Inondations en Colombie-Britannique et bien-être animal : Déclaration de l’Association canadienne des médecins vétérinaires
9 janv., 2026
Les inondations de décembre à Abbotsford, en Colombie-Britannique, ont tué 175 000 oiseaux domestiques, signalant le besoin urgent de plans de préparation aux inondations et d’intervention d’urgence qui préviennent les préjudices aux animaux ainsi qu’aux personnes.
Les animaux d’élevage, les animaux de compagnie et la faune sont des êtres sensibles qui éprouvent de la peur et de la souffrance à la suite d’inondations. La dévastation des fermes, des familles, des foyers et de l’économie commande à juste titre l’attention du public, mais la souffrance des animaux pris dans les inondations ne doit pas être négligée, d’autant plus que cette souffrance est largement évitable grâce à une planification efficace, à la préparation et à une intervention en temps opportun.
Les médecins vétérinaires sont témoins directs des conséquences profondes et souvent invisibles que les inondations ont sur les animaux. En plus de la responsabilité professionnelle de soigner les animaux touchés, les vétérinaires et les gardiens d’animaux éprouvent souvent une détresse psychologique, morale et émotionnelle importante, qui peut mener à un épuisement profond pendant et après les inondations.
Les inondations ne sont pas des événements imprévisibles dans les zones vulnérables. Lors des inondations de 2021, plus de 630 000 poulets, 12 000 porcs et 450 bovins sont morts dans la région d’Abbotsford. Chaque incident révèle de dures leçons concernant les défis d’évacuation, la vulnérabilité des infrastructures, les lacunes en matière de communication et les limites de l’intervention d’urgence lorsque le bien-être des animaux n’est pas inclus ou adéquatement couvert dans la planification des catastrophes.
L’ACMV demande à tous les paliers de gouvernement de travailler en collaboration avec les gardiens d’animaux, les planificateurs d’urgence, les groupes de l’industrie, les vétérinaires, les organismes de protection des animaux, les peuples autochtones et les communautés locales, afin de s’assurer que le bien-être des animaux soit pleinement intégré dans les plans de préparation aux inondations et d’intervention.
Une planification coordonnée, des investissements et une volonté politique permettraient d’éviter que les futures inondations n’entraînent le même bilan de souffrance humaine et animale.