LE MOT DE LA PRÉSIDENTE : Qu’a fait l’ACMV pour moi dernièrement? Permettez-moi de vous donner quelques exemples…

4 mars, 2026

Les membres du Conseil de l’ACMV se font souvent demander à quoi sert l’adhésion à l’ACMV, quelle valeur elle offre et si elle en vaut réellement la peine. Ces questions sont légitimes, car il y a plusieurs autres organisations que les médecins vétérinaires ont l’obligation ou le choix de soutenir. Il faut payer une cotisation pour adhérer à la plupart de ces organisations, et les budgets sont serrés de nos jours – il est donc important que les membres aient le sentiment d’en avoir pour leur argent. Les services et les avantages peuvent se recouper d’une organisation à l’autre, mais il convient de noter que l’ACMV offre un large éventail de programmes et de ressources que seule une association nationale forte peut proposer.

L’ACMV est le porte-parole national de la profession sur les questions importantes pour la communauté vétérinaire. Nous sommes un interlocuteur important pour les ministères fédéraux et collaborons étroitement avec Santé Canada, la Direction des médicaments vétérinaires et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Par exemple, nous avons transmis des commentaires à Santé Canada dans plusieurs dossiers, notamment au sujet de la révision proposée de la classification des antimicrobiens, des médicaments vétérinaires contenant du cannabidiol destinés aux animaux, et du retrait du diéthylstilbestrol du marché canadien. Nous rencontrons régulièrement l’ACIA pourdiscuter de la lutte contre les maladies à l’échelle nationale et pour communiquer les préoccupations de nos membres concernant les actions et les politiques de l’ACIA.

Nos activités de défense des intérêts de la profession auprès du gouvernement fédéral constituent un autre élément clé de nos initiatives. Au cours des deux dernières années, nous avons rencontré plus de 50 députés, sénateurs et hauts fonctionnaires afin de leur présenter trois demandes prioritaires :

  • Augmenter les effectifs par des investissements dans les infrastructures vétérinaires (notamment par la création d’un centre national d’examen pour l’évaluation des médecins vétérinaires formés à l’étranger) et par un projet pilote visant à dispenser les professionnels vétérinaires souhaitant s’installer au Canada de l’étude d’impact sur le marché du travail.
  •  Maintenir et garantir la disponibilité des médicaments
    vétérinaires essentiels afin de protéger la santé et la sécurité du public, la santé et le bien-être des animaux, ainsi que la sécurité alimentaire et l’innocuité des aliments.
  •  Prévoir un financement ciblé pour soutenir des programmes de santé mentale destinés aux professionnels
    vétérinaires.

L’ACMV est également le porte-parole des médecins vétérinaires canadiens auprès de diverses organisations internationales, notamment l’Organisation mondiale de la santé animale, et plusieurs associations de médecine vétérinaire partout dans le monde. Ces relations permettent aux médecins vétérinaires canadiens d’être au courant des tendances mondiales en matière de réglementation vétérinaire et de santé et de bien-être des animaux, ainsi que des changements politiques susceptibles d’avoir des répercussions sur le transport et le commerce des animaux. Les partenariats avec les associations d’autres pays sont essentiels pour éclairer les politiques gouvernementales sur des questions telles que l’accès aux médicaments, la vaccination, le bien-être animal et les maladies émergentes.

L’ACMV est aussi le principal point de contact pour les médias qui souhaitent obtenir une perspective vétérinaire. Nous nous efforçons de répondre rapidement et de fournir les renseignements nécessaires, en consultant des experts au besoin. Heureusement, grâce aux membres de ses comités et à ses bénévoles, l’ACMV peut compter sur un grand nombre de personnes talentueuses et compétentes. Pour les questions d’actualité complexes, comme la grippe aviaire chez les autruches ou les préoccupations concernant les bélugas à Marineland, un comité spécial peut être mis sur pied afin de rédiger une réponse qui reflète un point de vue national réfléchi.

Le Bureau national des examinateurs (BNE) est un service essentiel fourni par l’ACMV, mais il agit indépendamment de l’ACMV et est supervisé par un conseil d’administration composé de membres sélectionnés par les associations régionales de médecine vétérinaire de tout le Canada afin de garantir un apport diversifié et équilibré. Le BNE est responsable de la gestion de l’examen nord-américain d’agrément vétérinaire (North American Veterinary Licensing Exam ou NAVLE), de l’évaluation chirurgicale préliminaire (Preliminary Assessment Exam ou PSA) et de l’examen des compétences cliniques (Clinical Proficiency Exam ou CPE), et délivre le certificat de compétence nécessaire pour obtenir un permis provincial d’exercice de la médecine vétérinaire. L’année dernière, l’ACMV a beaucoup investi dans le BNE pour une analyse psychométrique des processus du BNE et un audit et une analyse de l’examen des compétences cliniques, en collaboration avec ses homologues américains.

Enfin, l’ACVM offre d’autres ressources utiles dans le cadre de ses initiatives en matière de bien-être, de ses partenariats avec des assureurs qui offrent des rabais aux membres, de son programme de gestion des affaires, de ses revues, de son congrès annuel et d’un vaste éventail d’activités menées par les comités sur le bien-être animal et sur les enjeux nationaux. Bien que certains de ces services soient aussi offerts par des associations provinciales, en particulier dans les grandes provinces, l’ACVM demeure un fournisseur essentiel de services dans plusieurs petites provinces. J’espère avoir réussi à vous convaincre de la valeur de l’ACMV. Nous prenons nos responsabilités à cœur et nous travaillons fort pour offrir des services et des ressources à tous nos membres, partout au Canada. Nous avons besoin de vous pour poursuivre notre mission; ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses.

–Tracy Fisher