CVJ - janvier 2026, Vol. 67, No. 1

Scientifique

Communication brève

Résultats préliminaires favorables de l’ostéotomie tibiale proximale totale pour la luxation médiale de la rotule chez des chiens juvéniles

Alefe C. Carrera, Eloy P. Curuci, Dayvid F. Lucena, Danyelle C. Ferreira, Bruno W. Minto, Guilherme G. Franco, Luis G. Dias (page 14)

Contexte
Une torsion tibiale excessive contribue à la luxation médiale de la rotule (LMR) chez le chien. L’ostéotomie tibiale proximale totale (tPTO) chez les patients juvéniles vise à corriger cette déformation tout en préservant l’intégrité des plaques de croissance.

Objectif
Évaluer les résultats de la tPTO chez des chiens juvéniles atteints de LMR.

Animaux et protocole
Quatre articulations fémoro-tibio-patellaires provenant de 3 chiens juvéniles ont été analysées. Des cas rétrospectifs ont été étudiés en se concentrant sur l’alignement de mécanisme extenseur du grasset (MEG), les mesures fémorales et tibiales, la stabilité de la rotule et les complications chirurgicales.

Résultats
La torsion tibiale externe moyenne était de 31,87° ± 10,53°. Après l’intervention, un alignement du MEG a été obtenu dans tous les cas, et un alignement tibial entre 0° et 5° a été maintenu lors du suivi radiographique. Aucune complication n’a été observée, la mise en appui a été précoce, avec des résultats optimaux dès le 30e jour. Aucun relâchement rotulien n’a été noté. Le suivi à long terme a montré le maintien de l’alignement du MEG et du tibia après la fermeture des lignes physaires.

Conclusion et portée clinique
La tPTO semble être une technique prometteuse pour la prise en charge de la LMR associée à une torsion tibiale excessive chez les chiens juvéniles. Cette approche chirurgicale pourrait constituer une alternative fiable aux méthodes traditionnelles, favorisant une récupération précoce et un réalignement tibial durable chez les jeunes chiens atteints de LMR.

Rapports de cas

Hémopéritoine chez un chien atteint d’un lymphome médiastinal crânial

Amanda Gonzalez, Rebecca Walton, Samantha Bajorek (page 21)

Un chien de race croisée terrier mâle castré, âgé de 2 ans, a été admis dans un hôpital vétérinaire multi-spécialités pour une léthargie d’apparition brutale et un épisode unique de vomissement. À son admission, l’animal était instable et présentait un hémopéritoine modéré, mis en évidence par échographie au point de service. Des examens complémentaires ont révélé une masse médiastinale crâniale et un léger épanchement pleural. Après stabilisation de l’animal, une tomodensitométrie a confirmé la présence d’une masse médiastinale crâniale avec épanchement bicavitaire et lymphadénopathie bicavitaire. L’examen cytologique du liquide pleural était compatible avec un lymphome à cellules intermédiaires ou grandes. Le chien a été traité par une injection unique de glucocorticoïdes, une administration unique de L-asparaginase et une corticothérapie orale dont la posologie a été progressivement diminuée jusqu’à l’arrêt complet. Il était décédé à son arrivée, 38 jours après sa première consultation dans le centre hospitalier spécialisé. Ce cas clinique décrit un diagnostic différentiel inhabituel à envisager en cas d’hémopéritoine.

Message clinique clé :
L’hémopéritoine peut être secondaire à une maladie extra-abdominale, telle qu’un lymphome médiastinal; un bilan systémique complet doit donc être réalisé.

Suspicion de métastases digitales inhabituelles d’un carcinome rénal primaire chez un chat

Julien Sapet, Maïa Vanel, Camille Lecourtois, Savinien Le Roux, Benoit Riedinger (page 26)

Un chat domestique à poil court mâle castré, âgé de 8 ans, a été présenté pour exploration d’une masse rénale. L’échographie abdominale a révélé une bande épaisse, anéchogène et irrégulière encapsulant partiellement le rein gauche, avec une capsule échogène épaisse et de nombreuses stries échogènes épaisses. L’examen cytologique a révélé un épanchement inflammatoire chronique séro-sanguignolant modéré, sans cellules atypiques ni agents étiologiques. Un œdème autour de plusieurs doigts des deux membres antérieurs et un petit nodule palpébral sont apparus quelques jours plus tard. Les radiographies des deux membres antérieurs ont révélé des lésions ostéolytiques agressives des phalanges distales de plusieurs doigts porteurs. Les radiographies thoraciques étaient sans particularité. Malgré ces lésions digitales agressives, les propriétaires ont décidé de poursuivre la laparoscopie le jour même. Le contenu de la masse kystique autour du rein gauche a été ponctionné et la paroi épaisse et ferme a été fenestrée. La face ventrale de la paroi a été réséquée autant que possible. L’analyse histopathologique a révélé un carcinome rénal mal défini, présentant une nécrose marquée et une suspicion d’embolisation vasculaire, ainsi qu’un carcinome solide au niveau de la lésion palpébrale. L’analyse cytologique des lésions digitales a révélé une infiltration carcinomateuse maligne, présumée métastatique en raison de la multiplicité des localisations.

Message clinique clé :
Les métastases digitales multifocales peuvent avoir une origine néoplasique primaire autre que pulmonaire chez le chat. En présence de lésions digitales multiples et agressives chez un chat sans masse pulmonaire, la recherche d’une tumeur primaire autre que pulmonaire doit être effectuée.

Torsion du processus papillaire du lobe caudé chez un chien Pitbull croisé

Eric D.Y. Kim, Jasmine Gu (page 32)

Un chien pit-bull américain croisé mâle castré de 6 ans a été présenté pour vomissements aigus, léthargie et distension abdominale. Les radiographies abdominales ont révélé un effet de masse dans la partie crâniale droite de l’abdomen, avec une perte régionale des détails séreux. L’échographie abdominale et la tomodensitométrie avec injection de produit de contraste ont identifié un processus papillaire du lobe caudé non rehaussé et mal positionné, associé à une thrombose veineuse et un épanchement péritonéal. Une laparotomie exploratrice a confirmé une torsion à 360° du processus papillaire du lobe caudé, nécessitant une lobectomie. L’examen histopathologique a démontré un infarctus hépatique sans signe de néoplasie, et les suites opératoires ont été sans complication. La torsion d’un lobe hépatique est une affection rare et potentiellement mortelle chez le chien, se manifestant souvent par des signes gastro-intestinaux non spécifiques. Le diagnostic définitif repose sur l’imagerie avancée, la tomodensitométrie avec injection de produit de contraste étant particulièrement précieuse pour identifier les signes caractéristiques d’une torsion d’organe. Ce cas souligne l’importance de considérer la torsion d’un lobe hépatique comme un diagnostic différentiel chez les chiens présentant des signes abdominaux aigus et confirme le rôle d’une intervention chirurgicale rapide pour obtenir un pronostic favorable.

Message clinique clé :
Bien que rare, la torsion d’un lobe hépatique doit être envisagée chez les chiens présentant des signes gastro-intestinaux aigus et un épanchement abdominal. Un diagnostic rapide grâce à l’imagerie avancée et une intervention chirurgicale opportune permettent d’obtenir un excellent pronostic.

Identification de botulisme C/D chez 2 chiens par réaction d’amplification en chaîne

Alexandre Dubois, Antoine Chamagne, Caroline Le Maréchal, Typhaine Poezevara, Martin Esnault-Huguenard, Marcel Aumann (page 37)

Deux chiens appartenant au même propriétaire furent référés au sein du service des urgences du centre hospitalier vétérinaire de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse pour l’investigation et la prise en charge d’une tétraparésie flasque d’apparition aiguë. Les chiens étaient non-ambulatoires au moment de l’admission. L’examen neurologique a révélé une atteinte du motoneurone périphérique sur les 4 membres. La prise en charge a consisté en des traitements de support. Les 2 chiens se sont complètement rétablis en l’espace d’un mois. Les données épidémiologiques, les antécédents médicaux, les signes cliniques ainsi que l’évolution des 2 animaux étaient compatibles avec un foyer de botulisme. La présence de Clostridium botulinum de type C/D a été confirmée dans les fèces des 2 chiens par PCR, ce qui rend le botulisme le diagnostic le plus probable. La recherche épidémiologique menée n’a pas permis d’identifier clairement la source de contamination, bien qu’une carcasse de mouton au sein de l’environnement fût fortement suspectée. Ce rapport de cas détaille la présentation clinique, les examens neurologiques, la démarche diagnostique, la prise en charge et l’issue associés à 2 cas confirmés par PCR de C. botulinum type C/D. A notre connaissance, il s’agit du premier cas documenté de mise en évidence par PCR de ce sérotype sur des chiens.

Message clinique clé :
La méthode PCR devrait être incorporée au sein de la démarche diagnostique lors de la recherche du botulisme.

Septicémie à Listeria monocytogenes chez les poulains : une série de cas (1986 à 2024)

Erika Sjolin, Daniela Espinosa, Luis Arroyo, Daniel Kenney, Amy Lack, John Baird (page 43)

La listériose est causée par Listeria monocytogenes, une bactérie à Gram positif, anaérobie facultative, intracellulaire, en forme de bâtonnet, capable d’infecter une grande variété d’espèces. La listériose touche diverses espèces animales domestiques et sauvages, mais elle affecte plus fréquemment les ruminants. Les signes cliniques comprennent la méningo-encéphalite, la typhlocolite, l’arthrite septique et les avortements. Des cas de listériose chez les chevaux ont été rapportés dans plusieurs pays, mais il s’agit d’un diagnostic rare. Ce rapport décrit les observations cliniques, bactériologiques, histopathologiques et immunohistochimiques chez 6 poulains atteints de septicémie néonatale, chez lesquels L. monocytogenes a été isolé.

Message clinique clé :
La listériose est considérée comme rare chez les poulains nouveau-nés, mais elle doit être envisagée chez les poulains présentant une septicémie et des signes neurologiques. L’examen cytologique du liquide céphalorachidien et l’hémoculture sont essentiels au diagnostic, bien que l’isolement de L. monocytogenes soit difficile. Chez les poulains, le risque de mortalité est élevé.

Caractéristiques cliniques et résultats d’imagerie d’un hémangiosarcome médiastinal chez un chien

Michael Perkel, Byron Chong, Claire Whittaker, Kayla Ross, Jessica Lam, Arata Matsuyama, Jasmine Gu (page 50)

Un chien de race mixte mâle castré, âgé de 8 ans et pesant 29,7 kg, a été présenté en consultation pour une agitation suraiguë. Les radiographies abdominales ont révélé une légère dilatation gazeuse gastrique. Les radiographies thoraciques ont montré un léger effet de masse médiastinale caudodorsale avec un élargissement modéré du médiastin crânial et un épanchement pleural modéré. La cytologie du liquide pleural était compatible avec une hémorragie (hématocrite : 58 %). La tomodensitométrie a révélé des signes compatibles avec une pancréatite active et une masse médiastinale caudodorsale non invasive, hyperdense avant injection de produit de contraste et ne se rehaussant pas après injection, évoquant un hématome aigu d’étiologie inconnue. Le chien a obtenu son congé avec des soins de support de la pancréatite et la lésion médiastinale a été surveillée. Un mois plus tard, il a été présenté pour une réévaluation tomodensitométrique. Une masse médiastinale caudodorsale persistante, présentant des signes évocateurs d’un hématome aigu ou chronique, a été notée. Une lésion nodulaire nouvellement observée, étroitement associée à l’hématome présumé, est apparue. De plus, de nouveaux nodules pulmonaires multifocaux ont été visualisés. Ces deux observations étaient préoccupantes et évoquaient une néoplasie médiastinale caudodorsale avec hémorragie active et métastases pulmonaires. Les propriétaires ont opté pour des soins de support sans examens complémentaires. Le chien a été présenté de nouveau 3 semaines plus tard en raison d’une agitation et d’une masse sous-cutanée nouvellement observée, à croissance rapide, ce qui a finalement conduit à la décision d’euthanasie. L’histopathologie de la masse médiastinale caudodorsale était compatible avec un hémangiosarcome. Il s’agit d’un cas unique d’hémangiosarcome primaire du médiastin caudodorsal, où l’imagerie diagnostique initiale n’a révélé qu’un hématome secondaire, la lésion néoplasique primitive n’étant apparue qu’après un examen d’imagerie de contrôle.

Message clinique clé :
L’hémangiosarcome primaire doit être envisagé comme diagnostic différentiel d’un hématome médiastinal caudal. De plus, compte tenu de l’évolution des symptômes dans ce cas, un suivi par imagerie est recommandé lorsque la cause d’une hémorragie ou d’un hématome médiastinal n’est pas identifiée par l’imagerie initiale.

Articles

Renforcement de la résilience : évaluation des forces, des faiblesses et des opportunités du Système canadien de surveillance de la santé animale au sein du système d’alerte précoce en matière de santé animale du Canada

Shelby Nielson, Murray Gillies, Emma Gardner, Andrea Osborn, Doris Leung (page 58)

Contexte
La fréquence et l’ampleur des événements liés à la santé animale, notamment les éclosions de maladies infectieuses et zoonotiques, sont en hausse à l’échelle mondiale, sous l’effet de facteurs tels que l’intensification de la production animale, l’expansion des réseaux de transport et l’augmentation des interactions entre les humains et les animaux. Des faiblesses dans les systèmes de surveillance des maladies contribuent à la propagation de ces dernières, soulignant la nécessité de disposer de systèmes d’alerte précoce (SAP) robustes pour permettre des interventions rapides et prévenir les éclosions de grande ampleur. Le Système canadien de surveillance de la santé animale (SCSSA) joue un rôle important dans l’infrastructure nationale de santé animale du Canada en fonctionnant comme un « réseau de réseaux » collaboratif, pour renforcir et améliorer la surveillance, ce qui en fait un élément clé du SAP du Canada en matière de santé animale.

Objectif
Cette étude visait à i) identifier les composantes essentielles d’un SAP robuste; et ii) évaluer les forces, les limites, les opportunités et les menaces qui pèsent sur le SCSSA dans l’exercice de ce rôle.

Procédure
Une analyse exploratoire rapide de la littérature scientifique et grise a été menée à l’aide de bases de données électroniques et de ressources gouvernementales. Cette analyse a évalué les facteurs du projet de cadre stratégique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour les SAP en santé animale, notamment : i) la surveillance, ii) le suivi des risques, iii) la communication et iv) l’aide à la décision. Une analyse SWOT (forces, faiblesses, opportunités, menaces) a été réalisée afin d’évaluer le rôle du SCSSA au sein du SAP du Canada pour les menaces à la santé animale et d’éclairer les principales recommandations.

Résultats, conclusion et pertinence clinique
L’analyse souligne le rôle du SCSSA dans l’instauration d’un climat de confiance entre les parties prenantes, la promotion du partage d’information et la mise en lumière des possibilités d’améliorer l’alerte précoce en clarifiant les rôles et les responsabilités des partenaires et en intégrant des technologies supplémentaires pour améliorer l’accessibilité des données et les capacités analytiques. En cernant les forces et les axes d’amélioration du SCSSA, cette analyse vise à orienter les efforts futurs pour renforcer la capacité du Canada à prévenir, se préparer et répondre aux menaces émergentes à la santé animale.

Caractéristiques des vétérinaires porcins canadiens et implications pour le recrutement en médecine porcine

John C.S. Harding (page 70)

Objectif et méthode
Des enquêtes anonymes ont été menées auprès de vétérinaires porcins de l’Ontario et de l’ouest canadien afin d’obtenir des informations permettant d’améliorer les programmes de formation et de recrutement et d’attirer davantage de vétérinaires vers la pratique porcine. Les enquêtes portaient sur les activités des vétérinaires porcins, les facteurs d’attraction pour la médecine porcine, l’expérience liée aux porcs, la formation universitaire et la préparation à la pratique porcine.

Résultats
La plupart des répondants (30/44) avaient entrepris ou terminé des études en agriculture ou en zootechnie avant d’intégrer l’école vétérinaire, et la plupart (40/51) avaient acquis une expérience porcine avant l’obtention de leur diplôme. Soixante-dix pour cent (31/44) des répondants consacraient > 90 % de leur temps professionnel aux porcs et 70 % (31/44) travaillaient à plein temps. Les facteurs fréquemment cités par les vétérinaires s’orientant vers la médecine porcine étaient le mentorat, l’intérêt pour le métier et le désir de travailler en médecine des populations animales/des animaux de production. Le niveau de préparation à la pratique porcine était variable à la diplomation : 19 des 51 répondants se sentaient confiants mais avaient besoin de conseils ou de ressources d’experts, 8 sur 51 estimaient manquer de formation clinique et 12 sur 51 ne maîtrisaient que les principes de base. Ce niveau de préparation était corrélé (rho = 0,3; P = 0,035) au nombre de formations suivies pendant les études vétérinaires.

Conclusion et pertinence clinique
Les programmes de formation en médecine porcine destinés à l’élevage porcin commercial devraient proposer diverses opportunités d’apprentissage clinique et pratique, idéalement facilitées par des partenariats avec le secteur privé.

Comparaison des complications postopératoires et enquête de satisfaction des propriétaires concernant l’énucléation versus éviscération et pose de prothèse en silicone intraoculaire

Élizabeth De Maria, Tristan Juette, Maria Vanore (page 80)

Objectif
Cette étude a pour but de comparer le taux de complications post-opératoires et la satisfaction des propriétaires suivant une énucléation versus une éviscération avec prothèse intraoculaire (EIOP) afin de mieux documenter ces deux techniques chirurgicales dans la littérature vétérinaire.

Animaux et protocole
Une revue des dossiers médicaux de 138 chiens présentés au service d’ophtalmologie de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, Québec, qui ont subi une énucléation de 2015 à 2022 et une EIOP de 2008 à 2022 a été réalisée. Une enquête de satisfaction post-opératoire a été conduite par téléphone ou par courriel auprès des propriétaires au moment de la collecte de données équivalent à une moyenne de 4,1 ans (ET 2,1 ans) après l’énucléation et une moyenne de 11,8 ans (ET 4,2 ans) après une EIOP.

Résultats
Cette étude a révélé une différence notable dans le taux de complications selon la technique chirurgicale choisie. Il a été de 54,1 % pour l’EIOP versus 15,3 % pour l’énucléation (P < 0,001). Aucune variable testée (âge, taille, sexe, comorbidités, syndrome brachycéphale) n’a eu d’effet significatif sur le taux de complications. La durée de traitement médical suivant une EIOP s’est avérée plus longue que celui mentionné dans la littérature (0,49 ans). L’enquête auprès des propriétaires a démontré un taux de satisfaction similaire concernant le résultat post-opératoire de chaque technique chirurgicale.

Conclusion et portée clinique
Les deux techniques chirurgicales sont envisageables, mais il est important d’informer clairement les propriétaires l’investissement personnel qui peut être nécessaire pour les soins post-opératoires dans les suites d’une EIOP. Les résultats du sondage montrent que l’énucléation peut s’accompagner de résultats esthétiques acceptables pour les propriétaires avec moins de risques de complications et moins de soins post-opératoires. Ces résultats montrent que d’opter pour une EIOP reste controversé.

Rapport spécial

Priorités de l’industrie canadienne du bœuf en lien avec la surveillance de la santé et du bien-être

Joyce Van Donkersgoed, Cheryl L. Waldner, Marianne Parent, Barbara J. Wilhelm, Murray Gillies, Doris Leung (page 90)

Le Système canadien de surveillance de la santé animale (SCSSA) est un réseau collaboratif qui collige et utilise les données de surveillance pour suivre la santé animale, diminuer les impacts des maladies et établir les priorités nationales.

Des praticiens pour bovins de boucherie, des professionnels de l’industrie et des épidémiologistes vétérinaires collaborent pour établir les principales priorités en santé et en bien-être animal à surveiller au cours des 5 prochaines années dans le secteur du bœuf.

Un processus en 4 étapes avec des réunions, des sondages, et une rubrique DISCONTOOLS modifiée a été utilisé pour établir les objectifs de surveillance et prioriser les maladies et autres enjeux pour l’industrie du bœuf canadienne.

Par ordre décroissant d’importance, 18 priorités de surveillance ont été identifiées : i) utilisation des antimicrobiens (AMU) et gouvernance de la résistance antimicrobienne (AMR); ii) AMR pour les maladies bovines; iii) disponibilité et coût de l’alimentation; iv) changements règlementaires qui affectent le commerce; v) les maladies respiratoires bovines (BRD); vi) nutrition, incluant les oligo-éléments et l’eau; vii) Mycoplasma bovis/dispar; viii) les taux de mortalité (brut et spécifique de cas); ix) les pratiques d’achat d’animaux de parc d’engraissement influençant les taux de maladies; x) l’histophilose; xi) les boiteries; xii) la diarrhée néo-natale; xiii) les maladies chroniques et réforme/euthanasie en temps opportun; xiv) l’immunité et la gestion du colostrum; xv) les pratiques de gestion de la douleur; xvi) les taux de gestation; xvii) les taux de performance de croissance; et xviii) les pratiques de manipulation des bovins.

Les priorités du réseau du bœuf ont été partagées avec le réseau du bœuf du SCSSA, accompagnées d’une liste complète d’initiatives en cours et les manques de données identifiés afin d’orienter la surveillance, la recherche et les communications avec les parties prenantes, incluant celles avec les praticiens bovins.

Test éclair

(page 12)

Rubriques

Le mot de la présidente

Une prise de position sur les énoncés de position

Tracy Fisher (page 7)

Déontologie vétérinaire

(page 10)

Rapport spécial

Animal health and welfare surveillance priorities for the Canadian beef industry

Joyce Van Donkersgoed, Cheryl L. Waldner, Marianne Parent, Barbara J. Wilhelm, Murray Gillies, Doris Leung (page 90)

Groupe consultatif sur l’accès aux produits pharmaceutiques de l’ACMV

Parlons des médicaments en médecine vétérinaire

Ian Alexander (page 99)

Oncologie clinique

Radiotheranostics in veterinary oncology

Monique N. Mayer (page 105)

Ophtalmologie diagnostique

Lynne S. Sandmeyer, Marina L. Leis (page 109)

Dermatologie vétérinaire

Do you know how to minimize overdoses of chewable oclacitinib?

Kathy C. Tater, Tina Wismer, Sharon Gwaltney-Brant (page 112)

Gestion d’une pratique vétérinaire

Comprendre la différence entre les travailleurs autonomes et les employés payés à l’heure

Amy Noonan (page 116)

Annonces

Index des annonceurs

(page 111)

Annuaire des entreprises

(page 119)