Javier Benito, Mila Freire (page 180)

Contexte
Les échelles de sédation sont couramment utilisées pour évaluer le niveau de sédation chez le chien, mais il n’existe pas de seuils permettant de déterminer la nécessité d’administrer des sédatifs supplémentaires.

Objectif
Les objectifs étaient de déterminer les seuils de sédation pour la réalisation de radiographies orthopédiques sans contention, d’évaluer la fiabilité inter-observateurs et de comparer l’évaluation vidéo et l’évaluation en temps réel.

Animaux et procédure
Des chiens (N = 64) sédatés pour la réalisation de diverses radiographies orthopédiques ont été évalués à l’aide d’une échelle de sédation validée, à la fois en temps réel (1 observateur) et par évaluation vidéo (3 observateurs). Les seuils de sédation ont été déterminés à l’aide des courbes d’efficacité du récepteur (ROC — Receiver Operating Characteristic) et de l’indice de Youden, selon l’avis de l’observateur (oui ou non) quant à la possibilité de réaliser les radiographies sans contention. Deux seuils ont été calculés : un pour tous les types de radiographies et un spécifique aux radiographies du grasset. La capacité à discriminer les chiens correctement sédatés de ceux insuffisamment sédatés a été évaluée par l’aire sous la courbe (ASC). La fiabilité inter-observateurs a été évaluée à l’aide du coefficient de corrélation intraclasse, et la concordance entre les méthodes de notation a été analysée par la méthode de Bland-Altman.

Résultats
Les scores de sédation seuils étaient ≥ 16/21 (ASC = 0,71) pour toutes les radiographies et ≥ 12/21 (ASC = 0,77) pour les radiographies du grasset, indiquant dans les deux cas une capacité modérée à distinguer les chiens correctement sédatés de ceux insuffisamment sédatés. La fiabilité inter-observateurs des scores combinés était excellente (coefficient de corrélation intraclasse > 0,81) pour tous les observateurs, et le biais moyen entre la notation vidéo et la notation en temps réel était de -0,08.

Conclusion et pertinence clinique
Les scores seuils déterminés peuvent aider les cliniciens à évaluer la nécessité d’une sédation supplémentaire. L’échelle de sédation a démontré une fiabilité et une précision élevées, notamment lorsqu’elle était évaluée par vidéo.

Comparaison des taux de traitement des maladies respiratoires bovines avant le sevrage entre des veaux témoins non vaccinés et des veaux de boucherie ayant reçu de manières variables une primovaccination et un rappel, avec des vaccins contre le coronavirus bovin disponibles dans le commerce

Nathan E.N. Erickson, Tommy Ware, John Campbell, Kathy Larson, John A. Ellis, Cheryl L. Waldner (page 188)

Objectif
L’objectif principal était de déterminer l’efficacité de la vaccination contre le coronavirus bovin (CoVB) chez les veaux nouveau-nés face à une infection respiratoire naturelle dans un élevage commercial.

Animaux
Dans un ranch privé du centre-nord de l’Alberta, ayant des antécédents de maladies respiratoires bovines (MRB), des veaux de boucherie de sexes et de races variés ont été randomisés pour un essai clinique de vaccination.

Procédure
À la naissance, 447 veaux ont été inclus dans le groupe vacciné (VAC) et ont reçu une dose intranasale de vaccin contre le CoVB, tandis que 439 veaux ont été inclus dans le groupe témoin (CON). La plupart des veaux du groupe VAC (n = 389) ont également reçu une dose intramusculaire de vaccin contre le CoVB en moyenne à 49 j (écart-type : 7 j). Les traitements contre les MRB et la mortalité totale ont été enregistrés jusqu’à la mise au pâturage. Les poids au sevrage ont été relevés à la fin de la saison de pâturage. Une analyse budgétaire partielle a pris en compte les coûts de vaccination et de traitement, ainsi que les revenus potentiels calculés à partir des poids au sevrage et des données de vente régionales.

Résultats
Les veaux du groupe CON étaient plus susceptibles d’être traités avant la vaccination d’entrée au pâturage que ceux du groupe VAC (OR : 1,50; P = 0,048). De plus, les veaux nés lors du deuxième cycle étaient plus susceptibles d’être traités pour des MRB que ceux du troisième cycle (OR : 2,90; P = 0,01). Le risque de mortalité était plus élevé pour les veaux du groupe CON nés lors du deuxième cycle (OR : 4,8; P = 0,001) que pour ceux du groupe VAC. Les poids au sevrage étaient plus élevés pour les veaux du groupe VAC (P = 0,04) et, malgré l’augmentation des coûts liée à la vaccination, les revenus générés par ces veaux étaient en moyenne supérieurs de 10,50 $ par tête.

Conclusion
La vaccination des veaux nouveau-nés avec le vaccin CoVB a réduit la fréquence des traitements contre les MRB et la mortalité totale, tout en améliorant le poids au sevrage et le potentiel de revenus de cet élevage.

Pertinence clinique
La vaccination avec les vaccins CoVB commerciaux pourrait constituer un outil important pour lutter contre les MRB néonatales, notamment dans les élevages ayant des antécédents de non-réponse à d’autres vaccins contre les MRB.

Incidence de l’intoxication aiguë au plomb dans les troupeaux bovins de l’Ouest canadien : une décennie de dossiers diagnostiques (2014 à 2024)

Vanessa E. Cowan (page 198)

Contexte
L’intoxication aiguë au plomb est une cause majeure d’intoxication chez les troupeaux bovins de l’Ouest canadien. Les batteries automobiles sont généralement considérées comme la principale source de plomb pour les bovins au pâturage.

Objectif
L’objectif était de caractériser les cas d’intoxication aiguë au plomb chez les bovins de l’Ouest canadien (Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan et Manitoba) à partir des analyses effectuées par un laboratoire de diagnostic vétérinaire entre 2014 et 2024.

Procédure
Cette étude repose sur l’analyse des dossiers diagnostiques.

Résultats
Du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2024, 352 bovins, répartis dans 233 troupeaux, ont été intoxiqués. Des cas sont survenus annuellement (médiane : 33 cas, 13 troupeaux). La plupart des analyses ont été effectuées en juin (n = 110). Cependant, des cas ont été documentés mensuellement (médiane : 18 cas, 21 troupeaux). Les cas et les troupeaux touchés étaient les plus fréquents en Saskatchewan (51 et 49 %, respectivement), suivie de l’Alberta > Manitoba > Colombie-Britannique. Le diagnostic a été le plus souvent établi post-mortem, notamment à partir de foie frais (n = 213; intervalle : 1,7 à 1 663 mg/kg de poids frais). Il y a eu 128 cas diagnostiqués ante-mortem à partir de sang total (intervalle : 0,33 à 6,5 mg/L). La plupart des troupeaux touchés étaient des troupeaux de bovins de race à viande (98 %). L’intoxication a été diagnostiquée le plus fréquemment chez les veaux (n = 174).

Conclusion et pertinence clinique
L’intoxication aiguë au plomb demeure un phénomène courant dans l’Ouest canadien. Les veaux non sevrés, de mai à juillet, étaient les plus à risque d’intoxication au plomb dans cette population étudiée.

Comprendre les obstacles réglementaires, structurels et relationnels à l’accès aux soins vétérinaires : résultats d’une étude qualitative auprès de fournisseurs de soins canadiens

Quinn Rausch, Nicole Geddes, Tsai-Ping Liao, Lauren Van Patter (page 207)

Contexte
Les organismes des secteurs privé et sans but lucratif recherchent et mettent en œuvre de plus en plus d’outils pour améliorer l’accès aux soins vétérinaires. On comprend mal les obstacles auxquels font face les organismes canadiens, surtout du point de vue des fournisseurs eux-mêmes.

Objectif
Cette recherche visait à illustrer les obstacles à l’accès aux soins vétérinaires rencontrés par les fournisseurs de soins vétérinaires canadiens, à partir de données qualitatives recueillies lors de groupes de discussion et d’entrevues.

Participants et procédure
Au total, 18 personnes ont participé à 3 groupes de discussion et à 4 entrevues. Les transcriptions ont été analysées qualitativement à l’aide du logiciel NVivo 14 (Lumivero) par 2 codeurs indépendants, qui ont combiné codage émergent et codage a priori.

Résultats
Les participants ont identifié 3 codes et 17 sous-codes, incluant des obstacles structurels (p. ex., politiques organisationnelles restrictives, manque de financement), réglementaires (p. ex., exigences ou approbations supplémentaires) et relationnels (p. ex., difficultés liées à la continuité des soins).

Conclusion et pertinence clinique
Les obstacles rencontrés par les participants étaient interdépendants et similaires à ceux signalés par les organismes américains de protection animale et les secteurs canadiens de la santé et des services sociaux. L’atténuation de ces obstacles exige des changements coordonnés à plusieurs niveaux et pourrait être abordée par le partage de ressources et la collaboration avec les secteurs de la santé et des services sociaux. Comprendre les obstacles structurels et réglementaires du point de vue des fournisseurs de services permet d’établir un dialogue et des actions visant à les atténuer.

Test éclair

(page 134)

Rubriques

Éditorial

Faisons augmenter le nombre de comptes rendus de livres dans La Revue vétérinaire canadienne

John Kastelic, Tim Ogilvie (page 127)

Déontologie vétérinaire

(page 131)

Groupe consultatif sur l’accès aux produits pharmaceutiques de l’ACMV
Parlons des médicaments en médecine vétérinaire

Comprendre le processus actuel d’homologation des médicaments vétérinaires au Canada

Chantal Lainesse, Lauren Carde (page 218)

Livres disponibles pour compte rendu

(page 173)

Une santé

Faculty perspectives on One Health: Insights from a transdisciplinary networking event at the University of Calgary

Mohammad Jokar, Samantha Larose-Berry, Karin Orsel (page 228)

Défis du secteur bioalimentaire

Should I just knock softly or kick the door in? — Bringing up delicate topics with clients

Robert Tremblay (page 233)

Réflexions au McEachran institute

Disruption is needed to confront the global polycrisis threatening all species’ health

Craig Stephen (page 236)

Annonces

Index des annonceurs

(page 215)

Annuaire des entreprises

(page 239)