Information générale

Le génotype B3.13 est responsable de la plupart des cas recensés chez les bovins laitiers aux États-Unis.

Le génotype B3.13 n’a pas été détecté chez la volaille ou les bovins au Canada, ni chez les oiseaux migrateurs sauvages. Le génotype D1.1 est le génotype prédominant chez les oiseaux migrateurs.

Génotype

État

Date de signalement

Référence

B3.13

Texas

Mars 2024

Federal and State Veterinary, Public Health Agencies Share Update on HPAI Detection in Kansas, Texas Dairy Herds | Animal and Plant Health Inspection Service

D1.1

Nevada

31 janvier 2025

APHIS Confirms D1.1 Genotype in Dairy Cattle in Nevada | Animal and Plant Health Inspection Service

D1.1

Arizona

13 février 2025

APHIS Identifies Third HPAI Spillover in Dairy Cattle | Animal and Plant Health Inspection Service

D1.1

Wisconsin

14 décembre 2025

Update: Genetic Sequencing Results for Wisconsin Dairy Herd Detection of Highly Pathogenic Avian Influenza

Le délai entre la soumission des échantillons et l’obtention des résultats dépendra des délais d’expédition, des heures d’ouverture, et du laboratoire auquel les échantillons sont envoyés. Le délai peut aussi varier en fonction de la raison du test (cas suspect versus contrôle sanitaire, par exemple). En cas de suspicion de maladie, les résultats sont généralement disponibles dans les 24 heures suivant la réception des échantillons au laboratoire.

Pour trouver un laboratoire : Laboratoires de diagnostic vétérinaire agréés par l’ACIA – inspection.canada.ca

Les échantillons de lait sont prélevés dans les camions qui livrent le lait aux transformateurs qui participent au programme, ce qui soulève les deux grandes incertitudes suivantes :

  • Couverture géographique de la collecte du lait – On ne sait pas exactement auprès de quelles fermes chaque transformateur s’approvisionne, et leurs fournisseurs changent parfois au fil du temps. Les organismes de mise en marché du lait passent en revue la liste des transformateurs inclus dans le programme afin d’assurer une bonne couverture géographique.
  • Troupeaux échantillonnés – Les itinéraires de collecte changent souvent, et un même numéro de circuit peut desservir différentes fermes.

Les jours de prélèvement sont aléatoires afin de couvrir différents itinéraires, mais ce n’est pas un processus systématique et certaines fermes peuvent être testées plusieurs fois. Les fermes qui approvisionnent des transformateurs qui ne font pas partie du programme ne sont pas testées du tout.

Déclaration

Des échantillons peuvent être envoyés pour analyse même si l’IAHP figure au bas de la liste des diagnostics possibles. La gestion des demandes d’analyse peut varier selon les provinces, et il est possible qu’on vous contacte pour obtenir des renseignements complémentaires. Informez-vous auprès des autorités provinciales compétentes pour connaître les détails du processus en vigueur dans votre province.

Biosécurité et régie de troupeau

  • En règle générale, les bonnes pratiques de biosécurité consistent à isoler les animaux malades et à affecter du personnel et du matériel consacrés exclusivement à la prestation de soins à ces animaux.
  • Cependant, il est impossible de savoir quels bovins sont susceptibles d’excréter le virus en se fiant uniquement aux signes cliniques; par conséquent, l’isolement des bovins qui présentent des signes cliniques ne suffira pas à enrayer la propagation dans un troupeau.
  • Des rapports anecdotiques des États-Unis laissent présumer qu’une fois que le virus est présent dans une ferme, il se propage dans tout le troupeau et finit par infecter tous les animaux, même si des mesures de précaution ont été prises.

  • Des soins de soutien (AINS, fluidothérapie) sont recommandés. Certains producteurs américains ont considéré le résultat positif d’un test effectué sur le lait de leur réservoir de lait en vrac comme un avertissement les incitant à se préparer à prendre en charge un certain nombre de vaches malades (c’est-à-dire à mobiliser le personnel et les ressources nécessaires).
  • Comme toujours, les périodes de retrait s’appliquent et le lait des vaches malades ne doit pas être envoyé dans le réservoir de lait en vrac.

Les bovins des troupeaux affectés font l’objet de restrictions de déplacement, mais les animaux peuvent être réformés pendant que le troupeau est considéré comme affecté (pendant la flambée de cas).

  1. Abattage à l’abattoir
    • Les animaux en bonne santé peuvent être envoyés à l’abattoir à condition que l’abattoir en soit informé par écrit et que les conditions requises par l’abattoir soient respectées.
    • Par exemple, les conditions applicables dans un abattoir fédéral sont les suivantes :
      • notification écrite transmise à l’abattoir;
      • test négatif pour les bovins en lactation;
      • absence de signes cliniques;
      • ségrégation à l’abattoir.
    • Les conditions applicables dans les abattoirs provinciaux peuvent varier – renseignez-vous auprès des autorités provinciales compétentes.
  1. Euthanasie à la ferme : la gestion des animaux morts peut être réglementée, et les options peuvent varier d’une province à l’autre.
  2. Continuer à s’occuper du troupeau jusqu’à ce qu’il ne soit plus considéré comme atteint et qu’il n’y ait plus de restrictions pour l’envoi des animaux à l’abattoir (le délai peut être plus long que d’habitude).
  3. D’autres options peuvent être possibles dans certaines provinces.

  • Du point de vue de la réglementation nationale, les restrictions de déplacement imposées à un troupeau affecté par l’IAHP ont pour objectif de limiter la propagation du virus.
  • Les plans provinciaux définiront ce qui est acceptable en vertu de cet objectif et pourront prévoir des exigences en matière de dépistage ou des conditions à remplir pour autoriser les déplacements.
  • Sur le plan fédéral, même si les animaux sont autorisés à quitter un troupeau infecté, ils ne peuvent pas être exportés vers les États-Unis dans les 60 jours suivant leur dernière exposition au troupeau infecté.

Rien dans le plan d’intervention en cas d’IAHP chez les bovins laitiers n’empêche l’introduction d’animaux. Les plans provinciaux peuvent varier.

  • Le lait rejeté ne doit pas être versé dans le réservoir de lait en vrac, conformément aux normes habituelles de l’industrie. Le lait rejeté non traité ne doit pas être donné à d’autres animaux, y compris aux veaux.
  • La pratique exemplaire en matière de gestion du lait rejeté consiste à soumettre le lait à un traitement thermique à la ferme à des températures équivalentes à celles de la pasteurisation. Toutefois, étant donné que cette pratique peut s’avérer impossible pour diverses raisons, les plans provinciaux peuvent prévoir des solutions de rechange conformes aux objectifs nationaux visant à confiner le virus et à prévenir toute propagation.

  • À moins que le lait rejeté non traité ne soit déversé dans une fosse à fumier, il n’existe aucune exigence fédérale imposant aux provinces de contrôler le fumier.
  • Cependant, étant donné que du lait non traité risque d’être déversé dans une fosse à fumier avant la détection du cas positif au sein du troupeau, il faut s’attendre à ce qu’il y ait des mesures appliquées à la fosse à fumier dans la plupart des fermes affectées pendant au moins 60 jours lorsque la température quotidienne moyenne est de 4 °C ou plus.
  • Le délai de 60 jours commence à compter du lendemain du dernier ajout de lait non traité dans la fosse à fumier.

  • À l’heure actuelle, il n’y a aucun vaccin approuvé contre l’IAHP chez les bovins laitiers au Canada.
  • Il existe aux États-Unis des vaccins qui font l’objet d’une homologation conditionnelle.
  • Aux États-Unis, les bovins laitiers ne sont pas vaccinés pour des raisons économiques et politiques.

  • Des restrictions de déplacement s’appliquent aux troupeaux affectés (c’est-à-dire pendant l’épidémie).
  • Une fois qu’un troupeau n’est plus considéré comme étant affecté, il n’y a pas de réglementation nationale visant à empêcher le déplacement des animaux.
  • Toutefois, les bovins provenant d’un troupeau affecté ne peuvent pas être exportés pendant une période de 60 jours à compter de la date à laquelle le troupeau a été considéré comme n’étant plus affecté.

Mesures de soutien et d’aide financière

  • Les producteurs touchés subissent généralement des pertes financières dues à la diminution de la production laitière, au traitement des bovins malades, à la réforme précoce des animaux, à l’impact sur la reproduction et à la mortalité.
  • L’ACIA n’accorde aucune indemnité ou aide financière aux producteurs touchés, car le programme de réponse à l’IAHP dans le secteur laitier n’impose pas l’abattage d’animaux ni la destruction de matériel.
  • Certains programmes d’AAC pourraient être disponibles. Comme la plupart de ces programmes sont gérés par les autorités provinciales, les producteurs devraient contacter ces dernières directement pour mieux comprendre les mesures de soutien proposées.
  • Les producteurs peuvent se renseigner auprès des autorités provinciales compétentes, des groupes de l’industrie ou de leur assureur pour savoir si d’autres mesures d’aide sont accessibles.